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Prénom_Nom: Jason Hawks
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Jason Hawks - [Livre II "Falling"] - Finale - 4e Partie: Head full of Shadows

le Dim 25 Juin 2017, 15:51


"Détruit, entièrement, les morceaux jetés au fond du Pacifique, la tête remplie d'ombres. L'Effet Fitzermann ne s'était pas éteint. Il n'avait fait que s'amplifier avec tout ce qui m'arrivait. "






"T'es flic bordel."
- T'as raison... Je devrais m'arrêter moi même."


Je me mettais sur lui, tel un exécuteur prêt à abattre sa proie. Mes poings venaient danser sur son visage, tandis que les sirènes se faisaient de plus en plus bruyante. Jessy sortait du couloir, revenant sur la piste avec sa soeur et John.

"Hawks, arrête ça, faut qu'on se tire.
- Non. Vous, vous y allez. Moi je reste. "


Il n'aura pas fallu lui répéter la chose deux fois. Et tandis qu'elle se précipitait vers la sortie arrière avec son équipe, je relevais cet anglais un peu trop téméraire dont le visage était le portrait parfait de sa vie, pourrie jusqu'à la moelle. Il était en mauvaise état. Je l'étais aussi, mais j'avais suffisamment de haine en moi pour tenir debout malgré une douleur évidente. Je n'étais pas un homme dans ces situation, je n'étais juste qu'une bête. L'esprit corrompu, je ne voyais plus l'intérêt du bien quand on voit le mal qui règne. Je le retenais par le col, lui donnant quelques claques pour qu'il reste conscient tandis que ses jambes ne répondaient plus. Il gémissait, le sang coulant le long de son cou, tâchant son beau costume à quelques milliers de dollars. Un homme qui tombait d'aussi haut que sa richesse et son pouvoir le lui permettait. Le genre de raclure qu'on est bien content de voir s'écraser au sol. Et plus ils sont puissant, plus l'atterrissage est jouissif.

"Eh... Je t'avais prévenue espèce de merde. J't'avais prévenue que vous alliez souffrir.... Tu ne m'as pas écouté. C'est bien dommage pour toi... Ca ne fait que commencer. "

Etait-ce légal ? Pas vraiment. Mais je n'ai pas eu le temps de réfléchir à la question quand les Shérifs du comté ont débarqué au milieu du dancefloor. Et quelque chose me dit qu'ils n'étaient pas là pour danser. Je relâchais ce pauvre type, alors que je les entendaient crier. Ils criaient plus que mes oreilles ne pouvaient le supporter, m'ordonnant de me mettre au sol, leurs lampes m'aveuglant davantage que les stroboscope de la piste. Et c'est finalement quand ils m'ont relevé, et qu'ils m'ont mis face au gradé, que je me suis rendu compte que j'aurais peut être bien fait de me barrer. L'homme venait observer mon badge encore à ma ceinture avant même de me rendre compte que j'étais loin d'être en super forme.

"Qu'est ce que vous faites si loin de chez vous Commandant Hawks ?
- Oh vous savez ce qu'on dit sur moi Shérif... J'suis loin d'être un expert pour suivre les protocoles. "


Il venait examiner le pauvre gars au sol, ainsi que le reste de la piste, soupirant longuement. Il était face à un dilemme. J'étais hors de ma juridiction... Mais ces types étaient armés... Et moi j'étais un gradé du LAPD. Comment définir le vrai du faux dans tout cela ? Impossible... Je ressemblais pourtant bien plus à un fugitif recherché pour quatre homicides, trois viols et la mort du chien du Shérif. Mais un badge... Ca change toute la donne quant à la culpabilité d'un homme. Si on vous dit que tout le monde est sur la même échelle au yeux d'une justice défini comme aussi clair... Je vous répondrais de mieux regarder. La justice de ce pays était clair oui... Mais juste aussi clair que l'eau boueuse d'un marécage, rien de plus. Et devant la constatation qui résonnait aussi bien dans ma tête que celle de l'adjoint, il se contentait d'ajouter:

"Vous auriez bien besoin d'un médecin Commandant. "

Je venais rire nerveusement, laissant ma toux prendre le dessus et ma douleur me faire plier le genou. Je tournais la tête, mon sourire venant alors disparaître à sa vue... Elle était encore là... Signe que encore une fois, j'étais loin d'être dans ma forme olympique et que désormais... Je risquais de ne plus jamais l'être. Je sortais de cette foutue boîte de nuit clandestine, soutenu par ce Shérif qui voyait bien que j'avais un peu de mal à mettre un pied devant l'autre.

"Dites moi Commandant...
- Quoi ?
- Dois-je m'inquiéter ?
- Pourquoi ?
- Seul, à faire ce que vous avez fait... Vous tenez à peine debout. J'peux savoir ce que vous cherchez ?
- Non...
- Quoi, c'est une enquête privée ?
- On peut dire ça comme ça ouais...
- Mais...
- Posez pas trop de questions."


Il me relâchait finalement, m'observant avec plus de pitié que d'interrogation, alors que je venais déambuler au milieu des gyrophares, boitant, continuant ma route. Jessy avait fuit, mais on était loin d'avoir fini ce que vous avions commencé. Un business en moins, les protagonistes de cette histoire n'allaient pas tarder à ce pointer. La fin était incertaine, mais proche. Un résumé parfait de mon autobiographie.







Chapitre I.I.:

Noël. Les guirlandes et toutes les conneries de tradition pourrie venaient rapidement prendre place au milieu de Los Angeles, alors que les grands bonhommes rouges défilaient, et que je marchais toujours avec cette canne qui me tenait debout. Ils avaient tous l'air ridicule dans leur costume de Noël, comme à un mauvais carnaval de fond de banlieue. Et moi, j'étais perdue, au travers d'une fête traditionnelle qui ne voulait plus vraiment rien dire. Où pouvais-je bien aller ? Il n'y avait plus beaucoup d'endroit. Un motel moisie comme seul refuge, je repassais souvent devant ma maison en me rappelant que quand même... C'était pas mal. Il n'en restait évidemment qu'un tas de cendre tandis que le bandeau jaune "do not cross" était encore exposé devant l'entrée comme si c'était une putain d'oeuvre d'art.

Moi, tout ce que je ressentais, c'était la chaleur des flammes et l'odeur de la fumée me piquant les yeux et le nez. Je n'arrivais pas à me sortir ces images de la tête, quand ce n'était pas celle de l'hallucination de Tia qui prenait le dessus. Une douleur psychologique qui faisait bien son effet. J'avais envie de m'ouvrir le crâne et d'aller la gratter tandis que je me contentais juste de deux cachets pour mes blessures qui me rappelaient une fois de plus que je n'étais pas passé loin de la mort. Et les questions existencielles revenaient... Comment j'avais survécue ? Est ce que seulement il y avait un sens à tout cela ? Est ce qu'il fallait que je trouve le moyen de rattraper mes erreurs, en commençant par Tia ? Une seconde chance ? Bien que ça ressemblait beaucoup plus à la trente neuvième. Autant de questions sans réponses, et encore des visions d'une soirée d'enfer au milieu de la cité des Anges.

C'était Noël, et j'étais seul, une fois de plus. Mais comparé aux années précédente, j'avais la sensation que même mon esprit n'avait plus envie de passer les fêtes avec moi. Je m'étais perdu au fond de ce bar à boire whisky sur whisky, malgré que le médecin m'avait fortement recommandé de ne pas boire pendant la convalescence. Le barman s'accoudait avec moi au comptoir, me voyant comme il ne m'avait jamais vue... Détruit, entièrement, les morceaux jeté au fond du Pacifique, la tête remplie d'ombres. L'Effet Fitzermann ne s'était pas éteint. Il n'avait fait que s'amplifier avec tout ce qui m'arrivait.

"Les temps sont durs ?
- Vous n'avez pas idée.
- Boh... J'ai peut être bien connue des temps de ce genre."


Un homme à la soixantaine bien amorcée. Il avait la carrure parfaite du gars qui savait de quoi il parlait. Un ton de sagesse que peu de personne dans ce monde savait manipuler. Il attrapait une bouteille de whisky de bonne marque, remplissant le verre avant de le faire glisser vers moi.

"Celui-ci est pour moi. "

Je le remerciais d'un geste amical de la tête, gobant le contenu de ce verre sans prêter plus attention que ça au goût qu'il avait. Je recommandais davantage de verre, prenant un peu plus mon temps au fur et à mesure que ceux-ci se vidaient, jusqu'à ce qu'une personne vienne s'accouder avec moi au comptoir.

"Noël n'est pas fait pour vous, hein Hawks ?"

Il avait tout pour lui. Il commençait lui aussi à entrer dans un âge qui ne lui était profitable que de sagesse, mais toujours avec une classe à l'américaine qui faisait la fierté de son patriotisme.

"Vous n'avez pas une famille monsieur le procureur ?
- Boh j'en ai bien une. Mais elle n'est pas autant dans la merde que vous."

Chapitre II.II.:

Il commandait la même chose que moi. Un whisky double, sec. Et il ne se contentait pas du verre que le reste de la clientèle commandait. Non, il était plutôt du genre à prendre le verre qui vous ferait perdre les yeux à en voir l'addition. Je levais mon verre, regardant le sien, avant de le fixer lui, ajoutant:

"Davidson.
Hawks."

Une gorgée, pleine de satisfaction, il redressait ses manches, commençant son petit speech de connaisseur de loi.

"J'ai dû faire relâcher votre tueuse.
- Quelle surprise...
- Vous l'avez un peu amoché.
- Hayes l'a plus amoché que moi.
- J'ai cru comprendre ça. Estimez vous heureux, vous n'aurez pas de poursuite.
- Et par quel miracle ?
- Disons qu'on a pas mal d'informations sur elle et son avocat. Surtout sur l'avocat en réalité.
- J'imagine que ça vient pas de votre enquête d'exception...
- Vous savez ce qu'on dit. Il faut savoir marchander avec les bonnes personnes. Et peut être que vous devriez y réfléchir aussi...
- Je bosse seul.
- Et vous crèverez seul sur ce coup là. "


Un léger instant de silence, tandis qu'on se regardait, les yeux dans les yeux, buvant chacun notre verre comme deux bons américains.

"J'imagine qu'on parle de la même personne...
- Probablement. "


Il venait glisser un papier sur le comptoir. Il aurait pu être vierge si un numéro de téléphone écrit en minuscule n'était pas inscrit dessus. Ce numéro appartenait à une connaissance qui n'aurait aucun intérêt à m'aider dans cette situation sauf si ces foutues anglais lui posaient également problème. J'imaginais bien qu'elle n'essayait pas de me contacter par simple amitié...

"J'suis pas fan d'Oak Spring. Ca n'a pas été la grande joie la dernière fois que j'y ai mis les pieds.
- Elle est la seule qui peut vous aider.
- Bosser avec une criminelle. C'est le pied.
- Vous l'avez déjà fait.
- J'avais mes raisons.
- Appelez là.
- C'est elle qui vous envoie ?
- C'est une possibilité."


Il finissait son verre, constatant que j'étais plus que perplexe. Il se relevait, payant son addition en liquide avant de ressortir du bar. Moi, je me contentais d'attraper ce papier, sortant mon téléphone, avant d'entrer le numéro inscrit. J'étais loin d'avoir envie de le faire, mais encore une fois, c'est toujours quand on est en quête de quelque chose qui nous dépasse, qu'on en vient à faire des choses qui nous dépasse. On se met à fréquenter des personnes avec des idéaux assez spéciaux, mais bon, puisqu'ils peuvent nous aider dans notre quête, on les écoute. Le problème, c'est que ces personnes sont en général de mauvaises... Très mauvaises fréquentations.

Le téléphone sonnait, tandis que je tapais du pied, toujours aussi peu satisfait, recommandant un nouveau verre. Je me demandais alors si j'aurais prit la même décision avec un gramme d'alcool en moins dans le sang. Mais dans le doute, je préférais éviter la réponse. La personne venait décrocher, ajoutant avec une voix toujours aussi mignonne.

"Allo ?
- Jessy Orton ?
- Ah... Commandant Hawks..."







Chapitre II.I.:

Une légère brise glaciale au milieu de cette forêt dense. Le vent venait siffler entre les branches dévêtue de ces arbres. Une odeur de campagne bien agréable, qu'on pouvait respirer à plein poumon si une autre odeur pourrie de came ne venait pas rapidement atteindre nos narines, capable d'apporter avec lui trois cancers à la seconde. Nous avancions dans ce décor magnifique sinon complètement anarchique. Jessy restait silencieuse, tandis que je soupirais longuement. La marche, ce n'était pas vraiment mon truc, et ça ressemblait plus à une partie du club de chasse d'Oak Spring qu'à une traque aux criminels.

"Rappel moi ce qu'on fait ici Jessy...
- C'est bien toi qui cherche un groupe d'anglais non ?
- Ouais...
- Rappel moi comment ça a commencé ?
- Ils ont détruit ma maison et menacé la mauvaise personne."


On avançait, sans prêter plus attention que ça à la discrétion dont nous faisions preuve. Disons que si quelqu'un nous voyait, nous étions mort dans la seconde qui suivait. Ce qui ne semblait pas vraiment me déranger, et Jessy non plus. On arrivait à hauteur d'une petite cabane de chasseur qui ne faisait pas fière mine. Elle me faisait signe de me baisser, tandis qu'elle attrapait sa paire de jumelles, observant les environs. Je ravalais deux comprimés, m'approchant d'elle, chuchotant:

"C'est quoi ici ?
- Une bande de tocards qui fabriquent de la drogue de mauvaise qualité en copiant sur celle de bonne qualité.
- Et en quoi ça nous mène à nos anglais ça ?
- Tu poses trop de questions Hawks. Prends donc ton fusil et suis moi. "


Nous nous approchions sans vraiment de crainte de la maison, arme en main. Un premier homme venait nous interpeller, finissant avec une cartouche de chevrotine en pleine face, alors que la détonation venait exciter les hommes à l'intérieur.

"A toi l'honneur."

Je m'approchais de la porte, redoutant le geste, avant de l'enfoncer, tirant dans le genou du premier venu, avant d'exploser le bras du second. La cabane n'était qu'une cuisine géante pour drogue de qualité sûrement encore plus médiocre que ce que la plupart des plus petits dealers vendent. Une drogue qui faisaient planer à une vitesse impressionnante, mais qui ne durait pas assez longtemps pour qu'on s'en rende compte. Tout ici sentait le pourrie, le rouillé et le renfermé. Le ménage était décidément pas leur fort. On passait à cinq cancers à chaque inspiration d'air... Arme posé sur le front de ce pauvre gars, j'attendais que Jessy fasse son entrée, elle qui venait rapidement braquer le second homme.

"Bonsoir.
- Putain Orton ! Je te jure ! Je vends pas sur ton territoire.
- La ferme... J'aurais besoin d'une information. "


J'aurais dû m'en douter. Jessy m'aidait, mais plus par intérêt personnel que par l'envie de m'aider. Après tout, elle dominait un vaste terrain de vente d'armes et de drogues, qui s'étendait sûrement sur plusieurs Etats maintenant. Nous étions comme deux parasites en symbiose. Une cohabitation permettant la survie de chacun, l'un amenant de quoi survivre à l'autre, et vice versa. Un paradoxe que peu de flics pourraient supporter, et qui auraient fait exploser les cervelles des affaires internes, et du FBI si il venait à s'ébruiter. Encore une fois, je jouais avec le feu... Ca ne me dérangeait plus vraiment à vrai dire.

"Je sais rien ! Je sais rien !"

Son deuxième genou venait irrémédiablement exploser, avant de se retrouver étalé dans la cabane et sur le sol. Jessy se contentait d'en sourire tandis que sa victime pleurait toutes les larmes fluorescentes de son corps à s'en désecher.

"Si je te dis Anglais... Tu me réponds quoi ?"

Chapitre II.II.:

L'homme ne savait plus vraiment quoi répondre. Un redneck perdu au milieu d'une forêt. Il avait déjà une sale gueule et un corps pas vraiment à son avantage, et il venait de perdre un tibias et un genou sur deux jambes différentes. Le gars que je braquais, lui, avait meilleur mine, mais semblait tout aussi apeuré, avec ses yeux injectés de sang, et les poches qui vont avec. Des putains de toxicoman qui devaient sûrement plus cuisiner pour eux même que pour leur potentielle clientèle, bien que je voyais mal qui pouvait acheter leur merde.

"Alors Bart. Je veux des informations...
- J'vois pas de quoi tu parle Jessy ! J'te jure !
- Arrête. On sait tout les deux que tu vends dans des raves party. Et souvent, c'est pas toi l'organisateur...
- Quoi ? Putain de merde Orton ! D'où tu tiens cet info ?
- Rappel moi mon nom déjà ?
- Orton.
- Eh bah t'as ta réponse..."


Une professionnelle, aussi bien dans le meurtre que dans le monde des affaires. Et elle avait un talent particulier dans celui de la revente d'informations. Elle trouvait tout ce qu'elle voulait. C'est sûrement pour ça qu'elle arrivait si bien à cacher ce qu'elle voulait jusqu'à ce que ça foire. Le dernier exemple en date était bien sûr Sharon... Personne n'a jamais su comment Jessy a foiré la dissimulation de ma soeur... Et personne ne le saura probablement jamais. Je devais bien admettre que tuer Jessy avec le câble de sa souris d'ordinateur m'était bien venu à l'esprit après l'enterrement... Mais j'avais autre chose à régler. Du moins, c'était le prétexte donné pour m'éviter d'avoir des jamaïcains en plus des anglais sur le dos.

"Bon. Je vais faire simple. Y a un groupe qui fait des Raves Party tout les week end dans des boîtes clandestines qui bougent tout les week-end, ce qui donne pas mal de fil à retordre au département du Shérif. Idéal pour vendre leur came, toi, t'es le profiteur... Le parasite qui vend sa copie médiocre en la faisant passer pour l'original.
- J'arrêterais de leur vendre ! Promis ! Mais putain épargne moi Jessy ! Je ferais ce que tu veux !
- Putain, je veux pas que t'arrête, j'en ai rien à foutre. Je veux l'emplacement de la prochaine soirée. "


Le redneck reprenait peu à peu son calme, son corps arrêtant de trembler. Il était en état de choc, et se marrait, observant ses deux jambes avant de regarder Jessy.

"Sérieusement ? Tu trouves ce que tu veux, mais pas cette info là ?
- J'ai pas de contact chez ces putains d'anglais. Toi apparemment si.
- Je gagne quoi à t'aider hein ?
- J'suis pas sûr que tu t'es bien regardé..."


Son sourire venait rapidement disparaître lorsque Jessy approcha le canon du front de sa prochaine victime.

"Woooh ! Okay okay !
- Parle. "

Chapitre II.III.:

"T'es sûr que c'est ici ?
- Jason... Ecoute. "


On entendait déjà le bruit des basses qui faisaient vibrer l'herbe jusqu'ici. A en juger les émanations de lumières psychédélique, il fallait bien admettre que ma question aurait pu être seulement rhétorique si elle n'était pas complètement stupide. J'attrapais mon fusil, soupirant, le canon posé à l'épaule, avant de m'approcher seul de la porte d'entrée, laissant Jessy, sa soeur et Davis dans l'incompréhension. D'ici, j'arrivais encore à entendre John se demander ce que j'étais en train de foutre. La réponse était simple... J'allais à mon exécution nocturne au milieu de junkie, d'ado en crise d'adolescence, et de criminels pas très futés jouant les videurs. Je m'arrêtais devant ces deux gars, la main gauche dans la poche, sourire aux lèvres.

"Salut. "

Ils avaient leur mains dans le dos, prêt à dégainer leur flingue. Je regardais un instant autour de moi, avant d'ajouter d'un ton toujours aussi serein.

"Désolé, mais vous n'allez pas avoir le temps de sortir ces flingues..."

Ils tentaient pourtant, alors que ma cross venait en défigurer un, et la chevrotine couplée à mon pied venait propulser le second à l'intérieur du bâtiment. Pas assez loin, je me contentais de l'attraper, le lâchant au milieu du dancefloor. La musique se baissait, tandis que les trois quarts des personnes présentes pensaient que leur esprit pervertie leur jouait des tours... Du haut de son bureau, je reconnaissais ce bon vieil avocat anglais... Définitivement, la soirée s'annonçait plus cool que prévue.

Il en sortait de tout les côtés, les tirs de sommations commençant à se faire entendre à travers le son dancehall pourrie de ce club décadent où respirer en devenait mauvais pour la santé, mélangé à l'agitation d'une foule qui courait rapidement dans tout les sens, quand ils en étaient capable. En guise de réponse, mon fusil à pompe faisait bien l'écho, ainsi que les fusils mitrailleurs de mes alliés. Et une fois que les balles étaient désormais toutes utilisées, autant y aller au poing. Plus je les frappais... Plus j'avais la haine... Et je me suis souvenue que mon 44 Magnum était là... Encore une fois. J'observais la pièce à l'étage, dont la baie vitrée donnait directement sur la piste. Ce putain d'anglais était encore là haut... Il fallait que j'aille lui rendre une visite de courtoisie moi même. J'arrivais au niveau du couloir, finalement bien accueillie. Je progressais en laissant le sang des victimes et le mien de temps en temps gicler sur les parois, quand il ne fallait pas se tenir au mur pour éviter de tomber. Les balles fusaient, les coups se déchaînaient. Le corps en transe, les douleurs revenantes. Aucun cachets n'auraient pu me sortir de cette situation de stress et de rage, tandis que je continuais d'avancer, ma chemise blanche venant contraster avec le rouge dominant. Une perte de contrôle à en faire peur le pire des psychopathes, tandis que je me retrouvais au milieu de ce couloir, entouré de cadavre, sans même comprendre comment un tel résultat était possible. Un long cri de rage, étouffé par la douleur. J'avançais au travers cette allée couverte de sang, trouvant finalement ce putain de chemin à travers les morts. Les poings écorchés, saignants et écarlates, ma main droite venait encore fermement tenir ce 44 Magnum que j'appréciais tant. La main gauche posée sur mon abdomen... La blessure n'était pas belle, et pourtant... Je continuais d'avancer, boitant de surcroît, le regard autant emplie de peine que remplie de rage. Je respirais profondément, arme en main, elle dont les phalanges étaient déjà rouge écarlate. Un instant de répit contre un mur... Un dernier soupir pour méditer rapidement... Je cherchais à bloquer la merde auditive qui me pénétrait lentement et vicieusement dans le crâne, tandis que les bourdonnements dû aux traumatismes me donnaient l'envie de faire exploser le record de décibels que pouvait dégager cette boîte foireuse. Je me redressais, passant ma manche sur mon front, finissant par franchir cette putain de porte... Et la suite... Vous la connaissez déjà.





Chapitre III.I.:

Je m'éloignais peu à peu de toutes ces lumières qui commençaient à détruire mes rétines. Je boîtais, c'était évident. Perdu en pleine campagne, je ne savais pas vraiment ce que j'allais faire. Jessy était partie, allait-elle seulement revenir maintenant que ces intérêts étaient comblés ?

Un business en moins, les anglais en étaient réduit à devoir abandonner ce commerce que Jessy s'était probablement empressé de prendre. Une guerre allait probablement se déclencher entre les deux camps, mais ce n'était pas vraiment ma préoccupation. Je me contentais de m'éloigner avant que le Shérif ne change d'avis et ne m'arrête. Je longeais cette route sans vraiment de destination, marchant comme je pouvais, alors que la fatigue me donnait une dégaine plus proche d'un mort vivant que d'un homme sortant d'un combat. J'arrivais à une petite ville de ce comté complètement paumé. C'était ce qui se passait quand on passait la limite de Los Angeles... On passait de plusieurs millions d'habitants à du vide. Une tranquilité qui me plaisait. Peut être que je devrais prendre ma retraite dans le coin. La lumière des lampadaires à moitié détruit me donnait une vague idée de ce à quoi ressemblait la ville. On entendait encore quelques chiens aboyer, alors que les loups de la forêt avoisinante se faisaient bien entendre aussi. J'imaginais déjà le cris de demoiselles en plein viol au milieu de cette belle nuit... Il n'en fut rien. A croire que les criminels changent... Non... Le temps passe, mais rien ne change.

Je m'approchais de ce banc, m'asseayant un instant, observant les environs. Je soupirais, à mon habitude, sans chercher à comprendre pourquoi j'étais fatigué. J'avais les mains encore pleine de sang, une jambe en vrac, et un abdomen qui me faisait plus que souffrir. Je n'avais pas la tête à aller ailleurs, et de toute façon j'étais à pied... C'était Jessy qui m'avait emmené. J'aurais peut être dû réfléchir à deux fois avant de lui dire de partir sans moi. Je relevais mon poignée, regardant ma montre dont le cadran avait fatalement été cassé pendant toute cette merde. L'aiguille, elle, fonctionnait encore, et m'affichait deux heures du matin... Mais que diable faisais-je encore au milieu d'Oak Spring à deux heures du matin. Question existencielle, et je savais que jétais partie pour la réflexion de la nuit... La bouteille de whisky en moins, la seule lueur des étoiles comme inspiration. Je passais mes deux mains pleine de sang sur mon visage qui devait probablement pâlir de plus en plus. Mon portable était chez moi, pas moyen de contacter quelqu'un. Je revenais appuyer sur cet abdomen en ravalant ma salive, cherchant un sens à toutes ces conneries, alors que je sentais le souffle de la mort dans mon cou. C'était une belle nuit pour mourir... Mais la mort elle même ne semblait pas de cet avis, continuant à me narguer sans jamais m'emporter.

Chapitre III.II.:

J'étais assis sur ce banc, incapable de penser, ma tête remplie d'ombre. Je commençais à tapper nerveusement du pieds sans vraiment savoir pourquoi, alors que mon corps tremblait, et mes soupirs s'accentuaient... J'étais nerveux, pour une chose que j'ignorais complètement. J'étais dans ce genre d'instant, en phase avec moi même. Incapable de réfléchir sereinement, je me contentait de me faire peur en repensant à cette soirée, qui me faisais repenser à toutes les autres. J'étais une ombre perdue dans la pénombre d'une nuit éclairée à la seule force d'un lampadaire trop endommagé pour que l'on distingue son utilité.

Et je continuais de trembler. Pourquoi je tremblais ? Pourquoi j'étais nerveux. Aucune idée... J'étais là, espérant que Dieu m'envoie un autre signal. J'espérais que quelque chose vienne me sauver, alors que j'avais encore franchi la limite des limites. Je n'étais plus un flic à cet instant... Je n'étais plus rien qu'un ange vengeur au mauvais tempérament. Je venais sortir mon insigne de ma poche, le fixant un long instant, me demandant bien pourquoi je le portais encore. Et sous le son de la nature, des loups, des criquets et d'autres créatures qui profitaient de leur vie nocturne, je me relevais sans hésitation, sous un espèce d'instinct primitif, me dirigeant vers la cabine téléphonique la plus proche. Je ne sais pas ce que j'allais y faire, mais il fallait bien admettre que j'étais déterminé. J'attrapais le combiné téléphonique, enfilant le peu de pièces qui restait dans ma poche en tappant un numéro que je connaissais par coeur sans même savoir comment. Je n'arrivais même plus à me souvenir à qui il appartenait, et pourtant j'étais là à le tapper, cherchant à découvrir qui se cachait derrière même si mon sub-conscient avait la réponse.

J'étais perdu dans cette nuit étoilée à chercher des réponses que j'avais déjà. Je n'arrivais plus à m'entendre, le trop plein d'idées dans la tête. Le téléphone sonnait alors que ma cervelle s'effondrait sur le poids d'émotions et de pensées que je ne contrôlais plus. J'étais en train de péter un cable sans raison. C'était comme dans un rêve. Tout s'emmêle, ça ne veut rien dire, et pourtant ça parrait cohérant. Et au réveil, on n'arrive pas à se souvenir... Cette idée là me donnait tellement mal à la tête que j'aurais aimé l'ouvrir et gratter la douleur. Pas de réponse au bout du fil, une migraine plus forte que mes autres douleurs... Je tappais le téléphone contre le combiné, soufflant, revenant récupérer les pièces pour retenter ma chance. Et ça sonnait... Encore une fois... Sauf que la réponse était loin de me satisfaire lorsqu'une balle venait servir de monnaie, explosant le combiné.







Chapitre IV.I.:

Je me retrouvais encore une fois face à la mort. Ou plutôt, c'est elle qui se trouvait juste derrière. Je ressentais le canon chaud de ce foutue flingue, pointé à l'arrière de mon crâne. Mon regard en coin ne me permettait pas tout à fait de percevoir celle qui la tenait, mais il était évident qu'à sa respiration et à sa manière de tenir l'arme... Elle m'en voulait.

"Une balle dans la tête, ça fait cher le coup de fil.
- Fermez là.
- Pourquoi je respire encore ?"


Il fallait bien provoquer un peu le destin. Je venais tranquillement raccrocher ce téléphone, avant de me rappeler qu'il n'en restait plus grand chose, me grattant l'arrière du crâne, soupirant d'un air désabusé. J'avais eu ma dose pour la soirée. Je saignais, ma blessure à l'abdomen me faisait encore mal... Et je n'avais plus de médicaments. La fatigue me donnait ce sentiment d'impatience qui m'énervait encore plus, alors je poussais un peu plus la fatalité.

"Pourquoi je respire encore ?"

Elle ne répondait pas, se contentant de braquer son arme, alors que mon sourire se dessinait de manière incontrôlée sur mon visage... Elle ne voulait pas me tuer... Ou plutôt, elle ne pouvait pas. Je lui faisait apparemment plus peur que son employeur et la coquette somme qu'il lui avait proposé. J'imaginais bien que le refus du contrat conduirait irrémédiablement à une annulation de la transaction avec dédommagement s'élevant au prix de son âme. Je me retournais, la fixant froidement dans les yeux, les deux mains dans les poches.

"Bien... Pourquoi je respire encore ? T'as pas les tripes de le faire ? Tu veux pas le faire ? Tu ne peux pas le faire ? Je te fais peur ? Je te fais de l'effet ? Tu m'aimes ? Tu me détestes assez pour me laisser vivre ? Tu veux un cookie ?"

Ouais... Peut être que le cookie était exagéré. Encore une fois, je tentais l'humour dans une situation qui ne le permettait de toute évidence pas. Cela dit, elle restait plantée là à braquer son arme sur moi sans savoir quoi faire. Je ne savais pas qui elle était, je ne savais pas ce qu'elle voulait, mais il était évident que ma survie représentait un plus grand intérêt que ma mort.

"Je veux que vous m'aidiez.
- Etonnant de la part d'une femme qui a pour mission de me tuer.
- Je crois que vous êtes assez dingue pour m'aider.
- Et je crois que t'es assez conne pour penser que je le ferais.
- M'aider vous donnera la possibilité d'en finir avec tout ça.
- Ah bon..."


Comme toutes les tueuses à gages, elle profitait de la moindre alternative. Quelle cible lui rapporterait le plus d'argent... Quelle personne pourrait l'aider au mieux. Et paradoxalement, j'étais celle qui lui rapporterait le plus d'argent en mourant tout en étant celle qui pourrait l'aider au mieux. On était dans une espèce de situation absurde dont la finalité pouvait être tout aussi ridicule qu'imprévisible.

"Qu'attends tu d'une cible ?
- Vous n'êtes plus ma cible. "


Evidemment. Elle avait loupé son coup, c'était retrouvée au poste... Les anglais ont du avoir du mal à la sortir, mais pas pour l'aider, juste pour pouvoir mieux l'exécuter.

"J'imagine que le contrat s'arrête là... Et qu'ils veulent ta peau hein ?
- Exact.
- C'est dommage.
- Si vous ne m'aidez pas, je vous tue.
- Et comme ça tu mourra quand même avec au moins un objectif de partiellement remplie dans ta vie de merde.
- Est ce que vous allez m'aider ?"


Je pouvais dire non, la conclusion n'aurait pas été glorieuse. En réalité, la question n'en était pas vraiment une. Si je l'aidais, je survivais au moins une nuit de plus, sinon tout s'arrêtait sous cette belle voûte étoilée.

"Ca marche, mais je dois faire quoi ?
- Tuer mon employeur. Je vous dis où le trouver, vous vous préparez, on y va ensemble. Et on sera quitte.
- C'est plutôt toi qui m'aide là.
- Nom de Dieu... Vous en avez pas marre d'être un connard comme ça ?
- Hein ? Désolé... Je t'entendais mais je t'écoutais pas..."

Chapitre IV.II.:

Une deuxième balle venait siffler à côté de mon oreille, finissant de détruire ce pauvre combiné téléphonique et mon tympan par la même occasion. Ca ne m'avait pas empêché de profiter de la situation pour lui casser le poignée qui lui restait, attrapant son arme, avant de la faire tomber au sol d'un coup de pied au bas ventre. L'arme braquée sur son front, elle me regardait avec la peur dans les yeux. Je sentais d'ici la mort, le sang et les larmes en cette belle nuit de printemps. Une respiration haletante et des gémissements... Elle tremblait, et ça se sentait d'ici.

"Donne le lieu.
- Nom de Dieu vous êtes pas sérieux. Je vous propose de m'aider !
- Ta gueule non ?"


Un regard aussi froid que vide. Elle me regardait dans les yeux, avec le même genre de sentiment qu'un cosmonaute pourrait avoir dans l'espace. En réalité, je n'avais pas vraiment envie de la tuer... La première fois. Mais elle venait de détruire mon seul moyen de communication, de me péter un tympan et d'oser me demander de l'aider alors que concrètement elle n'a pas compris que, dans l'histoire, c'était plutôt elle la cible et moi le chasseur.

"Alors... Tu me le donne ce lieu ?
- Vous allez me buter ?
- Non. "


Elle pouvait difficilement se tenir le poignée, avec l'autre déjà en mauvais état dû à notre dernière rencontre. Le long moment de silence et d'hésitation laissait place au doute... Mentais-je ? Mentais-je pas ? Impossible pour elle de le définir. Mais comme le dirait si bien Kaulins: "Tout le monde ment.". C'est sûrement ce genre de réflexion qui lui faisait garder ce même regard apeuré... Comme un petit chaperon rouge devant le grand méchant loup. J'abaissais finalement l'arme en soupirant. Un glock 17 bien chargé au bout de ma main encore ensanglantée par une soirée furieuse. Je venait passer mon autre main sur le peu de chemise propre qui restait, avant de la tendre vers cette pauvre fille qui ne savait plus si elle pouvait me faire confiance ou non. Cela dit, je ne le savais pas moi même. Elle l'attrapait, se relevant, faisant quelques pas en arrière, alors que mon regard derrière mes mèches longues imbibées de sang était toujours aussi froid.

"Le lieu.
- Downtown.
- Dis moi, on t'as déjà appelé google map ?
- Euuh...
- Bah je comprends pourquoi. "


Un long grognement, alors que je me dirigeais vers la vieille mustang de cette nana. Je me retournais, main posé sur l'abdomen, en l'interceptant.

"Attend, file ton téléphone du coup.
- Quoi ? Pourquoi ?
- C'est le genre de questions qu'il aurait fallu se poser avant de tirer dans le combiné téléphonique."


Elle me tendait son portable, alors que j'entrais le numéro de Jessy. Ce n'était pas elle que je voulais appeler à la base. En réalité, je ne savais même pas qui je voulais appeler à la base, mais là, c'est bien d'elle dont j'avais besoin.

"File l'adresse exact. "

Elle sortait un papier de sa poche, me le tendant. Ca sonnait... Jessy devait bien aimer laisser sonner son putain de portable. Pendant ce temps, l'autre cruche me passait devant, rejoignait sa voiture. Elle aurait pu l'atteindre si une détonation ne venait pas retentir dans la vallée, excitant les chiens, et les loups. Son corps venait s'effondrer au sol, l'arrière du crâne salement endommagé, tandis que je soupirais longuement. Le téléphone toujours à l'oreille, je laissais le canon du glock relâcher la chaleur par une légère fumée, tapotant la gâchette du doigt. Je venais surmonter l'obstacle que son cadavre représentait, montant dans sa voiture.

"Désolé chérie, c'est moi qui conduit ce soir... "

Je venais démarrer ce moteur au doux son, repartant en direction de Los Angeles à bord de ce bijou, laissant sa propriétaire refroidir sur le bord de la route.








Chapitre V.I.:

Le doux bruit des cartouches s'enfilant dans le fusil à pompe s'emmêlait à celui des chargeurs de M4 qui s'enfilaient dans mon gilet. Je devais bien admettre que j'étais fan du concept. J'étais toujours en convalescence... Je portais plus de bandage, à croire qu'ils allaient me servir de kevlar. Appelez les renforts auraient été inutile... Ils m'auraient tous prit pour un taré. Mais n'était ce pas ce que j'étais déjà ? Seul contre tous, devant un immeuble de Downtown. Bienvenue à la conclusion épique d'une histoire malsaine. Une dernière vérification du barillet de mon 44 et du chargeur du glock que j'avais conservé... Impossible de savoir pourquoi je le gardais, mais ça n'avait pas d'importance. J'entrais dans le bâtiment. Il n'y avait pas un seul son... Juste la femme derrière son guichet, dont je m'approchais. Je venais la fixer dans les yeux en souriant, posant le fusil sur le comptoir.

"Bonsoir... LAPD. "

Elle ne répondait pas, plaçant déjà sa main sous son comptoir, prête à dégainer ce qui pourrait être une arme avant que mon 44 ne fasse une symbiose avec son front.

"Je viens arrêter un méchant garçon... Donnez moi gentiment l'étage... En cas de non coopération je vais devoir vous arrêter... MAIS j'ai pas de menottes... Donc on va dire que le programme pourrait rapidement dégénéré sous la consommation excessive de médicaments que j'ai ingurgité pour avoir la chance de me déplacer de manière correct sans souffrir et sans somnoler... Donc... Etage... Connasse..."

La sonnette de l'ascenseur venait retentir dans le hall d'entrée, tandis que mon 44 perçait la chaire des deux corps qui en sortaient, avant de se repointer sur le front de la demoiselle qui avait eu le temps de prendre une arme. Je soupirais longuement tandis qu'elle tremblait... La demoiselle était un peu trop lente.

"Donne moi ta main... "

Nous détournions tout les deux le visage vers l'ascenseur... Les deux cadavres fraîchement tombés au sol venait bloquer la fermeture des portes. Ca me faisait marrer... Elle, elle en pleurait. Elle tentait tout de même dans un élan de folie de relever son arme vers moi avant que, cette fois-ci, ce ne soit le mur qui rentre en symbiose avec son crâne après une détonation purement involontaire dû à un réflexe de survie de ma part.

"Non... Pas comme ça qu'on donne une main pauvre conne... Mais merci de votre coopération..."

Je rangeais mon flingue, attrapant le fusil à pompe, rejoignant l'ascenseur... Je dégageais rapidement les deux corps en soupirant, tandis que l'un respirait encore, cherchant à survivre dans une situation qui ne lui permettait pas, une balle en plein poumon.

"Si tu me donne le numéro de l'étage, j'appelle les secours pour toi...
32e...
Merci petit. "


Je venais le rejeter dans le hall en le fixant un instant, comptant le nombre de chevrotine dans mon fusil tandis que lui se noyait dans son sang.

"Et... les... Les secours...
J'ai menti... Mais l'espoir fait vivre."


Les portes de l'ascenseur se fermait. Ses chances de survie venait de passer de 10 pour-cent à 0. Mais au moins, personne n'allait peiner à trouver son corps... L'arrivée fut plus que surprenante lorsque les balles se sont mises à voler à travers les couloirs de l'étage. Je sortais à peine de l'ascenseur que mes cartouches venaient sécher trois personnes, alors que je me déplaçais jusqu'au prochain abris. Je respirais fortement... J'étais stressé... J'avais surtout suffisamment mal pour me permettre de me dire que cette soirée avait plutôt intérêt à servir de vrai conclusion à cette merde. Et plus les corps venaient s'entasser, plus le mien me lâchait sous les impacts, les sons et les douleurs déjà existantes... J'aurais dû prendre une journée supplémentaire pour me reposer... J'avais préféré ne passer qu'une nuit à l'hôtel entre les deux nuits les plus agités de la semaine. Je soupirais lourdement, tandis que les murs venaient se repeindre de rouge, sous les trous nouvellement formé par les armes. Ils étaient plus nombreux que ce que j'aurais espéré. Cinq... Peut être six... Moins trois si on comptait les trois connards que j'avais flingué en sortant... Il en restait trois... L'un recevait ma dernière cartouche de fusil à pompe. Le second avait un mauvais abris... Dommage pour lui, les balles de M4 traversaient le bois.

Le dernier était plus coriace, tandis que nos balles continuaient de fuser. Mes joues venaient rapidement s'écorcher par des balles sifflants trop près de moi, et les débris de mur qui venaient me frapper le visage. J'étais déjà en mauvais état... Mon abdomen rejouait au yoyo avec le sentiment de douleur, tandis que mes jambes tremblaient... Je me sentais déjà transpirer et tourner de l'oeil... Une douleur insupportable sur-enchérie par un manque évident de médicaments... Je savais que je n'aurais pas dû en prendre autant. Mais quand l'accoutumance devient une addiction, difficile de s'en passer. Je rêvais de pilules et de whisky, tandis que mon abris se transformait en passoire. Et dans un dernier élan de courage, mélangé à un brin de folie, je sortais de derrière ce mur, visant l'homme, qui me visait également... Les deux en pleines fusillades, nos doigts appuyant sur les gâchettes comme si nos vies en dépendait... Enfin, c'était le cas, il fallait bien l'admettre. Une balle venait se loger dans mon bras, tandis qu'aucune balles ne sortaient de ma carabine, qui tombait au sol. Un gémissement de douleur, sous le pliement de mon genou... Finalement, la conclusion aurait pu être à ce moment là, si lui non plus n'avait pas gaspiller sa dernière balle dans une partie non mortelle de mon corps.

chapitre V.II.:

Pas le temps d'attraper mon magnum, ou le glock que j'avais conservé dans le holster à mon autre cuisse. Plus de fusil à pompe, et pas le temps de recharger la M4... Et un homme qui se jetait sur moi. Il élançait son pied vers mon visage, me faisant valser sur le sol, m'enchaînant de coup. Ma vision était déjà lourdement assombrie par tout ce qui m'étais arrivé... Mon corps supportait de moins en moins, et il faut bien avouer que je lui en avait beaucoup demandé pour un état de convalescent en une semaine. La loi de Murphy battait son plein lorsque mes douleurs me forçait à me mettre en boule au sol, cherchant juste à encaisser les coups. Un dernier coup de pied servait d'achèvement, me faisant cracher une énième fois un surplus de sang de ma bouche, tandis que le reste du visage suintait... J'avais l'habitude... J'étais devenue adepte de la transpiration sanguine. Un nouveau concept sympathique qui me donnait un air de véritable guerrier quand ce n'était pas juste celui d'une misère humaine en pleine déchéance qui cherchait à accomplir sa petite vendetta, juste parce qu'on a menacé la femme qu'il n'aura jamais. Cela dit, je l'avais bien cherché en attaquant le premier juste pour des réponses à des questions dont j'avais oublié l'intérêt.

L'homme venait m'attraper, bras sous la gorge, me mettant à genoux. Il m'étouffait... Une manière de merde pour mourir, tandis que je voyais rouge... Je ne savais pas si c'était mon cerveau qui disjonctait ou juste le sang qui se mélangeait aux larmes de douleur et de rage qui venaient remplir mes yeux de l'une des dernières émotions que j'arrivais à avoir. Tout le monde vous dira que la rage n'est pas une bonne arme lors d'un combat... Mais j'étais programmé par défaut pour la ressentir à chaque instant de ma vie depuis quelques temps... Mes coudes venaient frapper l'homme à l'aveugle... Je ne savais plus ce que je faisais... Et je suffoquais. Une vision noir... Rouge... Le cerveau manquant d'oxygène... Voila qui me rappelait des souvenirs peu appréciable alors que ce type me prenait pour son ours en peluche... Sauf qu'il me serrait un peu fort plus qu'une gamine de 6 ans. J'arrivais partiellement à me débattre, prenant le peu de bouffés d'oxygène que je pouvais... Relevant le regard face à moi... L'histoire se répétait, et le temps venait se ralentir une fois de plus. Mon cerveau mourrait à petit feu tandis que cette voix me disait de me laisser aller. Elle était face à moi... Elle souriait, tandis que la lumière blanche derrière elle venait m'aveugler... Une hallucination divine, ou juste une hallucination... Ca n'avait plus vraiment d'importance après tout...

"Laisse toi aller...
- J'aimerais...
- Pourquoi tu ne le fais pas ?..."


La question était évidente, la réponse l'était probablement tout autant, mais je n'arrivais décidément pas à la trouver. Je m'accrochais à du vide, à faire du vide pour obtenir du vide... Mais il me restait quelque chose à perdre...

"Je peux pas...
- Pourquoi ?
- Parce que je t'aime Tia..."


Mes deux bras venaient pendre le long de mon corps qui perdait toutes notions de vies... Tandis qu'elle s'approchait... Elle avait la respiration lente, calme... Rassurante... Sa main venait caresser ma joue tandis que son regard se plongeait dans le mien... On pleurait tout les deux sans savoir pourquoi... Le moment le plus dur de ma vie, et le plus beau... Et ce n'était qu'une putain d'hallucination. Je fermais définitivement les yeux... La force de survivre me quittait progressivement tandis que Tia caressait ma joue. La conclusion épique n'était finalement qu'une hallucination d'un moment que j'aurais pu obtenir... J'avais le cran d'aller me faire flinguer pour elle, sans avoir le cran de lui dire ce que je pensais d'elle... Une belle preuve du romantisme mais surtout de la connerie humaine que je représentais... Et soudainement, ses caresses se transformaient en griffures.

"Sometimes we can fall..."

Et la beauté devenait désespoir... Je rouvrais les yeux... Et le visage de Tia avait changé du tout au tout... Le visage angélique et rassurant était devenu un congélateur un peu moins gracieux...

"Oh non... Je suis en enfer c'est ça ?
- Pas encore Hawks... Pas encore..."

Chapitre V.III.:

Je venais cligner des yeux. Elle avait disparue... Et tandis que mon visage virait rapidement au violet, j'attrapais finalement la cross de mon 44 Magnum avant de diriger le canon sous le menton de l'homme juste derrière qui continuait de m'écraser la trachée. La violente détonation qui s'en suivit venait exploser le tympan qui me restait, tandis que je sentais son sang chaud et sa cervelle me retomber dans les cheveux. Lui, tombait en arrière... Moi, je m'écrasais en avant sur le sol, reprenant ma respiration que j'avais du perdre pendant cette bonne longue minute d'apnée... Peut être plus... Aucune idée... Je venais me remettre sur le dos, fixant le plafond, en refermant les yeux de nouveau. Le monde tournait... Il tournait vite... Mon cerveau cherchait à comprendre une fois de plus le sens du mot survie... Et Kaya revenait me hanter lorsque j'ouvris les yeux, elle penchée au dessus de moi.

"Putain de merde...
- On dirait que vous avez du mal Jason...
- Sors de ma tête."


Je me relevais lentement, m'appuyant contre le mur, le 44 me servant d'extension à mon bras gauche, le droit ayant perdu toute sensation... Ca devait être ça l'effet d'un cerveau en manque d'air et d'une balle profondément enfouit dans la chair.

"Vous avez sale mine.
- Sans blague...
- Il se pourrait que finalement, vous ayez quelque chose à perdre... Sinon vous ne vous seriez pas accroché ainsi.
- Ca te dirait pas qu'on en reparle plus tard ?
- Plus tard je ne serais plus là...
- Ah ouais, t'es qu'une hallucination...
- Debout Jason...
- Mais je suis debout...
- Vous venez de fermer les yeux..."


Elle venait me donner une violente gifle qui me faisait un effet presque réel tandis que ma vision venait flasher. Je me retrouvais assis le long de ce mur, l'arme toujours en main... Sans m'en rendre compte, je venais de m'assoupir une fraction de seconde... Je relâchais un profond soupir, alors que mon oreille sifflait, mon bras saignait, mon abdomen me donnait la même sensation qu'un grand coup de hache en plein ventre, ma cuisse défaillait, mon visage gonflait et mon coeur battait plus vite qu'une symphonie en plein final. Je me relevais de nouveau, avançant à travers ce couloir, tandis que je n'avais même plus la force de réfléchir, me contentant d'ouvrir la porte du bureau un peu plus loin.


Dernière édition par Azelat le Sam 28 Oct 2017, 15:14, édité 12 fois
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Re: Jason Hawks - [Livre II "Falling"] - Finale - 4e Partie: Head full of Shadows

le Dim 25 Juin 2017, 15:52




Chapitre VI.I.:

J'entrais lentement dans la pièce, laissant le sang couler le long de mon bras qui pendait comme un poids mort, soutenue par une jambe qui ne sentait plus rien d'autre qu'une douleur insupportable. Et je fut bien accueilli lorsqu'un ange se jeta sur moi, me donnant une violente droite à m'en décoller la rétine. C'est finalement mon arme qui venait voltiger dans la pièce, tandis que mon bras gauche venait couper l'élan d'un second coup qui m'aurait été probablement fatal. Et de mon poing droit je répondais à la fabuleuse symphonie d'un combat trop épuisant pour qu'il s'éternise. Je crois bien avoir cassé tout les os de son nez, à moins que ce ne soit ceux de mon bras fatigué, dont la balle encore enfouie dedans venait se déplacer, me condamnant à un pincement assez désagréable. Il reculait de quelques pas, le sang rouge vif coulant le long de son costard d'un blanc étincellent. Il s'adossait à la baie vitrée d'un bureau au style anglais bien marqué. Il était collé à ce verre qui le séparait d'un vide vertigineux. Et tandis qu'il me fixait d'un air aussi froid qu'un ours polaire en frissonnerait, il cherchait à dégainer son arme, alors que mon glock, encore dans son holster, venait servir de contre argument. Je le tenais plutôt bien le long de mon bras droit, bien que les tremblement se faisaient sentir entre deux grincements de dents. Un profond soupir sous un clignement rapide de paupières. Ce n'était pas le moment idéal pour flancher alors que mon corps semblait en avoir décidé autrement.

"Vous êtes fatigué commandant.
- Ah ta gueule...
- Ca ne peut pas bien se finir n'est ce pas ? Est ce que seulement vous savez pourquoi ça a commencé ?
- Parce que j'ai pas été gentil avec tes gars...
- Non..."


Je penchais légèrement la tête, la bouche entre-ouverte et les yeux plissés. Ca y est, ce connard m'avait perdu. Et on était partit dans un long débat sur le commencement d'une guerre alors qu'elle était à deux doigts de prendre fin... Enfin, c'est bien ce que je croyais. Evidemment, je ne me souvenais toujours pas de pourquoi ce bordel avait commencé.

"Ah ouais, vous avez fait sauté ma maison.... Non attends, ça c'était après. "

Les idées en vrac dans une tête qui ressemblait à celle d'éléphant-man à cet instant T, étant approximativement celui qui battaient des coudes avec l'instant de ma mort ou de la sienne. Et je réfléchissais, le glock toujours dressé.

"J'ai peut être un peu bousculé tes gars dans un appartement grand luxe.
- Ce n'est pas ça le problème... Le problème était... Pourquoi vous y étiez ?"


Ah ca y est, je me souvenais...

Chapitre VI.II.:

"Excusez moi ! J'aimerais des réponses sur le père de Kaya Fitzermann !".

Cette phrase retentissait au milieu du penthouse tandis que ces tocards me tiraient dessus. Et j'en avais directement oublié l'intérêt lorsqu'il fallu à tous leur donner une correction. Effectivement, à bien y réfléchir, c'était le genre de questions dont la route jusqu'à la réponse pouvait se montrer plus que sinueuse. Et on en était là... Moi, face à un type en costard qui m'avait gentiment rappeler pourquoi il voulait me flinguer.

"Vous posez des questions qui irrémédiablement vous conduiront sur la mauvaise voie.
- Quoi... Attendez, vous voulez me flinguer non pas parce que je vous flingue, mais juste parce que je cherche un mec ?
- Vous cherchez pas n'importe quel mec si je peux me permettre... "


Il n'avait pas forcément tort, et mon acquiescement venait lui donner raison. Je cherchais instinctivement un homme pour des raisons de survie, sans même savoir réellement comment, ni pourquoi... Sans même réellement savoir si il pouvait exister un type comme ça, et à quoi il pouvait bien ressemblé. Etait-il un mythe que ces mecs vénéraient sans connaître ? Ou était-ce une vraie personne qui était capable de faire un bordel monstre rien qu'à la prononciation de son nom ? L'idée la plus dingue était de ce dire que ces gobeurs de plantes voulaient me flinguer pour pas que je le trouve...

"Vous vous demandez sûrement pourquoi chercher à vous tuer alors que vous n'avez posé qu'une question...
- Exact...
- Je n'ai pas la réponse...
- Mais lui si ?
- Probablement.
- J'ai même pas parlé de le flinguer en plus...
- Il le sait... Du moins, moi je le sais.
- Ca devient compliqué.
- Et encore, vous n'êtes qu'en bas d'une échelle trop grande... Même pour vous.
- Ca va pas m'suffir comme argument ça.
- Vous ne savez pas quel groupe vous vous mettez à dos... Ca m'étonne même que vous respiriez toujours après ce qu'il c'est passé avec Kaya.
- Ouais, le miracle de la vie ça mon grand..."


Il venait marquer un léger silence plus que gênant, tandis que mes soupirs se faisaient de plus en plus lourd, et marqué par la douleur. Mon bras tremblait un peu plus à chaque instant.

"Bon... Et je le trouve où ?
- Vous ne le trouvez pas...
- Je le trouve où ?
- Vous devenez gênant Hawks...
- Vous bossez pour lui ?
- Pas vraiment.
- Putain, vous pouvez pas être plus clair vous les européens, hein ?"


Mon bras venait finalement flanché au milieu de cette conversation qui, finalement, donnait encore plus de questions que de réponses. Au moins je savais pourquoi j'étais là, mais je ne savais toujours pas pourquoi on m'y avais mit. Tia était un motif valable de ma réponse ici, mais c'était rapidement éclipsé au rappel d'un motif encore plus imposant. Et j'étais trop crevé pour réfléchir à quel genre de jeu perfide ce type jouait, si ce n'était pas le grand méchant loup Fitzermann qui y jouait... S'appelait-il seulement Fitzermann... Ce qui est bien quand on poursuit un fantôme, c'est qu'on oublie rapidement qui on cherche réellement. Mon arme venait s'abaisser, tandis que je tirais instantanément une balle dans le genou de ce type. Sous la douleur, il venait s'écrouler... Il n'avait pas tiré... Allez savoir pourquoi... Moi, j'en profitais juste pour me jeter sur lui. Il avait des réponses, j'avais des questions. Ca tombe bien, les interrogatoires, j'aimais bien. Je l'attrapais par le col, le plaquant à sa baie vitrée, frappant sa tête contre. On entendait déjà le bruit du verre se fissurant, tandis que mes yeux sombres venaient se plonger dans son regard qui lui, n'avait pas changé.

"Ok... Fini de jouer... Il est où ?"

Il se contentait d'en rire, voyant que je jouais au jeu du chat et de la souris... Sauf que la souris était non seulement plus rapide, mais aussi plus grosse, plus discrète, plus vicieuse, plus maline... Et encore, la liste pourrait être longue. Et ça m'énervait... Et du coup je frappais ce type du poing gauche, le droit ayant du mal à retenir le col de son beau costume.

"OU EST IL ?
Vous allez faire quoi en le trouvant... Le tuer ?"


Aucune importance... Il fallait déjà le trouver.

"Putain ! Parle !"

Et encore une fois, la rage prenait le dessus, tandis que mon poing transformait son visage en pâte à tartiner pour baie vitrée.

Chapitre VI.III.:

Je venais le relâcher, reculant... Mon poing gauche venait prendre une couleur rouge vive, qui n'allait pas tarder à virer au violet. J'avais tapé fort, et ça se voyait à la tête du gars qui tombait au sol, la marque de sa tête étant imprégné dans le verre fissuré... Je respirais rapidement sans comprendre comment un tel élan de haine avait pu se produire, et encore une fois, la réponse venait m'être donné... Je retournais mon regard sur la gauche, l'observant, posé contre son mur.

"Ca fait quel effet ?... De ne rien ressentir d'autre que la haine.
- Casse toi Fitzermann...
- Finalement... Il semblerait que vous soyez tombé plus bas que prévu...
- Ouais, c'est ton truc ça... Tomber bas, et toute cette merde...


Je retournais le regard sur l'autre type qui me prenait déjà pour un tarée, tout en se marrant.

"Vous la voyez hein ?... Nom de Dieu, elle va vous hanter toute votre vie.
- J'ai toujours pas eu ma réponse...."


Je venais m'approcher de lui à nouveau... J'avais perdu ma patience légendaire tandis que le canon de mon glock venait se coller à son menton.

"Donne moi une réponse...
- J'sais pas où il est... Vous devriez peut être demandé à votre belle connaissance."


Je relevais le canon, m'apprêtant à donner un coup de cross, avant qu'il ne m'arrête.

"Je ne parle pas d'elle !
- Qui ?
- Kaulins ! Demandez à Kaulins...
- Pardon ?"


Finalement, quand on pense que ça ne peut pas empirer, on fini toujours par se rappeler que la loi de Murphy est une chose bien foutue.

"Ca va devenir intéressant."

Je me relevais, me retournant, avant de tirer dans ce putain de mur plusieurs fois, ne pouvant m'empêcher de crier.

"TA GUEULE KAYA !"

Et l'autre derrière en profitait pour m'attraper la cheville et me faire tomber au sol. Et une fois sur moi, il me rendait bien les coups que je lui avais donné... Jusqu'à ce que mon poing n'éclate sa trachée. Et on était repartie... Deux hommes en vrac, debout, pour le combat du siècle. Sauf que cette fois-ci, il sortait un couteau. Le jeu était déloyal, mais j'étais habitué. Et au loin dans le couloir, on entendait finalement ce qui semblait être la cavalerie. Les renforts avaient dû être appelé par les voisins... Fatalement, une fusillade, ça ne passe pas inaperçu. Mes bras venaient servir de contre, mais n'arrêtaient pas les coupures. Et il se jetait une dernière fois sur moi... Impossible de l'éviter, alors... Il fallait improviser. Je le laissais planter sa lame à l'aveugle dans l'abdomen, tandis que ma tête venait lui éclater le nez à plusieurs reprises. Pour la dernière fois, nous tombions tout les deux au sol, avant que les agents ne pénètrent dans le bureau.

"LAPD !"

Bah merci... Et tandis que tout les agents se tournaient vers moi comme si j'étais leur messie, notre bon anglais en profitait pour ramasser mon glock, cherchant à tirer sur au moins quelques agents. Et finalement, après en avoir touché un, son corps s'étaient aussitôt transformé en passoire humaine, finissant de teinter la baie vitrée derrière lui... C'était fini. Ils étaient tous mort... Je passais encore pour le héro de l'histoire, un couteau en plein ventre, et une dizaine d'agents bien équipés pour m'escorter... La nuit avait été longue... Un des gars venaient m'apporter mon 44 Magnum, ajoutant fièrement.

"Il est à vous celui-là Commandant, non ?"

Des braves types qui venaient de sauver leur commandant qui lui ne méritait plus vraiment de l'être. Je fixais mon arme un instant, le doigt posé sur la gâchette... Une vilaine habitude. Et tandis que la rage et la douleur se mélangeait dans un soupçon de dépression, je venais relever le doigt de la gâchette. Et je savais qu'il faudra bientôt l'y remettre... La vie est une vieille salope ironique.






Epilogue I:

Une salle d'interrogatoire... De nouveau. Quelques jours de rétablissement pour finalement finir du mauvais côté de la table. Les affaires internes n'étaient pas satisfaits... Les fédéraux non plus. J'avais foutue un sacrée merdier avec quelques anglais et beaucoup de douilles. Une femme franchissait la porte, avec son costard bon marché, et son insigne de FBI à la ceinture. Le cliché typique de celle qui va casser les couilles.

"Commandant.
- Connasse...
- Toujours aussi aimable.
- J'ai une réputation à tenir.
- Ca fait combien de temps que l'on ne s'était pas vue ?
- J'sais pas trop... Et je m'en branle.
- Encore fougueux pour un mec qui c'est prit balles et coups de couteau il y a de ça encore quelques jours.
- Ils savent pas viser, même avec des armes blanches...
- Il parait que vous avez surtout foutue un sacré bordel pour qu'on vous lâche de l'hôpital... Ca ne va pas améliorer votre convalescence."


Elle était bien habillée, propre, et son parfum avait une odeur qui était loin d'être désagréable contrairement au reste du poste. Moi, je ressemblais plus à un vétéran du Vietnam qu'on aurait repêché au milieu de la forêt. Mes blessures s'étaient rouverte, et je ressemblais plus à une momie qu'à un homme à en juger le nombre de compresses et bandages qu'on m'avait foutue. Il m'aurait fallu des semaines de repos... J'ai pris trois jours. Suffisant pour moi, pas assez pour mon corps. Elle venait me déposer un café avec un air amical, tandis que je la remerciais d'un air plus froid.

"Vous êtes venu de Quantico juste pour me donner un café dans une salle d'interrogatoire ? Si vous vouliez boire un verre, il suffisait d'appeler.
- Vous avez été sacrément occupé pendant votre convalescence...
- Que voulez vous... Quand on aime son job, on le fait à fond.
- A grand coups de M4 illégalement obtenu et de 44 Magnum personnel ?
- Vous avez déjà vue un flic faire son travail correctement sans franchir de limite ?
- Qui vous a fourni votre armement...
- J'ai mes contacts... Ils m'en devaient une.
- Vous êtes sûrement le flic le plus borné et exceptionnel de cette ville... Commandant à 37 ans, et vous êtes pas foutue de profiter de votre paye en restant derrière un bureau. Vous préférez vous faire tirer dessus au lance roquette, finir en convalescence, et partir en vandetta.
- C'était pas une vandetta, mais une enquête...
- Solo ?
- Et pourquoi pas ? Ca avait bien marché avec quelques gangs d'ici.
- Vous aviez Kaulins et Shinobu.
- Joker...
- Vous savez que vous n'en sortirez pas indemne légalement parlant ?
- Je vois pas le soucis... Je n'ai fait que suivre des pistes."


Elle soupirait longuement, ouvrant son dossier qu'elle venait lire, tandis que je regardais tout autour de moi sans vraiment comprendre ce que je foutais encore ici. A vrai dire, j'avais probablement laissé des traces qui m'auraient tout droit conduit à l'injection létale si l'enquête était plus approfondie.

"Vous étiez vraiment seul dans ce bulding ?
- Ca vous étonne ?
- Ca fait un peu... Armée d'un seul homme.... Surtout pour un convalescent.
- Peut être ouais.
- Vous n'avez rien à voir avec le meurtre de cette femme la veille donc ?
- Vous parlez de celle qui a voulu me coller une balle en pleine tête alors que je passais un coup de fil ? Non, rien à voir.
- Vous y avez assisté.
- A sa mort ? Oui... Par le type en costard blanc. Que je sache, il a bien tiré sur un agent avec le même flingue non ?
- C'est vrai... Et c'est donc pour ça que vous êtes allé dans cet immeuble ?
- Ouaip'...
- C'est marrant...
- Si vous le dites.


Elle savait bien que je la prenais pour une conne. Le scénario tenait plutôt de manière bancale. Beaucoup d'incohérences, mais pas assez de preuve pour m'incriminer. Pour ce qui était de la raive party... Je savais bien qu'un truc allait me tomber dessus, encore fallait-il savoir quoi. Mais jusqu'à preuve du contraire, elle ne pouvait définitivement pas m'accuser. Et ça aurait été de mauvaise foi après avoir démanteler une organisation, ou du moins une partie, à moi tout seul.

"Ca vous retombera dessus un jour ou l'autre Hawks.

Je me relevais rapidement en souriant, rejoignant la sortie. J'attrapais la poignée de la porte avant de me retourner, fixant l'agent dans les yeux.

"Vous êtes sûr que vous le voulez pas ce verre ?
- Prendre un verre avec un commandant taré suicidaire et justicier dans l'âme ? Non merci...
- Dommage.
- Hawks...
- Quoi ?
- Vous devriez vous occuper un peu plus de vous même...
- Si seulement je pouvais...
- Si je peux vous donner un conseil... Vous devriez partir en vacances quelques temps..."


Elle me lançait un regard moins amical, mais complice... Combien de temps ça allait prendre aux différents services d'enquêtes pour me tomber dessus ? Sûrement trop peu de temps...

Epilogue II:

Les beaux jours revenaient finalement embêlir mes journées. L'enquête était probablement en cours, mais ça n'avait pas vraiment d'importance. Je revenais rejoindre ma nouvelle propriété fraîchement acheté. Une petite maison en campagne, de quoi faire passer ma convalescence de manière un peu plus agréable.Jessy avait filé. Personne ne s'était douté de son implication... Ou personne n'osait vouloir l'admettre. Evidemment, elle avait immédiatement profité de la destruction de ce groupe pour prendre un peu plus de place. Elle allait probablement devenir gênante pour le département du Shérif, et peut être même davantage pour le LAPD. Mais à chaque guerre ses concessions. Moi, je me contentait de ma convalescence, l'esprit toujours emplie d'ombre. J'avais le sentiment que jamais rien ne sera comme avant, avec la conviction que rien ne sera réellement fini tant que je serais encore capable d'utiliser mes poumons. Je regardais ce badge tout les jours, me demandant encore comment je faisais pour le porter. Je n'avais plus d'envie, plus de convictions, plus de sentiment. Une simple bête égarée au milieu d'une ville qui ne veut définitivement pas d'elle mais qui en a indéniablement besoin. Et moi, je n'avais plus besoin d'elle, alors que ma nouvelle demeure venait se présenter à l'extérieur de cette ville habitée par les démons. Si Dieu a le sens de l'humour, le Diable a le sens de l'infiltration.

Sur le trajet, je venais encore me poser toutes les questions de cette conclusion... Pour quoi je m'étais réellement battu ? Etait-ce pour protéger Tia de menace inutiles ? Etait-ce juste pour trouver des réponses sur Fitzermann ? Les deux ?... Aucune idée... Ce que je savais, c'est que menacer Tia avait été une motivation nécessaire pour me permettre d'avancer... Mon esprit était confue, comme si on jouait avec moi sans que je puisse voir le maître de la partie. Peut être que ces anglais n'avaient rien à voir avec Fitzermann. Peut être que si. Peut être que Kaulins avait réellement les réponses que je voulais. Trop d'approximation pour une conclusion qui se voulait nette et précise.

Puis vint le soir... Cette soirée d'été était tout à fait charmante. Le ciel venait rougir sous le soleil couchant, alors que mes yeux brillaient encore d'un manque évident de compagnie. Et ce n'était pas les expériences d'un soir que je ne pratiquais plus depuis des années qui soigneraient ça. La solitude est une mauvaise maladie qui finit par vous tuer. J'y étais retourné... Quand on a plus personne sur qui tirer, qu'on a plus d'enquête pour s'occuper l'esprit... Le mal revient. Ma gorge venait se lubrifier d'un valeureux breuvage. Un whisky de bonne qualité et de bonne année que j'avais réussis à prendre un soir où j'étais probablement trop saoul pour m'en souvenir, et pas assez pour utiliser mes sens. Je buvais, repensant encore à la connerie humaine que j'étais, repensant à ce que le nom de Fitzermann avait fait de moi, même elle en étant morte, et lui dont j'ignorais tout jusqu'à l'existence vraie. Et je buvais une nouvelle gorgée à m'en noyer le cerveau, finissant par attraper le portable que je n'avais pas consulté depuis des semaines maintenant. Il y avait beaucoup trop de messages... Comme si on m'accordait de l'importance. Je regardais le ciel, savoir si Dieu me faisait encore une blague. J'étais à moitié bourré... C'est sûrement pour ça que j'ai eu l'impression de l'entendre me rire au nez. Je soupirais lourdement, lâchant cette bouteille sans prendre de précaution. Le numéro ne m'était pas plus familier que ça. Je venais entendre le message sans vraiment prendre le temps d'écouter... Ca, c'est ce que j'aurais fait si la voix n'était pas spécifique. Une voix douce, agréable... Féminine.

"Jason... C'est... C'est Tia... Je... Enfin je... Rappelle moi. D'accord?" 

J'aurais aimé qu'elle me raconte une année et demi de sa vie en trente seconde... Evidemment, c'était impossible. Mais l'entendre dans un message relevait déjà du miracle. Je n'arrivais même plus à cligner des yeux, ma respiration n'avait plus vraiment de sens. Je regardais autour de moi, cherchant un sens à ce message, avant de poser mes yeux sur l'un des journaux que j'avais trouvé... Evidemment, là aussi, j'avais du retard. Et l'article qui s'y présentait venait me laisser perplexe... Et tandis que je relâchais le téléphone sans chercher davantage à écouter le message suivant qui venait tout juste d'arriver, je lisais l'article... Une explosion... Une adresse... L'appartement de Kaulins... Trop de familiarité.

Une carrière et une vie sur la corde raide après ma petite enquête musclée... Des questions sans réponses, des réponses menant à d'autres questions... Des confusions, des irrégularités... Une vie un peu trop merdique, et une loi de Murphy qui ne cesse jamais. Et c'est dans ce genre de moment qu'on se demande si Dieu n'a pas un sens de l'humour qui dépasse l'entendement, alors que le Diable en rit.



Dernière édition par Azelat le Mar 19 Sep 2017, 23:07, édité 3 fois
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Re: Jason Hawks - [Livre II "Falling"] - Finale - 4e Partie: Head full of Shadows

le Lun 26 Juin 2017, 09:12
Ouais enfin là, tu tombe quand même vachement bas. C'est bien, mais c'est une tombée très lointaine. Une suite?
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Re: Jason Hawks - [Livre II "Falling"] - Finale - 4e Partie: Head full of Shadows

le Mar 27 Juin 2017, 11:57
Chapitre I.
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Re: Jason Hawks - [Livre II "Falling"] - Finale - 4e Partie: Head full of Shadows

le Jeu 29 Juin 2017, 18:15
J'attends le 2 stp Fuck you Azelat
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Re: Jason Hawks - [Livre II "Falling"] - Finale - 4e Partie: Head full of Shadows

le Jeu 29 Juin 2017, 19:11
J'espère que t'es patient alors. hOI
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Re: Jason Hawks - [Livre II "Falling"] - Finale - 4e Partie: Head full of Shadows

le Jeu 29 Juin 2017, 20:59
AH batard. Ah
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Re: Jason Hawks - [Livre II "Falling"] - Finale - 4e Partie: Head full of Shadows

le Sam 01 Juil 2017, 16:49
Je m'assure de finir, du moins de bien avancer au moins le brouillon pour continuer. Sinon ça va être YOLO.

Donc t'attends putain de batard. <3 <3

Fuck you A2
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Re: Jason Hawks - [Livre II "Falling"] - Finale - 4e Partie: Head full of Shadows

le Mar 22 Aoû 2017, 19:11
J'en avais marre de faire patienter Dr4ax.

Chapitre II.
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Re: Jason Hawks - [Livre II "Falling"] - Finale - 4e Partie: Head full of Shadows

le Ven 25 Aoû 2017, 21:49
CHapitre III. YOLO.
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Re: Jason Hawks - [Livre II "Falling"] - Finale - 4e Partie: Head full of Shadows

le Ven 25 Aoû 2017, 23:43
oui
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Re: Jason Hawks - [Livre II "Falling"] - Finale - 4e Partie: Head full of Shadows

le Dim 27 Aoû 2017, 13:48
Merci Nate. Je sais pas ce que je ferais sans toi.
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Re: Jason Hawks - [Livre II "Falling"] - Finale - 4e Partie: Head full of Shadows

le Lun 28 Aoû 2017, 12:09
Ouh le beau 4e Chapitre.
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Re: Jason Hawks - [Livre II "Falling"] - Finale - 4e Partie: Head full of Shadows

le Dim 17 Sep 2017, 13:59
Aaaah. Le 5e Chapitre ! \o/
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Re: Jason Hawks - [Livre II "Falling"] - Finale - 4e Partie: Head full of Shadows

le Lun 18 Sep 2017, 19:27
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Re: Jason Hawks - [Livre II "Falling"] - Finale - 4e Partie: Head full of Shadows

le Mar 19 Sep 2017, 22:59
C'est FINI !!

Pour l'instant.
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Re: Jason Hawks - [Livre II "Falling"] - Finale - 4e Partie: Head full of Shadows

le Mer 20 Sep 2017, 16:13
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Re: Jason Hawks - [Livre II "Falling"] - Finale - 4e Partie: Head full of Shadows

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