Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
avatar
Leader Staff
Leader Staff
Date d'inscription : 23/08/2011
Messages : 4341
Age : 20
Localisation : Nul part et sûrement ailleurs

Informations InGame
Prénom_Nom: Jason Hawks
Voir le profil de l'utilisateur

Jason Hawks - [Livre III "Rising"] - 1e Partie - Why do we fall ?

le Mar 17 Oct 2017, 22:54


"Après une chute, la logique voudrait que l'on se relève. On dit souvent que d'une mauvaise chute peut renaître un Homme nouveau... Mais est-ce vraiment une bonne chose ? De mon expérience personnelle, j'aurais préféré ne jamais avoir eu à tomber..."






"Sometimes we can fall". Ca sonnait plutôt bien à la situation depuis un moment déjà. Un combat mené sur la base d'un mensonge que je n'arrivais ni à comprendre, ni à en distinguer ses limites. Et pourtant, ce combat n'avait pas prit fin ce soir là à Downtown... Il n'avait fait que s'étendre sur un champ de bataille plus vaste, à travers l'esprit d'un corps torturé. Voila une bien belle épave en mer agitée qui continuait de flotter par la magie de sa détermination. L'image que je me faisais était belle... L'image que j'avais sous les yeux l'était un peu moins...

Un corps gisant au sol, un second qui cherchait à s'enfuir, rampant, en laissant derrière une longue traînée rouge. Et un sourire de plus sur mon visage, tandis que je brandissais fièrement ce 44 Magnum du bout d'une main bandée, rouge de sang. Je me grattais l'arrière du crâne, avançant vers ce type comme un ange de la mort pourrait venir cueuillir son prochain client. Il se débattait pour fuir dans ce couloir, jouant au décorateur d'intérieur en repeignant le mur de ses mains pleines de sang... A moins qu'il ne cherchait juste qu'à s'appuyer contre les paroies pour s'aider à avancer. Il gémissait comme la victime qu'il était, continuant de regarder derrière lui l'ombre qui la suivait d'un pas lent... Moi... Me contentant de siffloter en penchant la tête, changeant de point de vue sur la détresse de cette misère humaine.

"Je sais pas ! Je sais pas !
- Alors qu'est ce que tu fou ici si tu sais pas ?
- Je n'sais pas où il est !
- Oooh... Donc t'es juste là pour me tuer ?
- Pitié...
- Ca fait bien longtemps que j'ai oublié le sens de ce mot."


Il suppliait en versant toutes les larmes de son corps, tandis que sa jambe ouverte continuait de saigner. Il pleurait et j'en riais, lui qui n'aurait pas hésité un instant à me mettre trois balles dans la tête, et dans celle de mon gosse si j'en avais un.

"Où est Kaulins ?
- T'es le pire flic de...
- Attends... Tu vois encore un badge à ma ceinture ?"


Et force est de constater qu'il n'y était pas. Il n'y a pas de doutes, la comission suit bien son protocole... J'étais encore libre, mais évidemment, mon badge n'était plus le mien, jusqu'à la fin de l'enquête du moins... J'avais fait le choix de sacrifier mon badge pour une quête stupide dont j'ignorais le contenue et le contexte. J'étais à deux doigts de passer du meilleur flic de la ville à ennemi public numéro un... Un bel exemple d'expérience sociale par Fitzermann... Et le FBI s'en frottait tout autant les mains, bien que leur peur d'une déviance imminente de ma part était évidente. Et au travers d'une guerre invisible entre le bien et le mal qui perdaient toutes définitions au fil du temps, je continuais de quémander une réponse, moi qui n'obtenait que des supplications. Je venais peu à peu perdre patience... Si j'avais un coeur, j'aurais probablement appelé les secours pour ce connard impétueux qui avait décidément l'intention de me faire la peau avant de se retrouver une jambe coupée en deux dans toute sa longueur...

"Kaulins... Il est où ?
-J'en sais r..."


Une détonation... Une fois de plus... Finalement, j'avais un coeur... Celui d'une personne qui venait répondre à des prières... Dommage que ce soit celui du Diable.







Chapitre I.I.:

"Vendetta orchestrée par le chef du LAPD! Oak Spring en sang!", "Une nouvelle investigation fini en bain de sang sur Downtown." "Qui est réellement Jason Hawks ?" Les articles défilaient les uns après les autres au fil des mois, le long d'une enquête qui prenait de plus en plus de place dans ma vie, et dans les médias... Noël avait été mon coup de folie, les six mois suivant n'en furent que les échos. Fatalement, l'inévitable me tombait sur la gueule faisant de moi le second parfait exemple du "Sometimes we can fall" tout droit sortit de la bouche de n'importe quel Fitzermann. L'ironie... Je n'aurais jamais espéré finir comme ce bon vieux Shawn Hayes, et pourtant me voila dans une situation encore plus marquante.

On en était finalement à la conclusion d'un chapitre de ma vie. Il fallait maintenant rendre des comptes. La suite logique d'événements suivant le principe de causes à effets. J'avais été trop loin pour reculer, mais maintenant que j'étais au bout, il fallait bien assumer les conséquences. Et je réécoutais ce message de Tia comme une apparition divine... Il tournait en boucle sur mon téléphone, et dans ma tête, jusqu'à ce que les dernières larmes que je puisse verser ne soit finalement qu'en mémoire de ce que je n'aurais jamais. C'est quand on perd quelque chose qu'on se rend compte de sa valeur. Et sous mes yeux, un 44 Magnum que je m'amusais à faire tourner sur cette table basse. Il y avait bien plus de place depuis que l'insigne du LAPD n'en monopolisait plus le centre. Et l'arme voltigeait sur la table, remuant le doux parfum d'une bouteille de whisky de bonne date. La télévision ne m'avait jamais parru aussi intéressante et déprimante, alors que les seuls mots qui sortaient de la bouche des journalistes étaient un mixage entre mon nom et le Diable. Elle venait s'approcher de moi... Je ne l'avais pas vraiment entendu entrer. Des acouphènes un peu trop marqués par les multiples coups de feu d'une semaine de folie, et un taux d'alcoolémie à en faire changer la composition sanguine. Elle s'asseyait à côté de moi, desserrant une cravate déjà mal nouée, dans ce qui semblait être un prêt à porter ridicule, mais qui au moins lui coûterait moins cher en cas de trouant béant apparaissant mystérieusement suite à une détonation imprévue. Elle m'arrachait la bouteille des mains pour en boire une gorgée, venant poser son insigne du FBI sur la table.

"Vous m'offrez un verre ?
- Nah... Cette offre a expiré depuis quelques temps déjà..."


Je reprenais ma bouteille aussitôt, comme le parfait connard que je faisais, juste avant que ses lèvres ne se dépose sur le goulot de la bouteille, avant d'en boire une longue gorgée. Elle se contentait de me fixer désespérément avant de s'affaler dans le fond du canapé. Moi, je continuais de jouer avec cette arme sans prêter attention à elle. Elle venait l'attraper en me lançant un regard un peu moins sympathique, la gardant hors de portée de ma main tremblante, trop atteinte par les effets néfastes et purement recherchés de la quantité de whisky ingérée.

"Rendez moi ça machin.
- Hors de question...
- Qu'est ce que vous m'voulez hein ? Vous voulez pas retourner dans votre département de psychologue flic 2.0 ?
- J'y retournerais quand cette enquête sera fini.
- Franchement, vous avez rien d'autre à foutre que faire chier un flic qui n'a fait que son travail ?
- Deux massacres en deux jours... Vous appelez ça faire votre travail ?
- C'était y a quelques mois... Y a prescription.
- Mmh...
- Je n'y peux rien si ils ont la gâchette facile.
- Et vous ?"


Elle n'avait pas forcément tord. Et je venais soupirer longuement, laissant cette demoiselle faire son speech, quitte à m'en faire exploser la cervelle.


Chapitre I.II.:

"Trop utile pour finir dans une cellule et trop con au point de se jeter dedans.
- Eh beh, dire qu'il vous a fallu un diplôme en psychologie pour arriver à cette conclusion... votre vie doit être génial Machin.
- Je vous emmerde Hawks... Et mon nom est...
- Je m'en branle."


Et dans un élan de frustration, de haine, entrecoupé d'un soupir trop long, elle rétorqua naturellement:

"Allez vous faire foutre."

Voila une femme comme je pouvais les apprécier. Et si je n'étais pas secrètement amoureux sans avoir la capacité d'aimer d'une certaine Tia, je pourrais me jeter sur cette femme. Elle prenait un air froid... Elle n'était pas venu pour boire du whisky ni pour me motiver à bouger mon cul de ce canapé qui avait eu tout le temps d'en prendre la forme. Et je continuais de l'écouter me rabaisser de son air quasi-Fitzermannien.

"Bon le cornetto.. Vous m'expliquez ce que vous me voulez ?
- Juste finir cette enquête.
- Vous me l'avez déjà dit ça...
- Je viens vérifier que vous ne faites pas de connerie supplémentaires..."


Elle regardait autour d'elle, un passage de main sur une mèche rebelle, avant qu'elle ne finisse par croiser du regard l'article du journal avec comme sujet l'explosion de l'appartement de Kaulins.

"Vous ne cherchez pas Kaulins ?
- Pourquoi je le ferais ?
- C'est votre coéquipier...
- Ah... Non... Je ne le cherche pas.
- Mais vous avez prévu de le faire... N'est ce pas ?
- M'eh..."


Oui... Mais j'avais envie de provoquer Dieu en utilisant l'un des sept péchés capitaux qu'est la paresse. Ou peut être aussi parce que le retrait de mon badge et la médiatisation récente des événements me laissaient beaucoup moins de chances de manoeuvrer une enquête qui n'avait encore rien d'officiel pour le LAPD, et dont le FBI s'était aussitôt emparée. Et pourtant, elle aurait pu avoir tout son intérêt, tout en restant dans ma propre satisfaction.

"Bon... Vue que vous êtes toujours aussi aimable... Je vous laisse ça. Au cas où l'idée de parler vous viendrait à l'esprit..."

Elle jetait une carte de visite sur la table. Elle y avait inscrit une adresse provisoire et son numéro de téléphone. Et avant de repartir, le badge remit à la ceinture, elle me confisquait de nouveau une trop longue gorgée de whisky. Je reprenais la bouteille, en la voyant s'éloigner, revenant m'abrutir devant le son d'une télévision qui ne faisait que détruire l'image peu recommandable que j'avais depuis tant d'années.


Chapitre I.III.:

Mon arme reprenait sa ronde, et mon whisky sa circulation le long de l'oesophage. J'observais longuement cet article de journal. On m'avait dit de poser des questions à Kaulins, et on m'annonce maintenant que son appartement explose. Deux bonnes raisons de chercher celui qui, définitivement, employait de la même manière que moi la loi de Murphy, et qui, toujours comme l'étrangeté que j'étais, restait increvable malgré le nombre de balles évidents qui pleuvaient autour ou sur lui. A vrai dire, j'aurais du me douter de son implication... Il était proche de Kaya, et cachait bien des choses. Mais je me voyais mal le traquer comme le reste des anglais que je chassais. Pourtant, il ne me restait pas vraiment d'autres choix, à part sombrer dans une petite maison de campagne à vider des tonneaux complets de whisky.

Je relevais la tête, jetant la bouteille trop peu remplie au sol... La direction de la salle de bain était probablement la bonne, tandis que le miroir reflétait l'image d'un homme en perdition... Un sauvage dont la chevelure et la barbe donnaient un regard bien trop sombre et profond. Pour une fois, l'image restait nette et complète. Le miroir était neuf... Et je n'avais pas vraiment envie de dépenser mon budget en péril dans un morceau de verre réfléchissant. Alors je m'abstenais de détruire mon poing une fois de plus, me contentant des cisceaux et de la tondeuse pour redonner au moins un semblant d'humanité à mon corps meurtrie. La nouvelle image qui en ressortait donnait un soupçon d'espoir à ce regard déjà perdu.

Nouveau visage, bien que les cicatrices, elles, ne disparaissaient pas, et que mes acouphènes permanent continuaient de me frapper le crâne lorsque l'envie leur prenaient de revenir. Nouveaux bandages, bien que les douleurs continuaient de me lancer des signaux d'alertes d'un point de rupture dont je m'étais éloigné avec le repos... Mais pas suffisamment. Nouvelle chemise et nouveau jean... Ouais... A savoir combien de temps ces vêtements resteront dans un état potable. Je savais que je repartais dans les emmerdes... Je n'en avais pas envie... Tout en semblant en avoir besoin. Cette nana du FBI avait joué un rôle qu'elle n'espérait probablement pas. Au contraire de me restreindre à rester chez moi à ne rien faire de cette enquête, elle venait tout juste de me remotiver à la continuer. Ca allait sûrement les énerver... Ca m'était bien égal. Enfin... Ca aurait pu, si j'oubliais le fait que reprendre cette enquête dans ma situation était complètement illégale. Je sortais de la salle de bain, attrapant quelques munitions et mon 44, observant la télé défilé sa propagande. Un témoignage d'une femme d'un quartier déplorable dont le nom m'échappait sur l'instant:

"Jason Hawks a tué mon fils il y a 7 ans... "

Les médias aimaient bien ce genre de manipulation... Utiliser les pauvres gens dont les vies ont été détruite par mes actes, sans jamais parler de celles sauvées... Et je reconnaissais son visage... Et son expression. La même que sept ans auparavant. Et je me souviens surtout du visage de l'autre mère de famille qui me remerciait comme une divinité d'avoir sauvé sa fille d'une fin sûrement pire que la mort... Et c'est en revoyant ce genre de choses et de souvenirs que je me demandais si, au fond... Je n'étais pas moins atteint que je voulais bien le laisser paraître. Ca me rappelais le genre de condition que j'ai toujours suivit. J'étais le genre de type à jouer le héro dont le seul but était de passer pour un paria. Et c'est toute ma carrière qui défilait devant mes yeux à cette simple idée... Le début, les enquêtes, Kaulins, Tia... J'ai toujours été comme ça avant de sombrer dans une espèce de spirale infernale après une expérience sociale de Fitzermann. La question étant de savoir ce que j'étais maintenant. Finalement, je braquais le 44 vers la télé...

"Merde... Le budget... "

Je lâchais un profond soupir, me contentant d'éteindre la télé, enfilant l'arme dans son étui et rejoignant la sortie de la maison, l'article de journal en main... La traque de Kaulins commençait ainsi... Dans la mauvaise humeur mais sans balles... Pour une fois... Pour l'instant.






Chapitre II.I.:

Noël avait été long... Et cet été se prêtait au même scénario. Je roulais en direction de la ville. Ca faisait bien quelques temps que je n'y avais pas mit les pieds. Il faut dire que ma réputation avait rapidement prit une mauvaise posture et que ma simple vue faisait dévier n'importe quel étranger qui me voyait dans la rue. Et pourtant, je me dirigeais tout droit au coeur du problème, en direction de Pershing Square. Je n'étais plus flic, mais ça ne m'empêchait pas de réfléchir et d'agir plus ou moins comme tel, même si l'enquête interne commençait à se faire assez longue. Sûrement parce qu'il y avait des années de service à éplucher. Finalement, l'affaire sur Downtown et dans l'Oak Spring n'étaient que la cascade qui avait fait exploser le vase. Ca faisait bien longtemps que l'on m'avait dans le viseur... Mais j'étais trop essentiel au service.

Et c'est sur ces bonnes pensées que j'arrivais finalement à destination... Le poste était au coin de la rue, et l'appartement de Kaulins semblait avoir une belle vue sur le parking. Je regardais un instant autour de moi la rue bondée de gens, tandis que les patrouilleuses rentraient et sortaient du poste. J'attrapais l'article de journal... L'explosion avait eu lieu il y a quelques jours. L'avantage avec ce genre de chaos, c'est que les flics étaient au première loge pour voir le feu d'artifice. L'inconvéniant, c'est qu'ils sont tous tellement nul que ni Kaulins, ni l'artificier n'ont été retrouvé. Et fatalement, ce n'était pas à moi qu'on allait demander de l'aide. Les coïncidences n'existent pas dans ce métier... Surtout pas dans nos vies... Sauf exception. Mais j'arrivais à me convaincre que si j'avais foutue le bordel, et si Kaulins retournait dans les emmerdes... Il y aurait forcément un moment où les deux histoires finiraient par se lier. Je n'avais pas vraiment envie de connaître l'impact d'un tel scénario... Mais il était un peu tard pour revenir en arrière. Encore une belle preuve de causes à effets.

Je sortais lentement du véhicule, rentrant dans l'immeuble. Tout semblait en ordre... Il fallait bien dire que Pershing Square n'était pas un quartier malfamé, et, en y repensant, c'était tant mieux pour les criminels... Je gravissais rapidement les marches, arrivant jusqu'à l'appartement de Kaulins, les deux mains dans les poches, enfilant une paire de gants... Ca me donnait l'impression d'être un criminel... Je ne suis pas sûr que la police scientifique soit bien d'accord pour qu'un flic en examen intervienne sur leur scène de crime... Ca ne m'empêchait pas de le faire, tant qu'ils ne le savaient pas. Et c'est ainsi que je franchissais cette petite bande jaune 'Do not cross', censé convaincre une personne lambda de ne pas franchir la ligne... Idée de merde...

Je me contentais d'entrer dans l'appartement, en piteux état, m'arrêtant au milieu de la pièce avant d'observer autour de moi. Il ne restait pas grand chose, si ce n'est des murs carbonisés, un canapé en mauvais état, et un bar détruit pour ma plus grande détresse émotionnelle. Je m'approchais de celui-ci en soupirant, éparpillant les morceaux de verres avec mon pied avant d'allumer ma lampe torche... On aurait pu croire que je cherchais des indices... Finalement, je me contentais de ramasser une bouteille de whisky à moitié brisée, et dont la simple expiration d'air de mes poumons aurait fini de la réduire en miette... Sûrement l'une des bouteilles fétiche de Kaulins, qu'il n'aura même pas l'occasion de boire. Moi, j'en prenais le risque, vidant le peu qu'il restait dans cette bouteille qui ne savait pas si elle devait rester en un morceau, après avoir survécu miraculeusement à une explosion. Finalement, elle eut sa réponse lorsqu'elle entra en contact avec le sol, tandis que mon regard se portait de nouveau sur le reste de l'appartement... Et j'en étais arrivé à la conclusion suivante:

Kaulins n'était pas très bavard en toutes circonstances... Il l'était encore bien moins quand il n'était pas là.

Chapitre II.II.:

Vide... Sans intérêt. Chercher Kaulins, c'était un peu comme chercher Hayes en pleine nuit, à pied, dans tout l'Etat, pendant ses moments de crises justicières. Autant dire impossible, et l'appartement n'apportait aucun indice. Difficile de retrouver la trace d'un homme qui avait compris que pour comprendre les criminels, il fallait en être un. A moins que son décorateur d'intérieur ne soit tout aussi malin que lui, je pouvais probablement trouver des indices... Pas de bol... Son décorateur intérieur était aussi malin que lui. Je me retrouvais au début d'une chasse à l'homme dont la première piste était déjà la dernière... Rien ici ne pouvait me permettre de mettre la main sur Kaulins.

Je m'approchais de la fenêtre, fixant les patrouilleuses faire leur petites danse à travers le parking du poste de police. Kaulins avait une belle vue sur ceux qui sortaient, content de faire leur job, et ceux qui rentraient, exténués d'une ville en perdition... Et il voyait bien ceux qui ne rentraient pas toujours. C'est le genre de spectacle qui nous rappelle la ville de dingue dans laquelle on vit. Je venait rejoindre le canapé, m'asseyant sur ce qu'il en restait, fixant la bouteille de whisky tombé au sol, au pied d'une table basse définitivement trop proche. Je réfléchissais un instant, à me demander dans quelle genre d'emmerdes pouvait bien se mettre Kaulins. Dans la foulée, j'attrapais mon téléphone par réflexe, revenant sur les messages de Tia, fixant le numéro un long instant... Je pouvais l'appeler, j'aurais du l'appeler. Devais-je l'appeler ? Et finalement, j'eu le genre de réponse attendu lorsque des bruits de pas se faisaient entendre, en approche de l'appartement. Rapidement, je rejoignais le cadre de la porte, prêt à en découdre avec ceux qui n'avaient rien à faire ici... Mauvaise interprétation dû à une ouïe complètement désastreuse. Le premier venait tomber au sol d'un coup que je lui assénais par surprise, échappant son arme, tandis que le second se jetait sur moi.

Et un combat encore acharné s'engagea entre moi et un type un peu trop impétueux. Il venait brandir un couteau qu'il ne tarda pas à élancer en direction de ma poitrine, jusqu'à ce que je la dévie dans mes côtes, me laissant un répit douloureux pour lui asséner un vilain coup au visage. La lame retirée, je venais sauvagement lui trancher la jambe dans toute sa longueur, lui qui rampait déjà vers l'arme de son camarade de jeu. Une giclée de sang dû à une très sale coupure, tandis qu'il criait. Le concierge avait beau être sourd, même lui avait dû entendre ce pauvre type dans son agonie. Je me rejetais en arrière, laissant la lame dans la plaie, dégainant le 44 Magnum, avant de tirer à l'aveugle trois balles dans le torse du second qui s'était lui aussi relevé, prêt à ramasser l'arme à son tour. Je soupirais longuement, d'une respiration plus que haletante, tandis que ma chemise venait rapidement se teinter de rouge au niveau des côtes. La blessure n'était pas vraiment joli à voir, pas plus que le plafond calciné dans lequel mes yeux vides venaient plonger le regard.

Trois coups de feu de 44 Magnum et un homme continuant de crier en espérant que Dieu l'entende du haut de son nuage. Pour ce qui est de la discrétion, on repassera... Il se relevait, sortant de l'appartement, en s'appuyant contre les murs. Il n'avait même pas eu la force d'attraper l'arme... Quand un humain est menacé de la sorte, la fuite reste son instinct de survie le plus efficace... Se tenant la jambe, on pouvait l'entendre avancer à trois étages en dessous. Un bon tappage diurne, accentué par son corps s'effondrant au sol et ses cris de douleur. Moi, je restais là, avant de me relever, main sur le côté, finissant se salir mes bon bandages aux mains, et d'ajouter une nouvelle blessure à ma collection. Je reprenais le 44 de cette main, laissant le sang en imprégner la cross, tandis que ma main libre servait de pression à la plaie... Je marchais, lentement, riant de la situation. Je n'avais pas commencer mon enquête personnelle qu'on avait déjà essayer de me tuer.

Finalement, la loi de Murphy n'avait toujours pas eu son compte.

Chapitre II.III.:

J'approchais de cet homme, posant un pied sur cette jambe ouverte à vif. Il criait, bien naturellement. J'aurais pu rire, si j'en avais l'humeur... Et non, il fallait bien admettre qu'on ne rit pas dans ce genre de situation... Ou presque.

"Où est Kaulins ?
- Je sais pas !
- Comment ça... "


Deux hommes à l'accent bien européen qui franchissaient la porte d'un appartement qui avait explosé quelques jours auparavant. Voila une parfaite définition du mot coïncidence dans son paroxysme le plus total. Ca en devient tellement absurde à ce point que c'était tout, sauf une coïncidence.

"Alors ?
- Je sais pas ! Je sais pas !
- Alors qu'est ce que tu fou ici si tu sais pas ?
- Je n'sais pas où il est !
- Oooh... Donc t'es juste là pour me tuer ?
- Pitié...
- Ca fait bien longtemps que j'ai oublié le sens de ce mot."


Il suppliait en versant toutes les larmes de son corps, tandis que sa jambe ouverte continuait de saigner. Il pleurait et j'en riais, lui qui n'aurait pas hésité un instant à me mettre trois balles dans la tête, et dans celle de mon gosse si j'en avais un.

"Où est Kaulins ?
- T'es le pire flic de...
- Attends... Tu vois encore un badge à ma ceinture ?"


Effectivement, son regard appeuré prenait une toute autre dimension lorsqu'il vit que la seule chose qui accompagnait ma ceinture était le holster du gros calibre que je tenais du bout de ma main droite. Et finalement, la balle dans la tête qui s'en suivit me donnait à réfléchir. J'aurais pu laisser ce type vivant... Après tout, il allait difficilement pouvoir me tuer dans cet état. Mais les événements précédents et la loi de Murphy ayant une légère tendance à être collé à moi m'a donné la raison nécessaire à l'utilité de cette balle. Il serait revenu... Et j'aurais du le tuer. Finalement, ça aurait été une perte de temps pour lui. On peut dire que je lui ai rendu service, d'une certaine manière. Et je repartais, la conscience moins lourde, en me disant que lui, au moins, ne reviendra pas me faire chier. Je rejoignais rapidement les escaliers, cherchant à sortir le plus rapidement possible avant que la police débarque et ne voit le nouveau massacre. Evidemment... J'étais dans une merde pas possible. Rien ne justifiait ma présence... Et la simple légitime défense aurait du mal à passer vue ma condition actuelle. En gros... J'étais finalement devenu un potentiel ennemi public. Et sur cette idée, je venais en conclure que c'était inévitable...

Je courrais à travers le couloir, arrivant finalement aux escaliers... J'aurais pu m'arrêter... Je me suis arrêté... Mais pas par envie, juste pas instinct. Le chien d'une arme se baissant, le canon venant lentement embrasser ma tampe gauche. Un léger coup d'oeil, tandis que mon corps s'était figé... A la vue de la personne qui tenait l'arme, je ne savais plus trop si je devais en rire, en pleurer, crier, prier... Ce genre de conneries qu'on appelle réactions et émotions.

"On dirait que vous n'êtes pas à votre place Hawks...
- C'est bizarre, j'ai la même impression que vous madame flic 2.0..."






Chapitre III.I.:

"Vous êtes perdu ?
Et vous ? "


Je tentais l'humour. Une fois de plus, ce n'était pas réellement le moment approprié. Elle continuait de braquer son glock 22 en direction de ma boîte cranienne transpirante, dûe à une course à travers un couloir éffréné, et à une blessure qui était loin d'être anodine.

"Vous saignez là...
- Non...
- Et les coups de feu ?
- Des pétards...
- Vous vous foutez de ma gueule...
- Oui.
- Il y a quoi là bas ?
- Deux hommes...
- Mh ?
- Deux hommes... Morts...
- Hawks...
- Deux hommes... Morts... Par balles... Ca doit être l'effet d'une balle sur l'organisme.
- Je vous arrête...
- Ok... "


Elle venait un instant baisser l'arme légèrement pour saisir ses menottes. Moi, j'en profitais pour saisir son poignée, faire une clef de bras, lui arracher l'arme des mains, et lui éclater le front contre le mur, tandis qu'elle tombait du haut des escaliers jusqu'au palier du dessous. Je descendais lentement, m'approchant d'elle, en braquant son arme vers elle.

"Rester en haut des escaliers c'est dangereux... Parfois, il nous arrive de tomber. "

Je la regardais froidement, et elle relevait immédiatement la tête à la prononciation de cette phrase. Ca ne lui était pas si indifférent, et ça confirmait les doutes que j'avais... Je venais soupirer longuement, avant de l'attraper par le col, la plaquant contre le mur, arme collé au front.

"On va faire simple. FBI ou pas, je m'en tape. Mais il va falloir arrêter de me prendre pour un putain de pion.
- C'est ce que vous êtes depuis déjà des années Hawks.
- Fermez là ! Vous êtes pas là pour savoir si oui ou non mes actions étaient légitimes. Je suis bien sûr que ça fait des plombes que cette enquête interne est fini, et que vous vous servez juste de moi pour Kaulins en ce moment... Je me trompe ?
- Vous êtes plus malin qu'il n'y parait...
- Pourquoi vous vous intéressez à Kaulins ?
- Ca je n'ai pas le droit de vous le dire...
- Vous êtes sur ?
- Vous tueriez un agent fédéral alors que vous êtes vous même en congé administratif ?
- Et pourquoi pas ?
- Parce qu'un homme comme vous, aussi perdu soit-il, ne franchit jamais certaines limites."


Elle n'avait pas forcément tord... Il ne m'était jamais arrivé d'appuyer sur la gâchette pour une personne qui ne le méritait pas ou qui n'avait pas tenté de me tuer au moins une fois. Je baissais l'arme, tournant la cross en sa direction, avant de la relâcher... A vrai dire, c'était plus par un manque de force foudroyant que par envie.

"Vous savez où est Kaulins ?...
Non... J'espérais bien que vous le trouveriez avant moi. "


Je grimaçais, venant rejoindre le reste des marches de l'escalier... Avant de tomber à mon tour sous un poids invisible qui me gênait.

"Hawks ! "

La chute était longue et douloureuse... Je ne l'avais pas vue venir... A vrai dire, je ne voyais plus grand chose, encore une fois.

Chapitre III.II.:

Mes yeux se rouvrait une nouvelle fois dans un endroit que je commençais à trop bien connaître. Le regard des ambulanciers et de quelques flics se faisaient ressentir, de manière un peu trop oppressante. Difficile de dire si ils me regardaient par crainte ou par admiration.

"C'est lui ? Jason Hawks ?
- Ouais...
- Putain, il a pas l'air si increvable que ça.
- Ferme là... Si tu savais...
- Hey ! Fermez là ! Il se réveil !"


Les sirènes, le brouhaha, les lumières aveuglantes... Tout était parfait en cette après midi qui aurait dû donner lieu à une enquête privée et plutôt discrète. Au lieu de ça, je me retrouvais une fois de plus sur le brancard d'une ambulance à l'arrêt, devant l'appartement de Kaulins. Aucune menottes au poignée... Définitivement, j'étais une exception qui confirmait toutes les règles. J'expirais longuement en regardant autour de moi...

"Quoi ? Vous avez jamais vue un type blessé ?"

Effectivement, un nouveau bandage était apparu sur un corps déjà trop couverts. Bientôt, je n'aurais plus besoin de porter de chemise... Et dans cette nouvelle conception de la mode, je venais être coupé de court par cette chieuse du FBI qui avait bien l'intention de me faire chier... Une fois de plus...

"Alors Hawks... Comment vous vous sentez ?
- J'ai connu pire...
- J'imagine."


Elle me regardait de son air impassible, bien que son petit sourire laissait apparaître l'aspect sympa de la personne. Evidemment, je ne répondais pas à ce signe de gentillesse, me contentant de fixer le plafond, cherchant à effacer la douleur naissante suite à une extinction des effets des anti-douleurs. Et soudainement, j'avais les oreilles qui sifflaient...

"Qu'on l'arrête !
- Hors de question.
- Je vous demande pardon ? Cet homme n'est plus agent de police.
- Pour l'instant.
- Il n'avait aucun droit à être sur les lieux ! Et surtout pas d'y tuer deux hommes ! Qu'on l'arrête."


Et quand deux agents s'approchaient de moi, il n'y avait pas que les oreilles qui sifflaient, mais bien tout le cerveau qui rentrait en phase alarme. L'un d'eux tentait d'attraper mon bras avant que son regard ne croise le mien... Le genre de regard que personne ne devrait avoir à supporter dans sa vie... Il se figeait un instant, n'arrivant plus à fixer autre chose que mes yeux.

"T'es vraiment sûr de vouloir me menotter ?
- STOP ! Il était avec moi !"


Je détournais le regard vers elle... Pourquoi cette flic 2,0 prenait ma défense ? A vrai dire, je m'en moquais pas mal... Ca m'évitait pas mal d'emmerdements.

"Je vous demande pardon agent...
- Il était avec moi... Il avait une piste, je l'ai laissé m'accompagner."


L'homme qui se tenait face à elle soupirait... Il venait me regarder un instant, tandis qu'il s'en mordait la lèvre... Il savait qu'à cette déclaration, il ne pouvait plus me faire grand chose, bien qu'il aurait adoré...J'étais incapable de définir de quelle autorité il faisait partie et son rang dans celle-ci... Mais il n'avait apparemment pas assez d'influence pour contredire les décisions d'un agent fédéral... Et m'en voila rassurez, alors qu'il tournait les talons, rameutant ces deux gorilles avec lui. Et pendant que je restais dans une forme d'incompréhension, la gentille dame venait me lancer un regard assez désastreux d'un point de vue social.

"Habillez vous Hawks...
- Quoi ?
- Vous venez avec moi...
- Mais je suis blessé là...
- Oui bien sûr... Vous allez me faire croire que cette blessure là va vous arrêter, exceptionnellement à toutes les autres ?"


Je me laissais tomber sur le brancard, comme un gamin qui n'aurait pas envie d'aller à l'école. Je soupirais longuement, posant ma main sur cette nouvelle blessure dans l'espoir d'étouffer la douleur qui se mixait aux autres... Un orchestre de messages nerveux digne de la huitième symphonie de Bethoven venait m'élancer dans tout le corps le message bien distinct que non... Les balles et lames ne renforcent par l'esprit. Alors pour une fois, je préférais l'écouter, avant que ma chemise me soit jeter à la figure. Je l'enfilais, avant de me redresser, sortant de cette ambulance, toujours sous le regard des jeunes... J'étais une star malgré moi... Mais pas forcément la bonne.

"On va où ?
- Attrapez ça d'abord."


Elle venait me lancer mon 44 Magnum dans son étuie ainsi qu'une boîte de munitions.

"Et c'est tout ?
- Quoi c'est tout ?"


Je lui attrapais le bras, avant de la retourner vers moi. Définitivement, j'aurais dû être heureux, c'était bien loin d'être le cas.

"Pourquoi me défendre ?
- Vous êtes fidèle à votre image... Intenable... Mais vous êtes nécessaire.
- Pour Kaulins ?"


Elle ne répondait pas. Oui, à cet instant elle cherchait Kaulins. Mais lorsque l'enquête à commencé sur moi, Kaulins était bien loin d'être impliqué... Alors il y avait autre chose... J'étais face à une nouvelle forme de jeu d'esprit: Celui du mystère et de la révélation. Ce qui m'inquiétait, c'est que c'était un agent censé représenter la loi qui jouait à ce jeu... Et non pas un criminel notoire.

"Et du coup, je vais devoir rester avec vous jusqu'à la fin de cette merde ?
- Vous auriez préféré que je les laisse vous embarquer ? Je vous assure que la prison vous irait très mal..."


Effectivement, le choix était plutôt facile à faire. Rester avec elle... Ou mourir en passant un orteil dans une prison...

Chapitre III.III.:

"Dites, y a pas des papiers à signer pour ce genre de procédures... Ou privilège, je sais pas trop ce que c'est...
- Depuis quand vous vous préoccupez des protocoles Hawks ?
- Ah..."


Elle me connaissait bien, et ça semblait déteindre sur elle. Mais j'aurais vraiment été un connard hypocrite à me plaindre de ce genre de comportement. En réalité, j'avais juste envie de l'applaudir, mais quand on sait que la seule chose que j'aurais eu en retour aurait été son regard digne d'un trou noir aspirant l'enthousiasme, je me contentais de me retenir.

"Alors... On va où précisément ?
- De l'autre côté de l'Etat.
- Quoi ?
- Kaulins...
- Quoi ?
- Rah fermez là, vous verrez..."


Et on montait à bord de son magnifique SUV tout droit en direction de la sortie de la ville. Pas un mot, pas de musique... Une ambiance un peu trop professionnelle pour un type qui n'était plus dans le service. J'avais l'impression de faire du hors piste, dont les dangers imminent étaient la prison et la mort qui s'en suivrait. Quitte à choisir, j'aurais préféré la mort avant la prison, ça semblait déjà plus confortable. La route s'annonçait un peu trop longue. J'avalais deux comprimés qu'on m'avait gentiment refilé, cherchant à oublier la douleur en dépit d'oublier le temps qui passait trop lentement. Je la regardais un instant... Elle était bien trop concentrée dans sa tâche et semblait penser à bien autre chose que retrouver Kaulins.

"Pourquoi est ce que vous, vous cherchez Kaulins hein ?
- C'est toujours plus facile de trouver Kaulins que ce qu'il y a derrière...
- Je vois pas pourquoi...
- Il fait... Plus de bruit... Un peu comme vous.
- Ah je vois... Donc vous cherchez quelqu'un d'autre finalement ?"


Elle ne répondait pas, continuant son jeu du mystère et de la révélation. Cela dit, sa théorie faisait sens. Pour ma part, chercher Fitzermann directement devenait une tâche un peu trop compliqué. Pour elle, aucune idée de quoi ou qui elle cherchait... Mais apparemment, elle était dans le même état d'esprit. Et c'est là qu'une question m'est venu à l'esprit.

"C'est quoi le rapport entre Kaulins et Fitzermann ?
- Ca, ce n'est pas de votre ressort...
- M'okay..."


Définitivement, cette histoire devenait intriguante. Elle savait des choses, beaucoup de choses... Et j'étais le seul connard à qui on refusait de les dire. Je ne sais pas... Peut être qu'elle avait peur des répercussions qu'engendrerait de telles connaissances. Cela dit, je dois bien admettre que je la comprenais... Quand on voit ce que ça a donné quand j'ai su pour l'existence d'un vieux Fitzermann... Et juste parce que je le cherchais... On imagine bien le massacre que ça donnerait avec plus d'informations. Au moins, elle était intelligente, au pire elle était chiante. Mais pour l'instant, je n'avais pas trop le choix, et je devais me contenter de ce qu'elle voulait bien me refiler en information. On roulait depuis déjà trop longtemps que mes premiers soupirs se faisaient entendre. Comme un gamin quand il part en voyage avec ses parents. La question: "Quand est ce qu'on arrive ?" me brûlait les lèvres... Mais pas sûr que la gentille dame veuille bien jouer les mamans... Et contrairement à ce qui était prévu, c'est elle qui prit la parole d'abord.

"Vous avez trouvé quelque chose dans l'appartement ?
- Non...
- Moi si..."


Elle venait saisir une photo dans la poche de son costard prêt à porter, venant me la tendre. Je l'attrapais sans vraiment d'intérêt, jusqu'à ce que j'observe la personne dessus.

"Whaou, une photo... Super, ça va nous aider... Même si cette tête me dit quelque chose.
- Todd Kaulins.
- Ah... M'okay, mais je vois pas l'intérêt de cette photo.
- En fait... J'espérais que vous en trouveriez un.
- Pourquoi ? C'est une photo... Vous espérez beaucoup trop de chose de la part d'un homme qui arrive à verser autant de sang que le sien.
- Je test vos capacités.
- Pourquoi ? Vous me voulez au FBI ?
- Vous vous souvenez de la première fois qu'on c'est vue Hawks ?
- Il y a quelques années... J'ai oublié.
- Votre soeur...
- Ah..."


Effectivement...







Chapitre IV.I.:

Quelques années plus tôt... La vie était sûrement plus simple, mais le contexte, lui, ne l'était pas. J'étais flic depuis quelques années. Un bon flic... Un peu déprimé par la mort de sa soeur. Evidemment, j'avais la rage de retrouver le connard qui avait fait ça. Si vous ne vous souvenez pas de comment tout cela à fonctionner, voila quelques rappels avec les détails en plus.

"Esquive la balle...
- Quoi ?"


La détonation qui s'en suivit ce jour là marquait le début de l'homme que je suis devenu ensuite, ou du moins... avant l'incident Fitzermann. Première victime de mon arme... Un type qui avait dans le seul intérêt de me faire la peau alors que mon deuil de Sharon n'était même pas encore fait. L'appartement était devenu un véritable champ de bataille, et la cervelle de ce tueur à gage servait de nouveau papier peint. Moi... J'étais assis dans le fond du salon, l'arme en main, et le corps tremblant. Rage, haine, peur... Qui sait... Ca n'avait plus vraiment d'importance... Il n'a pas fallu longtemps au reste du LAPD pour débarquer. Il a fallu quelques heures de plus pour voir les types débarquer tout droit de Quantico. Elle examinait longuement l'appartement, prise d'un élan de frayeur et d'intrigue. Elle ne savait pas trop ce qu'elle devait en penser. Une femme à l'entrée, et un homme dont la tête n'était plus vraiment une tête. Moi, je ne bougeais pas, toujours assis au fond... Personne déjà n'osait m'aborder. J'étais à cet instant le miroir de ce que je suis maintenant... Un vide aux aires de combustion intérieur saupoudré d'une grande noirceur. Et elle... Ca ne l'avait pas du tout dérangé. Elle s'approchait de moi, venant s'agenouiller, me fixant dans les yeux.

"Jason Hawks... C'est ça ?"

Pas de réponses... Je n'avais pas vraiment envie de parler.

"Comment vous vous sentez ?
- C'était nécessaire... "


Elle tournait la tête, regardant les deux cadavres, avant de hausser les épaules, replongeant son regard dans le mien.

"On va dire que oui... Vous savez qui sont ces deux personnes ?
- Non...
- Est ce que...
- NON ! J'en sais foutrement rien de qui c'est et de qui les a envoyé ici... Mais j'ai bien l'intention de le découvrir.
- Mh... Jeune et téméraire. Mais vous n'êtes pas vraiment inspecteur Hawks... Vous devriez éviter de chercher là où vous n'avez rien à faire. Surtout que vous êtes directement impliqué. "


Elle se relevait, détournant les talons avant de repartir. Elle n'avait rien d'autre à ajouter... A part une dernière phrase de politesse, qui semblait lui venir subitement sans même que la prononciation ait un sens:

"Toutes mes condoléances pour votre soeur."

Chapitre IV.II:


"Alors Logan ? Qu'est ce que t'as réussis à leur chopper ?
- Euuh... "


Elle venait se dévoiler de derrière le mur, les deux mains dans les poches, en soupirant... Evidemment, elle devait penser que j'avais une drôle de façon de faire mon deuil et de rester hors des affaires du FBI. Mais que voulez vous ? J'étais jeune et bien trop stupide pour envisager des conséquences. A y réfléchir aujourd'hui, j'aurais préféré rester à l'écart. Elle s'approchait de moi en gardant ses deux mains dans les poches. Elle me fixait d'un air assez froid... Décidément, elle n'était pas vraiment ravie.

"Vous jouez avec le feu Hawks... Arrêtez ça.
- Vous voulez que je reste à rien faire alors que ma soeur est morte et qu'on a tenté de me flinguer ?
- Absolument."


Je m'approchais d'elle, ayant du mal à retenir mes pulsions. J'avais la haine, j'étais absorbé par l'idée d'aller casser la gueule de quelques types pour un soupçon de vengeance. Ca faisait cher payé l'adrénaline, mais bon sang que ça semblait valoir le coup. J'étais là, face à elle, tenant son regard impénétrable. Logan m'attrapait par le bras en soupirant. Lui, il avait bien compris que c'était loin d'être une bonne idée que de m'opposer au FBI alors que je devais encore faire mes preuves dans le corps d'encadrement du LAPD. Elle détournait son regard vers mon mentor, tendant la main dans le but de récupérer le dossier que Logan avait saisit.

"La prochaine fois Wester... Evitez ce genre de comportement... C'est pas un bon exemple à donner en tant qu'instructeur académique. "

Et elle repartait sans un mot de plus, ni même un sourire provoquant comme je m'y attendais. Juste... Du vide. Logan soupirait, venant sortir une feuille de la poche intérieur de sa veste, qu'il venait me tendre en ricannant.

"Tiens fils... Ce que tu voulais. "

Je lui répondais en ricannant à mon tour, me disant que ce vieux singe n'avait sûrement pas froid aux yeux d'avoir voler le FBI et d'avoir réussi à le tromper derrière. J'attrapais la fiche, lisant le compte rendu de l'enquête... Beaucoup de blabla et beaucoup de visages pour finalement une seule destination... WilloBrook.

Chapitre IV.III.:

"Qu'est ce que tu leur à dit ! "

La détonation qui s'en suivait marquait l'évidence même que WilloBrook était très loin d'être le quartier que je pensais. C'était la première fois que j'entendais le nom de Jones, sortit de la bouche d'un de ces jamaïcains qui n'avait pas réussi à retenir sa langue après deux balles dans les jambes. Son sort était finalement scellé au moment où j'étais sortit de cette maison avec Logan. Je n'avais pas vraiment anticipé une telle violence, et la fuite du quartier s'annonçait compliquée.

"On fait comment là Logan ?
- Putain de merde. "


On cherchait à se faufiler derrière les murets, avant que le groupe ne sorte de la maison... Ils étaient plutôt bien armé... Et leur vision fonctionnait à la perfection quand j'ai senti les types me braquer. A moins qu'ils braquaient Logan, je n'en avais foutrement aucune idée. On se contentait de courir, esquivant les quelques rafales qui nous suivaient de prêt... A moins que ce soit eux qui ne savaient pas tirer... Encore une fois, je n'en avais foutrement aucune idée. On arrivait dans l'une des grandes rues du quartier. Je venais m'arrêter, me cachant derrière une palissade , tremblant. On s'était foutue dans une merde pas possible, et j'étais encore loin d'être l'homme au sang froid que j'étais maintenant. Disons qu'à cette époque... Mourir me faisait bien plus peur que je ne voulais l'admettre. On se défendait comme on pouvait, cherchant à ne pas se faire flinguer. Les balles volaient... J'aurais pu appeler les renforts, avant de me souvenir que tout cela n'avait rien d'officiel. Mon comportement de tête brûlée n'avait rien d'un avantage... Et mon formateur était trop vieux pour suivre les protocoles et me retenir dans mes caprices.

"Je suis trop vieux pour ces conneries fils !
- Bah ça s'voit ! T'en n'a même pas touché un !
- Je t'emmerdes Hawks ! On va crever ! Et t'arrive encore à me faire chier avec ça !
- Ouais !
- Ouais ! Bah c'est pas moi qui loupait une cible sur deux à l'académie !
- C'était pour te faire chier vieux con !
- Espèce de petit con... "


On aimait bien se prendre la tête, amicalement... Mais là, ce n'était plus trop le moment de rire. Les hommes s'approchaient, et quelques uns s'étaient joints au groupe. Les civils autour, eux, se contentaient de courir sans même savoir dans quelle direction ils allaient. C'était la première fois que je me sentais aussi proche de la mort... Je détournais le regard de l'autre côté de la route, jusqu'à ce que je vois le SUV arriver... Comme un ange gardien, elle venait s'arrêter au milieu de la route, nous faisant signe de monter.

"Tir de couverture ! Fonce Logan !
- Putain de bordel de merde ! Plus jamais Hawks ! Plus jamais je t'aide dans tes conneries ! "


Et effectivement, c'était bien la dernière fois qu'il me servait de partenaire. Il montait à bord du SUV. Je le suivais de prêt. Et nous étions repartit dans un endroit plus calme, tandis que je crachais mes poumons et que Logan perdait l'ensemble de ses sens. Quantico, elle... Elle n'était pas vraiment satisfaite.

"Je vous avais dit de rester à l'écart Hawks !
- Désolé, j'écoutais pas. Et putain ! Pourquoi vous voulez que je reste à l'écart de ça ?!
- Ca, vous voyez, c'est exactement le genre de trucs dont je ne dois pas vous parler.
- Et pourquoi ?
- Parce que vous n'êtes pas du FBI ! Heureusement que vous êtes stupide, sinon jamais j'aurais su que vous étiez là...
- Ouais... On va dire ça.
- Ca vous retombera dessus un jour ou l'autre Hawks. "


Cause toujours... Mais quand on voit où j'étais dix ans plus tard... Je devais bien me convaincre qu'elle avait raison.



Dernière édition par Azelat le Lun 30 Oct 2017, 12:23, édité 7 fois
avatar
Leader Staff
Leader Staff
Date d'inscription : 23/08/2011
Messages : 4341
Age : 20
Localisation : Nul part et sûrement ailleurs

Informations InGame
Prénom_Nom: Jason Hawks
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Jason Hawks - [Livre III "Rising"] - 1e Partie - Why do we fall ?

le Jeu 19 Oct 2017, 11:10



Chapitre V.I.:

"M'okay... C'est le moment où vous me dites: "Vous voyez Hawks.. Je vous avais prévenu, blablabla..."
- En attendant, je vous ai encore sauvé d'une situation délicate parce que vous vouliez jouer en solo... Et vous êtes encore une fois dans ce SUV.
- Bordel...
- Eh oui Hawks, je...
- Non non ! Fermez là, je parle de ça devant là.
- Surprise..."


La scène qui se dessinait sous mes yeux était à la limite de ce que je pouvais imaginer. Le secteur était barricadé sur un terrain beaucoup trop vaste pour l'habituel. Se présentait, là, au milieu de ce désert, un amas de débris et de bétons, reste d'une suite d'explosion qui ont du rendre la bâtisse aussi sensible qu'une paillote. Ce qui semblait être un hangar à l'époque n'était rien de plus qu'un amas de poussière, de ferraille et de blocs bétonnés saupoudré d'une montagne de sable. Nous venions nous arrêter là, au milieu de ce désert, juste à la frontière d'une nouvelle bande jaune "Do not cross". Et comme toute chose à ne pas faire, je le faisais, venant franchir le pas derrière la ligne interdite selon les autorités locales. Je m'approchais des lieux, constatant que la scène n'avait pas été complètement nettoyé et analysé. Il restait encore pas mal de traces de sang sur les grains de sables que le vent n'avaient pas encore eu le temps d'emporter. Au travers des débris et de la poussière, les éclats de grenades se multipliaient et les douilles s'entassaient. Je venais m'accroupir, constatant ce champ de bataille qui n'avait rien à envier à l'Afghanistan.

"Qu'est ce que c'est que cette merde ?
- Kaulins... Avec deux trois autres personnes... Contre beaucoup d'autres personnes. "


Le mystère jusqu'à la révélation. Ca en devenait frustrant. Pour me consoler, j'observais les douilles, concluant que le matériel utilisé était loin d'être insignifiant. Le même type d'armement auquel j'avais pu faire face sur Downtown. Et au vue de la scène, on était plus proche d'un reste d'artifice du 4 Juillet que du pétard pour gamin. Et soudainement, c'est l'instinct qui revenait. Je me redressais, me retournant vers miss FBI, avant d'ajouter:

"On arrête de jouer... Qu'est ce qu'on fou là ?
- Je voulais vous montrer ça... Je pensais que ça pouvait vous intéresser pour trouver Kaulins."


Je marquais un léger instant de silence, la fixant dans les yeux. Pour la première fois... Elle ne semblait pas convaincante dans son mensonge.

"Non, je ne crois pas que ce soit dans cet intérêt là...
- Désolé Hawks...
- Désolé de quoi ?"


Elle attrapait rapidement son arme, tandis que la mienne suivait le mouvement. Et je me retrouvais une fois de plus dans une impasse... Sauf que cette fois-ci, j'avais l'impression de ne pas être le gentil de l'histoire.

Chapitre V.II.:

"A quoi ça rime ?
- Il faut me comprendre Hawks... Vous êtes nécessaire.
- Vous m'avez emmené ici pour quoi ?
- Vous éloignez...
- De qui ?
- Kaulins... Il serait venu sur les lieux...
- Nom de Dieu, vous savez où est Kaulins depuis le début...
- Je suis navré qu'on en arrive là Hawks. Mais ce n'est pas tout à fait ce que vous croyez.
- J'aimerais bien voir ça."


J'étais nécessaire, mais pas dans le sens que je voulais bien le comprendre. J'étais l'homme qu'on pouvait appeler pour passer à l'acte, arrêter des types, les foutre six pieds sous terre. Ca, c'était être nécessaire. Là, j'étais juste une fois de plus le pion dont on se servait pour parvenir à un but. Le jeu de mystère à révélation battait son plein et donnait encore plus de questions à chaque réponse. En réalité, à y repenser, elle m'avait donné toutes les réponses avant même que je me pose les questions. Oui, j'étais un pion depuis des années, oui j'étais nécessaire, et oui je préférais encore être là plutôt que dans une cellule à attendre un coup furtif de la part d'un prisonnier un peu trop téméraire. Je soupirais longuement, attendant qu'une balle me perce la poitrine. Il n'en fut rien... Elle restait immobile, à continuer de me braquer, semblant juste attendre. Et alors que jusqu'à maintenant, son regard était impassible, la lueur de peur se lisait peu à peu dans ses yeux, tandis que le tremblement de sa main ne montrait rien de bon. Et comme la psychologie humaine est bien foutue, c'est moi qui me mettait à trembler, l'instinct en pleine ébullition.

"Baissez votre arme Hawks.
- Va chier connasse."


Elle m'avait suivit jusqu'à chez Kaulins. Ca, ce n'était pas vraiment un scoop. Elle n'avait pas besoin de le dire pour le deviner. Mais elle m'avait sauver en appelant les urgences... Dans le seul but de m'emmener ici ? Et qu'est ce que c'était ? Une espèce de piège ? J'ignorais bien à quoi elle jouait, mais c'était probablement un jeu beaucoup plus dangereux que le mien. On ne jouait définitivement pas la même partie, ce qui rendait encore plus imprévisible le Game Over. Et on continuait d'attendre que le temps passe, tandis que le vent soulevait la poussière et le sable... Une scène digne d'un Western dont les deux parties attendaient le moment fatidique pour tirer. Et c'est là que j'ai réalisé... Si je tirais, je venais de flinguer un agent fédéral hors de ma juridiction et de mes droits actuels. En plus, sans le papier attestant que j'étais une ressource officielle pour le FBI... Aucune preuve de la légitimité de mon acte. Elle m'avait eu dès le départ...

"Vous le savez hein ?
- Effectivement...
- Alors baissez votre arme. "


J'avais encore une fois l'impression d'être manipulé par une personne un peu comme une gamine jouerait avec sa poupée. La frustration était présente, mais je n'arrivais même plus à être en colère... A force, on fini par s'habituer à ce genre de conneries. Mais pour qui elle travaillait donc ? Si c'était Fitzermann, j'étais dans la merde... Si c'était quelqu'un d'autre, c'était pire.

"Pour qui vous bossez ?
- Arrêtez Hawks...
- Non... Je baisserais mon arme quand j'aurais des réponses.
- Ca n'en vaut pas la peine.
- Les deux types chez Kaulins... Vous les avez forcément identifié vue que vous avez fouillé l'appartement pendant mon "absence"... Pour qui ils bossaient, eux ? Fitzermann ?
- Fitz... Quoi ? Mais pas du tout...
- Quoi ?
- Bordel... Vous ne savez alors absolument rien ?
- De quoi vous parlez ?
- Vous croyez encore que c'est le vieux Fitzermann le centre de tout vos problèmes ?"

Chapitre V.III.:

Finalement, on arrivait à la fin du jeu. La phase mystère se terminait, laissant place à la phase révélation. Et je sentais bien que ça n'allait pas du tout me plaire. C'était bien le genre de moment où la vérité m'explosait en pleine gueule avant que ce soit autre chose.

"Fitzermann est bien loin de se préoccuper de vous pour l'instant... Pourquoi vous tenez tant à ce type ?
- J'ai un truc à régler avec...
- En quoi le tuer va vous aider ?!
- Mais... Quoi ?"


Ah... Bizarrement, c'était à mon tour de faire une révélation. Le jeu s'annonçait serré. Et finalement, je comprenais enfin pourquoi autant d'acharnement sur moi. Tout le monde croyait que je voulais flinguer Fitzermann... C'était bien loin d'être le cas. Et ça, personne ne l'avait compris. Après, c'était vrai que la raison pour laquelle je cherchais cet homme était loin d'être évidente, et qu'au vue de mon passif, je pouvais clairement comprendre que le mot: "Chercher un homme pour régler un soucis" s'apprêtait beaucoup à "Je vais l'enterrer en lui demandant de creuser le trou avec ses dents."

"Je ne veux pas tuer Fitzermann...
- Quoi ? Mais alors... Qu'est ce que vous lui voulez ?
- M'excuser..."


Elle baissait son arme... Les yeux grands ouverts et la bouche béante... Oui, evidemment, ça devait faire un choc. Je venais soupirer longuement, me grattant l'arrière du crâne avant de baisser mon arme également. Et elle... Elle en profitait pour la relever, tandis que je suivais le mouvements. Les quelques secondes de répit pour nos muscles avant le retour de la tension.

"Vous excusez de quoi ?
- Pour Kaya...
- Ca n'a aucun sens... C'est...
- Logique ? "


Ca semblait logique. J'avais tué, bien qu'indirectement, la fille d'un homme qui aurait pu m'envoyer l'Anglettere complète sur la gueule. Et jusqu'à maintenant, j'avais bien cru qu'il le faisait. Mais si ce n'était pas lui la source de toutes mes emmerdes, la question principale était: "Qui voulait me faire la peau pendant que je cherchais un homme qui, décidément, il ne voulait pas que je trouve ?"... A moins que c'était: "Qui voulait me faire la peau pendant que je cherchais un homme, en massacrant les siens afin de s'assurer que je ne trouve pas le dit-homme ?". La question devenait beaucoup trop compliquée pour ma tête sous alcool et antalgiques. Et j'aurais bientôt la réponse, alors que les bruits de moteurs se faisaient entendre à travers le désert, la poussière se levant à l'approche de deux véhicules. Je détournais le regard, continuant de braquer FBI la connasse de corrompu que j'avais décidément envie de buter, regardant vivement les deux SUV en approche, avant de reconcentrer mon regard sur elle... Afin d'éviter qu'elle ne me tire dessus par inattention de ma part.

Les deux SUV s'arrêtaient, laissant descendre quelques hommes armés, qui venaient directement me braquer. La traîtresse, elle, baissait finalement son arme, semblant chercher discrètement du regard quelqu'un dans les montagne avoisinante... Elle se parlait à elle même, à voix basse...

"Elle devrait être là..."

Nouveau mystère... Qui devait être là ? Aucune idée... Moi, je savais surtout qu'il y avait approximativement six AK-47 qui me braquaient. Je me retrouvais pour la première fois dans la situation la plus inconfortable. J'entendais l'ange de la mort me chuchoter à l'oreille: "Salut mec, prépare ta crème solaire, ça tape en bas."

"Messieurs... C'est vraiment nécessaire ?
- Un peu que ça l'ai !!"


Une voix qui venait de derrière les SUV. Un dernier homme sortait du côté caché du véhicule, sifflotant, avant de se présenter face à moi... D'une dégaine admirable, et d'un âge qui l'était tout autant. La vieillesse lui collait à la peau au point que ses dreads devaient être des fossiles.

"M'okay... Et toi t'es qui ?
- Je suis l'homme que tu fais un peu trop chier pour de la merde.
- Ah..."


Il venait dégainer un 44 Magnum, semblable au mien, le braquant en ma direction.

"Pas de happy end pour toi Hawks."






Chapitre VI.I.:

"Tu ne le sais pas encore, mais tu es déjà mort."

En vérité, j'en avais déjà une petite idée. Mais c'était toujours bon d'entendre une voix bien sage me le rappeler. Il regardait un instant autour de lui, se grattant la tempe avec son canon.

"Eh bah putain. C'est devenu l'endroit où tout le monde se tire dessus ici ! Merci de me l'avoir amené, c'est vraiment trop sympa.
- Où est-elle ?
- Boh... Je l'ai oublié ?
- Quoi ! Tu avais promis de me la rendre si j'emmenais Hawks ! Je..."


Une détonation venait couper court à sa réclamation, tandis qu'elle s'effondrait au sol, une balle à l'abdomen.

"Bref... C'est chiant c'tes femmes. Alors l'oiseau, on en était où ?
- T'es qui ?
- Ah oui. Ray.
- Ray...
- Oui, Ray...
- Hein ?
- C'est insultant là Hawks.
- Je connais pas.
- Oh putain..."


Cet homme avait probablement un lien avec pas mal de mes emmerdes. C'était peut être lui le centre de tout ce bordel, mais j'ignorais tout de lui jusqu'à son existence, bien que son nom semblait avoir déjà été prononcé. Comme un écho du passé qui me reviendrait, mais dont je n'arrivais pas à distinguer les contours.

"Bon j'imagine qu'après toute cette merde, il est temps pour toi de savoir. Allez, indice... Effy. "

Fitzermann... Première de la triforce du chaos. Au moins, ça donnait un contexte, mais ça me disait pas pourquoi il voulait ma peau.

"Pourquoi je veux ta peau ? En vrai, il y aurait tellement de raisons que ça deviendrait compliqué de toutes te les citer. J'hésite entre les raisons lier à Kaulins, ou Fitzermann... Ou... Non, franchement, on va se contenter de te tuer, c'est plus simple hein.
T'espère vraiment t'en tirer après ça ? En butant un agent fédéral ?
Non mais en plus il me prend pour un amateur. Regarde mon arme, regarde la tienne Hawks... Je crois que c'est les même. Vue ton palmarès, pas sûr qu'ils cherchent plus loin un suspect. Et quand bien même ils le feraient, je serais déjà loin, et toi tu sera déjà mort. Et en plus... Ca te fait pas plaisir que je flingue celle qui a tué ta soeur ?
Pardon ?
Ah... Elle te l'a pas dit... Tu t'es jamais demandé comment Sharon avait été retrouvé par le petit Jones ? Je crois que c'est parce qu'une taupe du FBI a vendu l'emplacement de la planque.
Attends... Donc...
Beh ouais... Orton n'a jamais caché ta soeur... C'est le FBI qui l'a fait, avec l'aide d'Orton... Et c'est pour ça que Jones est devenu parano... Et qu'elle l'a buté... Tout le monde y était gagnant."


Prends ça Hawks... La vérité fait bien plus mal qu'une balle... Et ce type n'avait absolument aucun remords et aucunes hésitations à me la jeter à vitesse MAC 2 dans la gueule. En vérité, il rigolait devant l'absurdité de mon ignorance. Moi, je me contentais de réfléchir au bien et au mal qui n'avaient toujours pas retrouvé leur définitions. A croire qu'ils n'existaient plus... Avaient-ils seulement existé ?

"Bref c'est pas tout ça mais..."

Une coupure nette, d'une balle qui venait lui érafler la joue, tandis qu'il se jetait d'un réflexe sur humain derrière son SUV alors que trois de ses gars venaient se faire décimer, les quelques autres cherchant à se mettre à couvert, tandis que j'en abattais un dans l'anarchie qui venait se créer. Ca ressemblait plus à des tirs lointains, de couverture, qui devaient probablement me permettre à prendre la fuite... Et c'est ce que j'ai fais... J'ai pris la fuite.

Chapitre VI.II.:

Le désert était encore brûlant en ce début de soirée. Une situation peu confortable pour une fuite à pied, surtout que mes douleurs continuaient de me lancer. Mais courir était bel et bien la seule chose que je pouvais faire dans ma situation. Alors je continuais de courir. J'avais prit de la distance, tandis que les tirs venaient s'estomper au loin, sur les lieux du hangar. Mon sauveur inconnu avait soit été abattu, soit prit la fuite également. La question était de savoir si j'avais prit assez de distance... Malheureusement, ce ne fut pas le cas, quand j'entendis le klaxon d'un SUV qui me fonçait dessus à mille à l'heure. Il passait sa tête par la fenêtre, m'observant au lieu en criant mon nom:

"VIENS ICI HAWKS ! C'était pour rire gamin ! "

Et les balles venaient fuser en ma direction. Une précision complètement aléatoire, tandis que le SUV se rapprochait et que je tirais le restant de mes balles dessus, avant de m'enfiler dans un coin reculé du désert. Le véhicule s'arrêtait, laissant descendre les quelques passager et le vieillard, dont la couleur de peau blanchissait à la quantité de poussière qu'il avait du bouffer dans son rodéo. La peur au ventre... Pour une fois depuis bien longtemps. Je n'avais plus de balle, j'avais chaud, je souffrais... Pas de médicaments pour calmer les apparences, et pas de whisky pour oublier que la mort continuait de me chuchotter à l'oreille au point de m'assourdir.

"Trouvez le et niquez le putain ! "

Le doux son des automatiques qui se chargeait, tandis qu'ils continuaient leur progression en ma direction. Fuir restait une option tout à fait satisfaisante. Je reprenais ma course après cet instant de répit, évitant les balles qui pouvaient heurter une partie de mon corps dans les limites de l'aléatoire où la loi de Murphy s'inscrivait. Si je prenais une balle, il y avait, selon cette connerie de loi, 100% de chance pour qu'elle me soit fatale. Il valait mieux ne pas se louper, jusqu'à ce que j'arrive dans l'impasse des montagnes. Un gémissement de stupeur avant un grognement d'énervement. La fin était plus proche qu'elle ne l'a jamais été. Je me réfugiais derrière un rocher, flirtant avec les balles qui s'écrasaient dessus.

"Alors là, j'suis pas dans le merde...
- Tu l'as dit gamin !"


Je venais fouiller mes poches, attrapant les quelques balles qu'il pouvait bien y rester... Celles qui n'en étaient pas sortit depuis que j'ai quitté ma maison le matin. C'est là que je me suis rendu compte de la journée catastrophique que ça avait été. Ca me donnait une bonne raison pour arrêter de chercher Kaulins... Et à ce moment, il y avait bien une autre raison qui pouvait me pousser à une telle décision... Mais elle ne dépendait pas de moi. J'enfilais maladroitement les balles dans le barillet, avant que l'une d'elle n'heurte la tête d'un gars qui tentait une percée. C'était rapide, efficace, et absolument effrayant. Les quelques secondes à la fois les plus rapides et les plus lentes de toute une vie. Je venais m'effondrer au sol, attrapant l'AK avant de me retourner, venant vider le chargeur dans le corps de ce type qui n'avait pas compris le sens du mot travail d'équipe, et qui était en retard par rapport à son collègue. Je revenais me dissimuler derrière le rocher, continuant d'amortir les balles avec celui-ci, alors que le dernier continuait de vider son chargeur dessus. Une brève sortie, et sa jambe devenait un handicape, le faisant plier le genou, avant que son nez ne soit remplacer par une balle.

Le vieux était à l'écart... Il soupirait.

"Non mais quelle bande de branleurs... Faut vraiment tout faire soi même..."

Je venais tenter une nouvelle sortie. J'avais toute mes chances face à un vieillard. Du moins, c'était le plan envisagé jusqu'à ce qu'une balle n'explose mon épaule, le cri de douleur s'accompagnant d'une chute amortie par le sable.

Chapitre VI.III.:

"Désolé petit. Mais je ne peux pas laisser une expérience Fitzermann me mettre hors jeu... Pas maintenant. "

Il arrivait derrière le rocher, espérant trouver un homme blessé et à terre. Il n'y trouvait que les cadavres de ses deux sbires et mon arme.

"Mais putain, il est coriace le con. Montre toi Hawks !
- Ici ! "


Ma surprise était à la hauteur de son attente, tandis que la clef de bras venait lui faire lâcher son arme dans un gémissement, les quelques coups suivant le faisant reculer de quelques pas. Je continuais mon attaque, avant qu'il ne la bloque, frappant au niveau de la blessure à l'épaule, puis celle à l'abdomen. Un dernier coup de tête au visage, et me voila paralysé de douleur, tombant quelques mètres en arrière. Je devais me relever, avant qu'il n'en termine... Et pourtant, je me demandais si ça valait réellement le coup. Pourtant, après une chute, la logique voudrait que l'on se relève. On dit souvent que d'une mauvaise chute peut renaître un Homme nouveau... Mais est-ce vraiment une bonne chose ? De mon expérience personnelle, j'aurais préféré ne jamais avoir eu à tomber... Et en ce moment, je ne suis pas sûr que l'homme qui se serait relevé soit vraiment très coopératif avec celui qui voulait le tuer. Au moins, le vieux était fixé quand je me remettais debout, me tenant l'épaule, le regard encore une fois insupportable. Lui, il se contentait de me fixer en souriant.

"C'est donc à ça que ça ressemble une expérience Fitzermann réussi ?"

Il venait sortir un katana en riant comme un dégénéré. Quelques moulinets avec son épée, et un regard de battant. Il était déterminé à me transformer en sushi.

"Bon.. On arrête de déconner, viens par là. "

Il se ruait sur moi, tandis que je ne savais pas comment me défendre face à une telle arme, je me contentais d'esquiver au mieux les mouvements de la lame, qui jusqu'à maintenant ne faisait que couper de l'air, jusqu'à ce que plusieurs taillades ne viennent arpenter mon corps. Je réussissais miraculeusement à bloquer son bras, cherchant à lui faire lâcher la lame, tandis que ma main fut rapidement contré par l'une des sienne. Un rapide coup à l'abdomen, puis au nez, avant qu'il ne brise l'un de mes poignée, me repoussant en arrière. J'étais sonné, à peine conscient... Et lui, il était vieux, et en pleine forme.

"T'es comme toutes les autres expériences Hawks... Une apparence. Tu crois être la meilleure expérience jusqu'au moment où tu te rend compte que tu n'es pas plus invulnérable que les autres... Ouais... Il y a toujours quelque chose à détruire. "

Il se rejetait une dernière fois sur moi, mes coups bloquant ses poings, et mes bras ne servant que de rempart à des blessures par lame plus dangereuses. Je tentais désespérément une dernière foulée, tandis que sa lame transperçait mon pied dans un profond cri d'agonie, avant qu'elle ne remonte tout le long de mon corps, avant de s'enfoncer à l'aveugle quelques part dans mon corps, mes mains ayant eu le temps de la dévier pour le meilleur ou le pire, l'une d'elle se retrouvant embroché. Il en riait à en cracher ses poumons devant probablement héberger la Jamaïque complète, soupirant, voyant la conclusion parfaite à son affirmation... Je n'étais pas invulnérable.

"Aïe..."

Il venait retirer la lame, tandis que je laissais mon corps suivre le mouvement, s'écrasant en arrière, la tête venant s'effondrer dans le sable dans une profonde percussion, le tout laissant le sang s'extirper des plaies et de ma bouche qui se transformait en une fontaine rouge... L'ensemble des signaux électriques se redirigeaient vers cette plaie énorme, qui faisait écho avec celle dans ma main... Jusqu'à l'engourdissement complet. Je n'avais pas vraiment eu le temps de devenir un Homme nouveau tout compte fait...







Chapitre VII.I.:

Il restait planté au dessus de Jason, la lame prête à s'enfoncer de nouveau, cette fois-ci en direction de son oeil. Il n'avait qu'un geste à faire, tandis que le bout de sa lame titillait la pupille de sa prochaine victime. Il grimaçait, semblant hésiter sur l'ultime geste qui aurait dû terminer cette histoire. Jason, lui, respirait fortement, la conscience s'éteignant peu à peu. Il cherchait la moindre bouffée d'oxygène entre deux gorgées de sang.

"Je pourrais t'achever Hawks... Mais je ne suis pas sûr qu'Orton soit d'accord."

Le pointeur sur sa poitrine avait apparue au moment où l'adversaire s'était effondré au sol. Si Jessy était dans le coin, elle n'avait pas eu le champ libre pour tirer avant que Jason ne me fasse embrocher. Le laser était fixe... Une stabilité que peu de personne aurait pu avoir avec un fusil de précision.

"Tu compte rester là toute la soirée Orton ?! Où vas-tu sortir de ta cachette ?!
- Recule Toro ! T'as approximativement 10 secondes. "


Il en riait, d'un rire frénétique qui résonnait au même titre que sa voix à travers les montagnes. Il cherchait du regard celle qui le visait, tandis que sa lame restait immobile, laissant le sang présent couler sur la joue blanchâtre de Jason.

"Et notre belle agent fédéral ?
- Morte ! Mais ça j'imagine que c'était le résultat attendu !
- Si m'attirer dans un piège était son seul moyen de récupérer sa fille, elle était morte d'avance. La question qui se pose Orton, c'est pourquoi tu accepte encore de bosser avec le FBI... Autre question... Pourquoi est ce que je respire encore ?"


Jessy n'était probablement pas disposé à lui donner une réponse, tandis qu'il brandissait la lame, s'apprêtant à donner le coup, avant qu'une dizaine de pointeurs laser n'apparaissent sur son torse.

"Au choix Toro. Laisse Hawks, et barre toi !
- Tu ne peux pas me tuer Orton... Trop de conséquences dans le geste.
- Je ne suis pas sûr que tu veuille connaître la conséquence de la mort de Hawks pour ta propre survie.
- Je vais m'y risquer."


Et la lame s'élançait, jusqu'à ce qu'une balle ne vienne heurter la main du vieillard, le poussant à lâcher l'épée dans un profond cri de douleur, le faisant se cacher derrière le rocher.

"Putain la pute !
- Toro... J'ai pas envie d'un conflit inter-continental entre organisations... Je te laisse encore une chance de partir."


Il semblerait que la tendance venait s'inverser, tandis que Jessy prenait l'avantage. Le vieillard se plaignait, avant de sortir les deux mains en l'air.

"M'okay... Dis à tes chiens de me laisser. Comme tu le dis si bien, ce serait con d'avoir un conflit d'une telle ampleur avec L.A comme champ de bataille."

Tout les viseurs venaient se retirer, tandis que le vieux passait à côté de sa proie, ramassant son katana en lui souriant froidement. Lui, ne voyait déjà rien d'autre que la mort qui s'approchait de lui. Il avait fini par fermer les yeux, entre deux quintes de toux excessive. Toro repartait à bord de l'un de ses SUV, tandis qu'un homme se démarquait du paysage, sous son camouflage complet, s'approchant de Jason.

"Jessy ! On en est où des secours ?
- Ils arrivent !
- L'équipe de nettoyage ?
- C'est déjà fait ! Occupe toi de Hawks, Davis !"


L'homme venait se jeter sur Jason, s'acharnant sur les gestes de premiers secours. Ce dernier, lui, ne respirait déjà plus.

"Hawks ! Reste avec nous Hawks !"

Il s'était placé au dessus de lui, cherchant désespérement à faire repartir le coeur de l'homme. D'autres s'approchaient, venant aider Davis dans son action.

"Hawks ! Bordel ! Hawks ! Me lâche pas maintenat, c'est loin d'être terminé !
- Il respire !?
- Non !
- Lâchez rien en bas ! "


Perchez en haut de sa colline, Jessy scrutait les environs à chaque instant, avant de regarder son portable. Elle n'avait semblé aussi impatiente, voyant probablement en cette soirée l'un des plus gros échec de sa vie. Elle venait s'accroupir, en fermant les yeux... Espérant juste un miracle.

Chapitre VII.II.:

"Tu vas faire quoi maintenant ?
- Disons qu'on attend...
- Jessy...
- Tu as une meilleure solution à nous proposer ?
- Certes... Et pour le FBI ?
- Si ils apprennent qu'elle est morte, alors on est bon pour jouer sur un nouveau front. C'était notre seul agent de contact, et la seule qui faisait qu'on était pas des proies pour le gouvernement.
- On dirait que vous vous êtes encore mit dans une situation complexe. Ton équipe de nettoyage c'est occupé de tout ?
- Absolument... Le FBI ne trouvera rien... Du moins, il mettront suffisamment de temps pour que l'on trouve une échappatoire.
- Ce n'était censé arriver... Vous auriez dû récupérer la fille, et Hawks. Maintenant vous avez Toro de retour dans le viseur, et vous dans le sien. Et ça finira par me retomber dessus également.
- L'imprévu, je commence à avoir l'habitude.
- Bien. Et pour Kaulins ?
- Quoi Kaulins ?
- Si elle est morte... Qui le surveille ?
- Je suis sûr que Kaulins et se petite bande se démerdent très bien de leur côté...
- Mais...
- On était chargé de surveiller Jason sur ce coup et après ! Kaulins ne fait pas partie du contrat.
- Et maintenant ?
- On attend..."


Elle plongeait les deux mains dans les poches, rejoignant la sortie, tandis que l'homme, lui se contentait de rester dans sa pénombre, assis confortablement dans son fauteuil. Il observait par la baie vitrée l'eau éclairé par la lueur des étoiles, en soupirant. Il apportait son verre à ses lèvres, tandis qu'une douce mélodie continuait de jouer, ne laissant pas la place au silence imposant qui aurait pu s'installer dans une telle situation. Il redressait la tête en direction de Jessy, l'interpellant:

"Jessy...
- Mmh ?
- Tu as le don pour foirer avec la famille Hawks, hein ?
- Garde ton sarcasme pour toi..."


Elle venait fermer la porte du bureau, laissant l'homme dans son obscurité, avant de soupirer longuement. Elle attrapait son téléphone, tapant le numéro d'un air hésitante. Elle n'était pas sûr de vouloir passer cet appel... A vrai dire, elle n'était plus bien sûr de grand chose...





Dernière édition par Azelat le Mer 25 Oct 2017, 19:36, édité 11 fois
avatar
Leader Staff
Leader Staff
Date d'inscription : 13/03/2013
Messages : 5743
Age : 23
Localisation : Catalunya.

Informations InGame
Prénom_Nom: Ethan_Kaulins
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Jason Hawks - [Livre III "Rising"] - 1e Partie - Why do we fall ?

le Jeu 19 Oct 2017, 18:07
A beauty
avatar
Leader Staff
Leader Staff
Date d'inscription : 23/08/2011
Messages : 4341
Age : 20
Localisation : Nul part et sûrement ailleurs

Informations InGame
Prénom_Nom: Jason Hawks
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Jason Hawks - [Livre III "Rising"] - 1e Partie - Why do we fall ?

le Dim 22 Oct 2017, 13:17
4 Chapitres sur 7. Avec un retour dans le passé pour le chapitre 4... A lire attentivement.
avatar
Leader Staff
Leader Staff
Date d'inscription : 23/08/2011
Messages : 4341
Age : 20
Localisation : Nul part et sûrement ailleurs

Informations InGame
Prénom_Nom: Jason Hawks
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Jason Hawks - [Livre III "Rising"] - 1e Partie - Why do we fall ?

le Mer 25 Oct 2017, 19:31
Chapitre 7. The End.
Contenu sponsorisé

Re: Jason Hawks - [Livre III "Rising"] - 1e Partie - Why do we fall ?

Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum