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Prénom_Nom: Jason Hawks
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Jason Hawks - Livre I - Finale - 3e Partie: Bad Company

le Ven 28 Aoû 2015, 15:48


"C'est toujours quand on est en quête de quelque chose qui nous dépasse, qu'on en vient à faire des choses qui nous dépasse. On se met à fréquenter des personnes avec des idéaux assez spéciaux, mais bon, puisqu'ils peuvent nous aider dans notre quête, on les écoute. Le problème, c'est que ces personnes sont en général de mauvaises... Très mauvaises fréquentations."









C'est sous les halos des lampadaires, au milieu d'une nuit sombre que j'ai apprit que ma soeur était toujours vivante. Et ce John Davis a simulé sa mort. Il avait été engagé pour la tuer, puisqu'il était très proche de Damian. Il l'est toujours. Damian est entouré de personnes qui veulent lui faire sa peau. Même sa femme veut qu'il disparaisse.
John aurait pu tuer Sharon. Mais apparemment, il la connaissait trop bien pour cela. Ils ont simulé, et ça a marché... En partie. En réalité, ils ne savent pas si ça a réellement marché, mais John préférait se rassurer en se disant: "Oui... Ca a marché."

"D'accord, et elle est où aujourd'hui ?
- Elle se cache...
- Ah d'accord... Et où ?
- ...
- Okay...
- J'en sais rien.
- J'avais compris.
- Mais quelqu'un le saurait.
- Qui ?
- Shawn Hayes.
- Et c'est qui ? Et il est où ?
- Pose pas trop de question sur lui... Et il est... Je sais pas.
- Ah d'accord..."



Trop de questions sans réponses. Me voila confronté à une nouvelle difficulté. Je savais que ma soeur était en vie, mais je ne savais ni où, ni pour combien de temps encore si le plan de la fausse mort foirait. Et c'est avec ces nouvelles énigmes que je rentrais chez moi, gardant le contact avec John dans le plus grand secret. Je n'allais certainement pas tardé à rencontrer d'autre personnes farfelues, mais au moins, si je pouvais retrouver ma soeur, ça m'était bien égal. Et les jours passèrent avec toujours cette même idée. J'allais à mon boulot en essayant de ne pas trop y penser, et puis quelques personnes arrivèrent au poste, en temps que nouveaux officier, et là, c'est sur que je n'allais plus y penser en travaillant...

Mauvaises fréquentations en vie privée, et mauvaises fréquentations au poste de Pershing Square. Pendant les trois années qui ont suivie... Et je ne me suis jamais sentie aussi vivant que pendant cette période.










Chapitre I.I.:

Comme tout les matins, je prenais mon poste, un café à la main, feuilletant des dossiers en tout genre dans le bureau, quand j'entendis les officiers à l'extérieur exprimés leur fausse joie. J'enlevais les pieds de mon bureau, prenant le journal, et ouvrant la porte avant de balancer ce foutue morceau de papier à la tête d'un d'entre eux.

"Dis, tu pourrais pas fermer ta gueule le bleu ? Non, plutôt tu va m'dire ce qu'il se passe en fait...
- On a un nouvel officier qui débarque au poste.
- Et... C'est tout ?
- Ouai non, mais c'est un ancien gradé d'ici.
- Ouai... Et ? C'est tout ?
- J'suis sûr qu'il vous plaira Lieutenant."


J'attendais le pied ferme que cet officier entre dans le poste. Je voulais voir ce qu'il valait, rien qu'en le regardant. Apparemment, il avait déjà franchie la porte du poste, et on était déjà entrain de lui réexpliquer les principes et les risques du job. Je me grattais l'arrière du crâne, soufflant, avant de me diriger vers les vestiaires, en ramassant mon journal, et en attrapant deux trois dossiers que j'avais toujours sur moi, en particulier sur ce Shawn Hayes. Ce dossier là, c'était devenu mon meilleur ami.
Je franchissais le couloir, regardant les officiers se débattre avec quelques lascars des bas quartier de la ville. Quelques mètres plus loin, on entendait un Sergent hurler sur un officier qui avait certainement due écraser une grand-mère en course poursuite. Je m'approchais de lui, lui tapotant sur l'épaule... J'aimais bien tapoter les gens sur l'épaule pour les faire réagir.

"Sergent, y a un problème ?
- Putain... Lieutenant Hawks.
- Oooh bah ! Tiens ! VOUS ! Mon ancien Sergent ! Aaaah, alors, il a fait quoi l'officier ? Il a tué un chat en voulant jouer les caïd avec son arme ?
- Faites le malin Hawks, mais n'oubliez pas qui vous a éduquez ici.
- Aah ouai, mais j'suis quand même meilleur que vous, à un moment faudrait peut être se remettre en question non ?
- J'vous rappel comment vous êtes passez Lieutenant ?
- Ah ! Joker. Bref, bonne journée Sergent."


Effectivement, j'étais passez Lieutenant, mais pas seulement grâce à mon "talent" de flic. On est à Los Angeles, il faut bien parfois sacrifier son honneur. Effectivement, j'ai fais virer l'ancien Lieutenant. Une femme un peu trop sensible à la remarque, qui avait agresser un homme, et dont ma seule réaction devant l'acte fut de me décaler de la voiture pour permettre à la caméra de filmer.
Sur ces remémorations, je m'approchais des vestiaires, voyant le nouvel officier sortir, accompagné du Capitaine. Equipé d'un uniforme neuf et parfaitement à sa taille, il me regardait avec son air fier qu'il devait certainement avoir l'habitude d'avoir.

"Oy' Lieutenant.
- Hey Cap'tain, j'sens qu'il va m'plaire. C'est quoi ton nom l'officier ?
- Kaulins.
- Alors en route Kaulins."

Chapitre I.II.:

J'étais Lieutenant, et en tant que tel, je n'avais pas réellement comme rôle d'aller sur le terrain. Mais pour moi, rester dans un bureau m'était impossible. Je partais en patrouille, souvent seul en réalité. Et Ethan Kaulins est arrivé. Et de là, c'était le plus gros bordel que le LAPD n'ai jamais connu. Déjà que seul, les compagnies d'assurance galéraient, à nous deux, elles pouvaient carrément déposer le bilan. Une équipe de choc au sein d'un poste de police qui avait parfois du mal. Les courses poursuites s'enchaînaient, et les dégâts avec.

Il était le coéquipier parfait pour un gars comme moi. La meilleure équipe du poste, sans pour autant se vanter, était bel et bien là. En même temps, il ne restait plus grand monde pour concurrencer. Petit à petit, on prenait le comportement de la plupart des agents en virant les trucs chiant comme l'amitié où ces conneries. Etre ami, ça sauve pas quelqu'un qui crève d'une balle dans le coeur. Je pensais ainsi, et il avait l'air de penser pareil. On se foutaient de la gueule des passants et des petits gangster. C'était marrant, et ça nous permettait d'oublier qu'on vivait dans une ville qui partait de plus en plus en vrille. Pas besoin de sortir des conneries sur nos vies personnelles ou quoi. On savait pertinemment tout deux qu'une balle pouvait se loger dans nos crânes à n'importe quel moment de la journée. On vivait avec cette peur que l'on ne craignait pas, ou du moins, que l'on ne craignait plus.

Des criminels en prison, et toujours la petite moquerie avant qu'ils ne partent pour le transfert. Ca en devenait presque une marque de fabrique. Pas un seul détenu ne repartait de la patrouilleuse sans un coup mérité ou avec une fierté réduite à zéro. Il fallait bien s'amuser après tout. Puis vint des moments bien plus tragique ou s'amuser devenait particulièrement difficile. Certaines périodes étaient calmes, d'autre agité, et enfin, certaines étaient bien trop sombres pour qu'on prenne le temps de se reposer à la machine à café.

Chapitre I.III.:

Dans cette ville, on ne compte plus les gangs. C'est devenu impossible. Los Angeles est juste un vaste champ de bataille, où tout les jours il y a des victimes. Certaines sont rendues public, la plupart restent dans l'ombre. Mais parfois, il suffit d'un seul groupe pour que tout parte en vrille.

La patrouille de la soirée commençait plutôt bien. Un appel 911 signalant un crime. Les gyrophares illuminaient les rues de la ville, pendant que la vitesse autorisée en ville était largement dépassée. Qui allaient nous blâmer ? On était trop utile à ce service. Arrivé sur les lieux, et quelques instants après, une fusillade, un mort. On auraient très bien pu finir à l'hosto. Mais au lieu de ça, on a du ramasser le pauvre con qui tirait comme un taré, après que je l'ai sérieusement amoché en le tamponnant.

"Oh... On y a été un peu fort là ?
- T'inquiètes pas Hawks, il peut encore marcher.
- Parfait."


Ethan venait lui remettre les menottes, le fouillant, avant de le relever et de l'emmener jusqu'à la patrouilleuse. Il ne marchait pas très droit et nous regardait avec un air furieux. Mais bon, il ne pouvait plus faire grand chose à part subir sa blessure et attendre son triste destin en prison.

"Bande d'enculés de flic ! Allez vous faire foutre ! Je vais vous buter ! Vous êtes mort les mecs !
- Boooh, tu sais, d'après tout ceux qu'on a arrêté, on est déjà mort une vingtaine de fois petit."


Et de là, les insultes sortait de la bouche du suspect, et les moqueries qu'on lui balançait venaient rapidement lui faire ravaler sa fierté. Arrivé au poste, il ne disait plus grand chose, et son air furieux s'était estompé pour laisser juste un regard abattue. Un gars facile, comparé à tout ce qu'on a pu arrêter. Sa mise en détention provisoire n'a pas été très longue, nous laissant plus de temps pour reprendre notre calme. Ethan venait se servir un café, pendant que je relisais un dossier. A peine Ethan eu le temps de finir son gobelet qu'il le jeta de l'autre côté du trottoir, avant que les crissements de pneus venaient percer les tympans des passants. Un second appel, en dehors de la ville. L'arrivée fut rapide, et la vue des deux agents morts, éclairés par les flammes qui sortaient du bâtiment me faisaient regretter mon empressement. Ethan venait rejoindre la scène, regardant d'un air blasé la situation.

"La soirée va être longue Lieut'nant."

Je venais soupirer, me grattant l'arrière du crâne. Un seul groupe avait fait ça, et ça allait bientôt faire le tour de la ville. Je reprenais la radio, demandant des unités supplémentaires, soupirant sous le ciel étoilé, que la fumée venait peu à peu dissimulé.





Chapitre II.I.:

Les problèmes en ville s'accentuaient. Un gang faisait un véritable bordel, et les unités disponibles baissaient petit à petit. Ce même gang était en guerre. Et chaque jour, de nouveaux cadavres étaient retrouvés. Pendant ce temps, les enquêtes sur ces faits tournaient, uniquement entre Ethan et moi. Deux gangs, qui se tappaient sur la gueule, pendant que le premier prenait de plus en plus d'ampleur, jusqu'à s'en prendre au LAPD. Le second était bien plus facile à maitriser, même si parfois, les cadavres étaient simplement dû à des balles toutes droites sortie de nos armes de services.

Petit à petit, les membres se faisaient de plus en plus connaitre, de part leurs conneries énormes qui relevaient de l'artistique. Et petit à petit, d'autres choses se découvraient. Et plus on en apprenait sur ce groupe, plus le bordel s'accentuait au point que ça finissait plus à ressembler à une guerre Gang et police, qu'à une enquête. On aurait dit une guerre civil. Plusieurs officiers tués, en seulement quelques jours, encore plus en un mois. Les patrouilleuses se surchargeaient d'équipement, prêtes à toute attaque, et c'est Ethan qui les remplissaient et les inspectaient. Son grade de Sergent récemment obtenu lui donnait ce droit. Il faisait un très bon Sergent, et un excellent Inspecteur aux idées complètement débiles et folles parfois, mais qui savaient se rendre particulièrement efficace. Je me souviendrais toujours de son infiltration en pleine nuit en plein Inglewood. Ca avait autant de sens que de se dessiner une croix sur le front, mais il fallait bien reconnaître que ce plan avait fonctionné. J'étais au poste, entrain de lire un dossier et attendant desespérémment un appel de John ,quand un officier m'interpella.

"Dites, Lieutenant.
- Ouaip petit ?
- Vous sauriez pas où est le Sergent Kaulins.
- Tiens, c'est une sacrée bonne question que tu m'poses là mon gars..."


Je rejetais mon dossier sur le bureau, virant mes pieds, et sortant aussitôt après avoir pris ma veste. Je n'avais même pas fait attention à l'officier qui tentait de m'interpeller juste avant que je sorte. La preuve, je ne m'en suis rendu compte que lorsque j'étais à Inglewood. Le véhicule d'Ethan était quelques rues plus loin de la zone contrôlé par le gang. Je m'approchais, cherchant à l'intérieur toute forme de vie. Il n'y avait que le bordel habituel dans le véhicule, Ethan n'était vraisemblablement pas là...
J'essayais d'appeler mon coéquipier, qui, évidemment, ne répondait pas à l'appel. Le téléphone sonna quelques secondes plus tard, alors que j'avais déjà allumé une cigarette, en m'étant assis sur le capot de son véhicule.

"Jason, c'est moi.
- Nom de Dieu, Ethan, mais où t'es ?
- J'suis chez l'un des leur.
- Attends, tu te fou de ma gueule ?
- T'inquiète, je crois qu'il est pas là. Mais c'est un putain de trésors à preuves ce truc.
- Sors de là, tu va finir par te faire buter.
- Non, j'suis entré dans le quartier, un mec m'a vue, mais il a pas du tilter que j'étais pas un des leurs. Donc... Ils sont trop cons.
- J'suis à ta voiture, je t'attends.
- Ca marche."


Ethan raccrocha son téléphone, tandis que je tirais sur ma cigarette, laissant le temps passer, et en espérant à ne pas devoir faire demi-tour au poste seul.

Chapitre II.II.:

Une cigarette, puis deux, puis trois. Ethan n'était toujours pas revenu. Son talent d'inspecteur aurait très bien pu le conduire à sa perte avec une telle envie de faire de la merde comme ça. Je tournais en rond, sans même savoir si il était encore vivant, jusqu'à ce que le téléphone se remit à sonner. Aussitôt, je le ressortais de ma poche de veste, levant les yeux vers le ciel, priant pour ne pas avoir de mauvaises surprises en décrochant.

"Ouai ?
- Jason ? C'est John.
- Rah putain, c'est pas l'appel que je voulais.
- Je peux raccrocher si tu veux...
- Non, non, c'est juste que je suis un peu en pression là, y a quoi ?
- Shawn Hayes risque de pas tarder à débarquer en ville.
- Hein ? Pourquoi.
- Un groupe a tenté de le buter à Tulsa. Je te dirais pas pourquoi, c'est une trop longue histoire.
- Quand ?
- Il y a quelques jours.
- Ok, c'est chouette, mais j'suis pas mal oc..."


Je n'avais même pas le temps de finir ma phrase que des coups de feux et des crissements de pneus se faisaient entendre quelques rues plus loin. Quelqu'un avait du prendre une sacrée bonne leçon. J'espérais juste que ce n'était pas Ethan.

"Je te rappel.
- Bah non... J'appel depuis une cabine Jason !"


Je raccrochais le téléphone, sortant mon arme, et courant en direction des coups de feux. Les bruits de moteurs s'éloignaient petit à petit. Sur place, seul un cadavre restait présent au sol, avec une voiture criblé de balle. Les douilles se présentaient au sol, sur tout le long de la route, jusqu'à la pizzeria d'en face. Le sang coulait de partout. Les tireurs venaient de transformer ce mec en passoire. Je m'approchais de lui, le remettant sur le ventre. Il portait un badge à la ceinture. Un Lieutenant qui devait être de service de nuit, et qui venait certainement s'acheter à manger en face. Peut être était il du petit poste de police du coin. Rapidement, et suite à l'appel des renforts, d'autres unités arrivaient pour voir la boucherie. Ethan restait introuvable, jusqu'à ce qu'il m'envoie un message pour me dire qu'il avait déjà prit le chemin du retour. Encore une fois, la soirée était macabre, comme pas mal de soir ces derniers temps.

Je m'éloignais du périmètre, laissant les gyrophares encore allumés éclairés les lieux, tandis que je rejoignais mon véhicule, remettant mon arme dans mon holster. Le véhicule d'Ethan n'était plus là, il ne me restait plus qu'à faire demi-tour également.





Chapitre III.I.:

Deux semaines après, dans cette ambiance tendu, je passais Capitaine. Un grade prestigieux, à l'âge seulement de 32 ans. L'ancien s'avérait être un corrompu qu'Ethan a réussit à faire virer avec des preuves solides, et grâce à la sollicitude de quelques autres agents. J'étais la seule personne pour ce poste, et celle qui allait donner un peu de répit aux assurances une fois enfermé dans ce bureau. Les félicitations de tout les agents du poste, les avantages, tout ça. C'était maintenant acquis, et je pouvais encore plus me foutre de la gueule des cadets et des officiers maintenant, même si je l'ai toujours fait. Au moins maintenant, à part le commandant, personne pouvait me menacer de me virer parce que je disais quelque chose de travers. Et c'était pas plus mal. Cela dit, j'avais quand même un minimum de retenu, et c'était tant mieux.

Malheureusement, contre toute attente, je ne restais pas dans le bureau qu'on m'avait donné. La paperasse n'était pas assez amusante pour moi, il me fallait de l'action, quelque chose qui m'empêchait de péter les plombs là dedans, entre l'odeur des cafés froids et, de toute manière, dégueulasse, les officiers qui parlent, et qui foutent rien de la journée, et des secrétaires qui gueulent qu'ils sont pas assez bien payés. Je commençais à détester ce poste de police. Cela n'empêchait pas que lorsque je n'étais pas sur le terrain avec Ethan, j'étais enfermé dans le bureau. Soit le dixième de mon temps en réalité...

Mais cette semaine là était marqué par quelque chose de bien plus important que mon passage au rang de Capitaine. Et alors que je feuilletais toujours et encore le même dossier, un officier vint frapper à ma porte.

"Un problème mon gars ?
- On a un homme qui veut vous voir Capitaine.
- Mais qu'est ce que j'en ai a branlé.
- Il a dit que c'était important, par rapport à une enquête prioritaire ou j'sais pas trop quoi.
- Mmh... M'ouai, j'arrive."


Je descendais au rez de chaussé, attendant de voir l'homme en question. Je regardais l'ensemble des civils, balayant des yeux la salle d'attente, jusqu'à ce qu'un homme me regarde et se lève pour s'approcher de moi. D'un air encore plus sombre que la première fois que je l'ai vue. Mains dans les poches, il s'arrêta face à moi.

"John...
- Capitaine Hawks... M'ah. On peut parler ?

Chapitre III.II.:

On descendait ensemble les quelques marches qui séparait la porte du poste au trottoir. Les officiers passaient un à un. Les patrouilleuses sortaient toujours aussi nombreuses, et certaines revenaient dans de sales états, ou alors avec un officier manquant. Peu étaient celles qui était intact. John venait s'allumer une cigarette, faisant un signe de tête à une femme de l'autre côté du trottoir. Une métisse, de son âge à peu prêt, qui l'attendait certainement.

"C'est qui ?
- Ca ? La douceur et le mal réunit en une seule personne.
- Jessy Orton ?
- Comment tu connais ce nom ?
- Je me renseigne.
- C'est sa soeur..."


Il me tendait son paquet, attendant que je me serve. Une cigarette venait rapidement rejoindre mes lèvres, pendant que je cherchais un briquet dans l'une de mes poches.

"Bon, t'es pas là pour me présenter cette femme je suppose.
- Ca va pas tarder en réalité...
- Pourquoi ?
- Tiens."


Il me donnait un journal. Celui d'Oak Spring. Par ici, on se contentait du journal local. Il n'étendait pas ses nouvelles à la sortie de la ville, puisqu'il y en avait suffisamment à raconter ici. John avait surligner le titre d'un des articles.

"Vas-y Jason, relis le moi.
- Bordel, un massacre en pleine campagne... Une des résidences des Jones brûlés... Ouai... Nom de Dieu.
- J't'avais dit que Shawn reviendrait.
- Il a pas fait ça seul je présume.
- Exact, mais t'aura bien le temps de le savoir.
- Où est Shawn ?
- En soin. Il est gravement blessé. "


Mes espoirs venaient à la fois s'effondrer, tout en persistant. Je me disais qu'il n'était pas mort, et que c'était une bonne chose. Qu'il finira certainement par se réveiller.

"Il est soigné où ?
- Par des médecins clandestins très doués, c'est ses soeurs qui payent. Il le sait pas encore.
- Oui, mais où.
- Personne ne doit savoir.
- Pourquoi ?
- Regarde les noms cités des morts de l'assaut.
- Des gardes du corps, Noah Jones, Shana Jones... Et Damian retrouvé une bonne centaine de mètres plus loin. Okay, mais il est où le problème ?
- Il manque un nom..."


Après revérification, je ne voyais pas vraiment qui il manquait. En réalité, je ne voyais que le nom de Damian, et ça me suffisait amplement. Mais en prenant du recul, c'est là que j'ai fini par comprendre qu'une personne manquait à l'appel de la morgue. Casey Jones ne faisait pas partit des victimes.

Chapitre III.III.:

Je déchirais l'article, le rangeant dans ma poche avant de venir jeter le reste du journal dans la poubelle. John me demandait de le suivre, je devais certainement rencontré quelqu'un. Je montais avec lui et la soeur de Jessy, qui au final s'appelait Sheyla. C'était une information assez utile quand on travail avec quelqu'un. John conduisait en direction d'Oak Spring. Il rejoignait un petit chemin, juste à la sortie de la ville, vers une maison un peu plus profond dans les plaines. Quelques véhicules étaient garés devant. On entendait juste le bruit des oiseaux et les feuilles des arbres un peu plus loin bouger. Une cachette idéal et calme. A l'intérieur, plusieurs personnes se présentaient à moi. Un homme était installé sur le canapé. Il était bien plus jeune que la femme à côté de lui. Elle, elle ressemblait exactement à Sheyla. Facile de deviner que cette femme était Jessy Orton. Un homme sortait de la cuisine, avec une pomme à la main. Et du couloir se montrait un homme afro-américain, d'une quarantaine d'année. J'avais devant moi le groupe qui avait éliminé Damian Jones, et sauvé Shawn Hayes. Seul lui manquait évidemment à l'appel.

"Ah ouai j'vois... Genre, le fan club de Shawn Hayes a l'air d'être bien remplies avec les bonnes personnes.
- L'heure n'est pas à l'amusement Capitaine Hawks.
- Jessy Orton. Ca fait quoi de buter son mari ? Boh, je penses que niveau héritage vous êtes quand même pas trop mal là.
- Capitaine.
- Désolé... J'aimes bien les remarques à la con.
- On a un problème Capitaine...
- Ouai, un putain de gros. Quand je vois que Sheyla et John étaient tout les deux flics au LAPD, ça doit faire conflit un peu non ? M'eh.
- Jason...
- Bon ok ! C'est quoi votre problème ?
- Tayron Dowen.
- Bordel, mais c'est qui ça encore ?..."





Chapitre IV.I.:

Tayron Dowen... Je n'avais pas du tout suivit le raisonnement. Je comprenais à peine qui il était, mais il voulait tuer Shawn. Et ça, c'était relativement emmerdant quand on voit que moi je préférais voir Shawn vivant. Et ce con c'était barré une fois soigné. Il devenait introuvable, et comme une belle bande de salopes, l'équipe de choc m'a dit: "Vous êtes flic ? Retrouvez le.". Bah merci... Non mais merci beaucoup.

Les recherches n'étaient pas facile. Je cherchais un mec qui était mort au moins 3 fois, soignés dernièrement par des chirurgiens clandestins introuvables. En gros, je cherchais ce qui semblait être une ombre pour tout les services de police. A ce niveau là, c'était la CIA qu'il m'aurait fallu. J'abuses peut être, mais c'est pour l'exemple. Il n'était pas à WilloBrook. D'ailleurs, toutes personnes censé n'y mettaient plus les pieds vue le bordel que la mort de Damian avait engendré. A côtés de ça, je devais m'occupé du bordel des autres gangs à côtés. Tout devenait bordel et calvaires... Et ma pauvre tête avait du mal à gérer ça. Mon bureau était devenu aussi plein que la salle des archives, tellement les dossiers arrivaient sur ma table. C'est l'une des seules périodes où j'ai passé plus de temps dans mon bureau que sur le terrain. J'aurais bien confié quelques tâches à Ethan, mais ce con était devenu introuvable. Je pensais qu'il était certainement trop occupé à faire des morceaux d'enquêtes de son côté.

La plupart des papiers sur mon bureau ne servaient en plus à rien, ou alors je les renvoyais à des personnes qui auraient été plus aptes et intelligent que moi. J'étais Capitaine, mais j'étais un putain d'homme de terrain, pas un bureaucrate. Les problèmes s'accumulaient petit à petit, et ça n'allaient pas en s'arrangeant, quand un Lieutenant venait frapper à ma porte de mon bureau.

"Femme de ménage ?
- Non Capitaine, Lieutenant...
- Ah merde, mais vous savez faire le ménage au moins ?"


Il n'avait pas l'air de vouloir rigoler. Il est entré dans le bureau, me signalant de descendre au rez de chaussé, et de regarder la liste des personnes disparues. Je savais que si il n'avait pas osé me donner le nom lui même, c'est que ça devait être important. Je descendais rapidement, courant vers le tableau, autour duquel une dizaine d'agents restaient fixé. Je leur demandais... Plus ou moins tranquillement... De se pousser. Je vint regarder les photos et les noms. Un seul venait attirer mon attention. C'était celui de trop... Ethan Kaulins était porté disparu.

Chapitre IV.II.:

Mon regard était devenu vide, comme si on venait m'enlever quelque chose que j'ai toujours aimé. Ethan disparu, je ne pouvais pas espérer une semaine aussi pourrie que celle-ci. Tout aurait pu lui arriver. Kidnappé pendant qu'il faisait une enquête, prendre une balle dans la tête en un instant, un racket qui se serait mal déroulé. Les scénarios défilaient dans ma tête, mais je n'avais pas le temps de tous les visionner. J'avais autre chose à faire. Je retournais à mon travail, essayant d'oublier ce putain de tableau, en me disant qu'il était également sur le tableau voisin: Celui du meilleur agent du mois. Comment ce con a pu disparaître. Peut être était-ce volontaire. Enfin bref, il fallait évacuer les pensées noires, et réfléchir à comment retrouver Shawn Hayes. La réflexion était dur, longue, mais au moins le temps passait plus vite, que ce soit dans mon bureau, ou chez moi. Je cherchais un moyen de le trouver, en m'amusant à balancer des fléchettes sur mon plafond de chambre. Idiot comme idée, mais c'était efficace... Il fallait attendre qu'il se montre. Il c'est déjà montré une fois, il le refera. Et deux mois plus tard, pendant que je patrouillais avec un putain d'abruti, le central nous lançait un appel. L'officier à côté de moi prit la radio, avant que je vienne lui arracher des mains.

"Toi tu bouges pas, et tu fermes ta gueule. Si t'a pas compris, je te fais descendre, et tu rentrera à pied. Ca te fera de l'exercice... Et si tu protestes, tu fera des pompes dans le sable à la plage, ET tu rentrera à pied. J'ai été clair le bleu ?
- Je penses que oui Capitaine.
- Putain, je t'adores mon gars."


La radio signalait des coups de feux dans un bar de la ville. Les gyrophares venaient encore une fois attiré l'attention des passants sur mon véhicule, tandis que je roulais, trop vite, dans la direction signalée. Quelques civils restaient devant le bar, la plupart était blessé.

"Bordel, il se passe quoi ici ?
Une fusillade Capitaine..."


Je regardais les cadavres partir. Ils portaient tous un badge. Toutes les personnes ici étaient des officiers de police. Et ils venaient de s'en foutre plein la gueule entre eux.

"Ils se sont tous tirés dessus ? Comment c'est possible ça ?
- Apparemment, un noir avec une veste à capuche est entré, a braqué un flic, et les flics ont commencé à parler, et ça a été le bordel.
- Un noir avec une capuche ?
- Une quarantaine d'année, un regard agressif... Il savait bien se défendre apparemment.
- Genre, comment ?
- Comme un flic...
- Qui vous a dis ça là ?
- Le barman. Il a dit avoir vue suffisamment de flic dans sa vie pour affirmer que ce mec en était un.
- Et pourquoi les flics se sont tirés dessus ?
- J'sais pas, apparemment, certains parlaient de clans...Vous pensez à quoi Capitaine ?
- Laissez moi réfléchir, j'vous dirais ça dans dix ans."


Un ex-flicard noir portant une capuche venait de déclencher une guerre de ripoux dans un bar improbable. Le rapprochement n'était pas difficile à faire. Shawn Hayes était proche, il ne restait plus qu'à fouiller les bars de la ville pour le trouver.

Chapitre IV.III.:

Le lendemain soir, après avoir vérifier une bonne douzaine de bars du coin, je finissais par trouver mon bonheur. Il y avait ce petit bar, qui ne payait pas de mine. Il fallait le vérifier, comme les autres. Je garais mon véhicule, éclairé par le néon au dessus de la porte. Je regardais autour de moi. Un calme trop calme pour être réel. Comme le soir où Damian a tenté de me buter et que John m'ai sauvé. Il y avait des pick-up noirs garés un peu plus loin. Des voix se faisaient entendre derrière le bar. Je ne me suis pas attardé quand j'ai entendu le nom de Tayron Dowen. Je suis rapidement entré dans le bar, balayant du regard l'intérieur, voyant un homme à moitié bourré accoudé au comptoir, la tête posé. Il dormait presque. Je m'installais à côté de l'homme, lui tapotant l'épaule, en le secouant un peu. L'homme gémissait, tentant de parler comme il pouvait:

"Qui que vous soyez, dégagez. Et si vous venez pour me tuer, faites ça vite, j'ai autre chose à faire."

Je soupirais, me demandant comment un déchet comme ça avait pu éliminer Damian Jones. Shawn n'avait pas bougé. Je sortais des billets de ma poche, attrapant un verre et la bouteille de whisky, avant de me servir et d'en boire une gorgée, avant d'ajouter:

"Si j'vous tue maintenant, j'vais avoir du mal à retrouver ma soeur, alors... - Contentons nous d'un verre et d'une discussion civilisée... Vous savez faire encore, ça ? Une discussion civilisée...
- Mmmmh...
- Jason Hawks, et vous Shawn Hayes, pas la peine de vous présenter.
- Je sais qui vous êtes. Et oui je sais où est votre soeur. Mais là j'suis légèrement occupé."


Il restait planté là, sans même sentir le danger approché. Je continuais de le secouer, pour le faire réagir. Puis j'adorais ça le faire chier.

"Oh, j'suis pas un hochet petit. 
- Me prenez pas pour un gosse, j'ai que 10 ans de moins que vous.
- 30 ans, 15 ans, 5 ans, pour moi c'est pareil... J'suis trop vieux et trop bourré pour faire la différence.
- Y a beaucoup de choses dont vous n'êtes plus capable de faire la différence faut croire.
- ....
- Mais ferme là toi...
- Bah vous voyez, vous parlez à une personne imaginaire...
- Eeeh merde...."
Vous vous en sortez plutôt bien pour un mec malade mentalement. Bref, secouez vous, on a des choses à se dire.
Bon parlons...
- Beh, où est ma soeur ? Pour commencer.
- Je te le dirais quand t'auras fait quelque chose pour moi.
Dites toujours.
- Déjà, première chose, arrête de me secouer. Ensuite, comment tu m'a trouvé ?
- C'est pas tout les jours qu'un mort va foutre le bordel dans un bar de flics corrompues.
- C'est pas faux...
- Puis en fait, ça fait des mois que je vous suis. Oh, j'pourrais passer des heures à vous expliquer comment je sais que vous êtes vivant, et que je sais que Sharon l'est aussi, et tout ça, mais je ne pense pas que ça vous intéresse... J'pourrais aussi vous expliquer que Tayron Dowen ne vous apprécie pas pour ce que vous avez fait à son ancien vieux leader. J'pourrais aussi vous expliquez que d'ici vingt secondes, quatre hommes vont gentiment débarquer et que ça va être le bordel, et que la police n'interviendra pas pour les mêmes raisons qu'elle n'intervient pas dans une certaine partie de WilloBrook."


Il finissait enfin par m'écouter. Il relevait la tête, les yeux grands ouverts. Son instinct de survie était revenu, lorsque les homme s'apprêtaient à franchir la porte.

"Shawn, votre flingue, retournez vous... Maintenant !"

Il poussait avec son pied sur le comptoir pour faire pivoter le tabouret. On dégainait tout deux nos armes, tirant sur la porte qui venait de s'ouvrir. Les quatre hommes tombaient au sol, pendant que le silence dans le bar se réinstallait, et que la musique reprenne son rôle dans l'ambiance du lieu. Je rangeais mon arme, demandant à Shawn de me suivre. Une fois sortit dehors, j'appelais les renforts pour leur signaler la fusillade. Shawn avait du mal à avancer, il perdait ses repères due au surplus d'alcool qu'il avait dans le sang. Une unité arrivait, j'ordonnais immédiatement les formalités pendant que je rejoignais le pick-up, dans lequel Shawn s'était déjà plus ou moins assoupie. Et dans cette nuit sombre, je roulais en direction d'Oak Spring, là où les autres m'attendaient.





Chapitre V.I.:

Shawn était quelqu'un de bien plus aimable que ce que l'on pouvait imaginer. Je me posais quand même beaucoup de question sur lui. Mais toutes étaient légitimes. Après une vie comme la sienne, comment a t'il résister à la tentation de se foutre en l'air. Sa réponse était précise. Il en avait trop bavé pour se foutre en l'air maintenant. Et il avait certainement raison. Notre petite discussion de la soirée était riche en révélation. Il m'expliquait qui il était, j'expliquais qui j'étais. Je lui racontais un peu ma vie, ce que je n'avais pas l'habitude de faire. Je lui racontais pour la LAPD, Ethan... Shawn, qui a connu les Kaulins, n'a pas trouvé autre chose à me dire que quand les Kaulins disparaissaient, ce n'était pas pour prendre des vacances à la plage. Il avait raison. Je ne savais pas où il était, mais je savais bien que ce n'était pas bon signe. Et c'est sous cette réflexion qu'une surprise nous attendait tous. Pendant qu'on préparait le plan contre Tayron Dowen, un groupe armé venait s'inviter à la petite soirée. Chacun d'entre nous attrapa son arme, Sheyla venait éclater les lampes. L'obscurité la plus totale... Et pourtant, Shawn semblait à l'aise, bien que je ne le voyais presque pas. La seule lumière de la lune passait au travers des fenêtres. Rapidement, les balles faisaient de même. La maison c'est transformé en gruyère. Une attaque violente, réalisés par une bande de bras cassé. Des bruits d'automatiques, dans les plaines d'Oak Spring. Le calme revenait, les hommes tentaient de recharger leurs armes, quand Shawn quitta sa planque de derrière la fenêtre pour tirer sur l'un d'entre eux, tandis que Jessy le surveillait, abattant le deuxième homme. Un silence, encore... Et la porte d'entrée s'ouvrait pendant que l'un des nôtres fit décoller l'assaillant d'un coup de fusil à pompe. Les trois autres avaient eut le droit au même sort. Je me relevais de ma planque. Un dernier homme courait, tentant de rejoindre la forêt. J'attrapais rapidement un fusil, visant la jambe, avant de lui placer une balle qui le fit rapidement tomber. On l'entendait crier au loin.

"C'est pas dans ma juridiction cette connerie...
- T'en fais pas Jason, cet endroit est en dehors de toute juridiction.
- Ouai... Et c'était pas trop éthique non plus.
- Tu te préoccupes de ça depuis quand ?
- C'est pas faux..."


C'était un argument de poids. Jessy et son ami s'approchaient de l'homme, au milieu de la nuit, avant qu'une détonation raisonne à travers les plaines, stoppant les cris de douleurs. Une balle venait certainement de rejoindre la tête de l'homme. Sheyla reprit quelques instants après avec une réflexion Ô combien révélatrice:

"Tayron commence vraiment à prendre trop de place."

Et elle n'avait pas tort. J'avais prit une semaine de vacances pour toutes ces conneries. Je crois que deux auraient été nécessaire pour s'en remettre.

Chapitre V.II.:

Les jours passaient, et Shawn faisait de plus en plus de recherche pour savoir contre qui il se battait. Mais en réalité, même Jessy manquait d'information à ce sujet. Ce Tayron Dowen sortait de nul part. Mais le plan était prêt, et Shawn savait précisément comment il allait s'y prendre. Il m'avait même avoué qu'il avait déjà commencé. Tout ça, il me l'a expliqué à ce bar où on a passé l'après midi ensemble. Pour la première fois, depuis le peu de temps que je le connaissais, je le voyais sourire. Ce n'était pas marquant, mais assez pour lui. On parlait de tout et de rien, jusqu'à ce qu'il en vienne au plan.

"Je t'avais dit, le soir de notre rencontre... Que tu allais devoir faire quelque chose pour moi.
- Ouai ?
- Il risque d'y avoir des coups de feux quand je vais être chez le vieux. Il va falloir que tu retienne le plus possible les unités.
- Il te faut combien de temps après le coup de feux.
- Une dizaine de minutes, grand maximum.
- Tu les auras..."


Une opération simple si je savais comment m'y prendre, même si j'avais une petite idée de mon plan. La soirée approchait petit à petit, je sortais du bar, pendant que Shawn se resservait un verre. J'allumais une cigarette, que je sortais immédiatement du paquet dans ma poche de veste. Ma cigarette se coinçait entre mes lèvres, et ma main venait couvrir la flamme du briquet pour mieux l'allumer... Et la cigarette tombait au sol, mon zippo venait se ranger dans ma poche. Trois pick-up débarquaient en douce sur le parking du bar. Je rentrais immédiatement, sortant mon téléphone, essayant de joindre Ray, l'ami de Jessy.

"Ils sont combien ?
- Beaucoup trop. On doit sortir, vite."


On se dirigeait vers l'arrière boutique. J'ordonnais au barman de pas faire de connerie. Ces enfoirés n'auraient pas hésité à le descendre. Shawn ouvrait la porte, après avoir barricadé notre entrée. Deux hommes approchait. Shawn sortait son arme. La mienne était déjà dans ma main. Il ne restait plus qu'à courir dans la campagne, tout en tirant sur les hommes derrière nous. Pas assez précis pour blesser, mais assez pour retarder. Shawn me poussait pour me forcer à courir dans la direction opposé à lui.

"Putain Shawn, tu fou quoi ?
- Ai confiance, et casses toi !
- Putain ! J'espère au moins que j'ai une bonne assurance vie."


Un seul homme me poursuivait, équipé de son arme. Il tirait quelques rafales de temps en temps. Mais c'est surement pas en courant qu'il allait m'avoir. Il y avait une ferme abandonné à quelques centaines de mètres. On pouvait la voir d'où j'étais. C'est ici que nous allions nous affronter.

Chapitre V.III.:

J'arrivais à la ferme, exténué. Je me cachais dans la grange, attendant que l'homme arrive. Il passait la porte, cherchant discrètement dans chaque recoin. Je sortais de ma cachette, tirant quasi à l'aveugle sur lui, pendant qu'il répondait à coups d'automatique. Une balle venait se loger dans mon bras. Mon arme tomba au sol. Je n'avais plus le temps pour la ramasser. Je m'approchais d'une planche en bois, un peu en hauteur. Une échelle vieille de plusieurs années était à côté. Je montais à l'étage, tentant de ne pas laisser de sang sur les barres. Le sang s'arrêtait juste en dessous de la planche. L'homme, comme le parfait abruti qu'il était, suivait le sang, regardant de temps en temps en haut. Il n'était pas dur de se cacher, j'attendais juste qu'il se place. Une fois en position, je n'avais plus qu'à lui sauter dessus, lui faisant lâcher l'automatique.

Un combat à main nue dans une grange. Ca aurait fait rêver n'importe qui si on était dans un film. Sauf que la réalité était bien plus flippante. Il était bien bâtie, et moi j'avais une épaule en moins. Je regardais vivement les alentours. Du foin, du foin, du bois, et encore du foin. Trop bien... L'homme n'était qu'à quelques mètres de moi. Il sortit un couteau. Je soupirais, ajoutant:

"Roh putain, t'es pas marrant comme gars.
- Viens par ici si t'es un vrai soldat mon bonhomme.
- Putain de lâche. Je vais te le faire bouffer ton couteau moi.
- Montre moi ça."


Il courrait en ma direction, tandis que j'attrapais une poignée de foin avant de lui balancer au visage. Déstabilisé, je lui donnais un coup sec au visage, puis à la gorge. Une seule main suffisait, inutile de fragiliser l'autre bras qui était blessé. Il riposta d'un geste automatique, en essayant de donner un coup de couteau de manière anarchique. Le coup était imprécis et trop lent, facile à esquiver. Fautes d'appuies qu'il n'avait pas eu le temps de prendre, il était courbé, le bras du couteau complètement désorganisé, la pointe visant le sol. J'attrapais le bras, donnant un coup de genou au visage pour le remettre plus ou moins droit. Le bras bloqué, je n'avais plus qu'à le briser. Le craquement était bien net, et le cri de douleur qui allait avec raisonnait dans cette vieille bâtisse en bois. J'attrapais seulement son poignée des deux mains, pendant que l'un de mes pieds venait lui briser un genou avec plusieurs coups sec et précis. Il était à genou, le poignée tenant encore la lame de part ma pression de mes deux mains, et petit à petit, la pointe se rapprochait de sa gorge. Il tentait de me donner des coups dans les côtes avec son autre main. Le bras cassé n'ayant plus de force, il était facile de lui planté la lame rapidement dans la gorge, avant de le lâcher, le regardant agoniser à genoux, face à moi.

"J't'avais prévenu, m'enfin..."

Je retirais le couteau, lui sectionnant la carotide. Il tombait au sol, se vidant de son sang. C'était dur à voir, encore plus dur à faire. Mais j'avais survécu, c'était le principal. L'image me hantait encore quand Ray est venu me chercher. Jessy s'occuperait du corps. Quand à nous, nous retournions sur Los Angeles, attendant un signe de vie de la part de Shawn.









Chapitre VI.I.:

Le Central annonçait des coups de feux sur les hauteurs de Los Angeles. Le quartier des riches venaient d'être bouleversé par quelque chose qu'ils n'avaient pas l'habitude d'avoir comparés aux bas quartiers. J'étais en place pour réaliser le plan, je n'avais juste qu'à retenir quelques unités avec moi. Les autres étaient programmées sur d'autres quartiers. Le temps qu'on rejoignent les lieux, Shawn serait de toute façon partit, en théorie. Je retenais les hommes, leur demandant d'attendre mon arrivé. Evidemment, j'étais bien assez loin. Une fois sur place, il ne restait plus qu'à arriver jusqu'à la maison. Les sirènes venaient brisés le quotidien des riches, ainsi que leur sommeil. Je n'allais tout de même pas passez à côté d'une occasion de les faire chier. Les sirènes faisaient toutes un boucan d'enfer.

Arrivé sur les lieux, pas une seule trace d'infraction. Shawn avait fait ça proprement. A l'intérieur, deux cadavres. Un homme de main sûrement, mort d'une balle dans la tête. Le deuxième était celui de Tayron. Il tenait l'arme, certainement celle qui avait tué le premier. Quand à Tayron, rien ne montrait qu'on l'avait assassiné. Pas de blessures, pas de coups, pas d'impacts de balles. La scène était très bien réalisé. Le vieux avait du être empoisonné par Shawn, sûrement plusieurs jours plus tôt. Le calcul était parfait, du début à la fin. C'était un crime parfait, venant d'un ex-flicard qui était maintenant devenu un véritable criminel. Je commençais à connaitre des choses sur Shawn, mais il faut croire qu'il me manquait quelques pièces du puzzle. Comment pouvait-on se convertir au crime aussi efficacement ? Il devait rester des traumatismes qu'il ne m'avait pas raconté.

Lorsque la morgue arriva, les deux cadavres fut prit en charge. Je ne savais pas où était Shawn. Peut être était déjà t'il loin, pendant que je supervisais la scène de crime. De toute façon, même si on retrouvait des empreintes, comment peut on poursuivre un homme mort ? Shawn n'était qu'une ombre dans une ville trop vaste. Je ressortais de la maison. Les vieux riches du coin venaient jeter des coups d'oeil, cherchant à comprendre ce qu'il s'était passé, pendant que les officiers s'obstinaient à leur demander de partir. Ici, Tayron était considéré comme un homme bon, tout comme Damian. Bien souvent, les gens ne connaissent à peine que 30% de ce que les gens sont réellement.

Chapitre VI.II.:

La patrouille de nuit se terminait tranquillement. J'avais terminé l'ensemble de la paperasse pour le vieux, en attendant que les résultats de la scène de crime ressortent. Mon bureau se vidait petit à petit, et je pouvais enfin récupérer un quotidien digne de ce nom, le coéquipier exceptionnel en moins... Il ne restait plus grand monde dans le poste, à part les femmes de ménages qui continuaient de laver les sols dégueulasses de part les aller et venues des agents, ou des cafés renversés. On pouvait trouver deux trois cadets téméraires venir au poste le matin, et ne le quitter que très tard le soir, malgré que normalement, ils n'avaient pas à être ici. Ca leur permettait au moins de découvrir une partie de ce qui les attendaient. Encore fallait il qu'il relève la tête de leur manuel de police.

Le peu d'officiers qui restaient ne bougeaient pas vraiment de la machine à café. Les patrouilleuses ne sortaient plus du parking, du moins jusqu'à la prochaine heure de départ, qui était tôt le matin. Je rejoignais les vestiaires, changeant rapidement d'habit, et enfilant l'uniforme sale dans le sac, qui venait rejoindre mon dos, tenu par l'épaule. Le casier fermé à clef, je rejoignais la sortie du poste, jetant encore une fois un coup d'oeil au tableau des disparues, et prenant un cure-dent qui venait rejoindre ma bouche, substituant la cigarette habituel. Je regardais rapidement la rue, et les quelques voitures qui passaient. Pas de gyrophares aux alentours. La nuit était calme. Je rejoignais mon véhicule, le sac jeté sur la banquette arrière, et les clef mise. Je chassais les idées noires de ma tête, comme ce mec que j'avais égorgé. Je me disais bien que de toute façon, ce connard ne méritait que ça, et que personne n'allait certainement le pleuré. Pas comme les gosses qu'ils pourraient m'arriver de tuer dans la rue pour éviter de prendre une balle.

Les idées remisent en place, je démarrais, traversant Pershing Square et une partie de la ville pour rejoindre Union Station, et rentrer chez moi. Sur le pas de la porte, il y avait un téléphone, avec un papier écrit: "Téléphone de Tayron Dowen. Il pourrait servir.". A côté, une autre note était posé sous un cailloux pour éviter qu'elle s'envole au moindre courant d'air. Elle contenait une adresse, celle de Sharon, avec un petit mot:
"Prenez soin de Jesse."

Shawn venait de tenir sa promesse. Un homme au grand coeur, voulant un avenir meilleur pour son fils. Lui, il n'était plus qu'un fantôme dans une ville où ils sont rois. Mais, tout comme Ethan, j'espérais le revoir.

Chapitre VI.III:

Depuis presque 10 ans maintenant, je n'avais plus revu ma soeur. Et 3 ans déjà que je la cherchais, en espérant qu'elle soit encore vivante, comme me l'avait dit John. Une période dans laquelle je m'étais mis dans des situations improbable. C'est toujours quand on est en quête de quelque chose qui nous dépasse, qu'on en vient à faire des choses qui nous dépasse. On se met à fréquenter des personnes avec des idéaux assez spéciaux, mais bon, puisqu'ils peuvent nous aider dans notre quête, on les écoute. Le problème, c'est que ces personnes sont en général de mauvaises... Très mauvaises fréquentations. Mais au final, on finit par obtenir ce que l'on veut.
Ce jour là, l'adresse en main, je roulais en direction de Phoenix, après avoir prit encore quelques jours de congés. J'étais partit la nuit même. Le papier n'avait pas quitté ma main depuis que je l'avais ramassé, si ce n'est pour le posé sur le siège passager de ma voiture. J'avais l'esprit clair, et j'étais maintenant sûr qu'elle était vivante. Phoenix n'était pas très loin de Los Angeles, relativement parlant. J'approchais petit à petit de ma destination. Un peu plus de 5 heures depuis Los Angeles me séparait d'elle, il n'en restait désormais plus que 2h. Je me demandais bien maintenant à quoi sa vie pouvait ressembler. C'était-elle cachée jusqu'à aujourd'hui ?

L'arrivé était imminente, tandis que je franchissais le panneau d'entrée de la ville. Le soleil commençait tranquillement à se lever lorsque j'approchais du quartier qu'elle habitait. Une maison assez propre se présentait à moi. Je me garais tranquillement, regardant la maison. Quelqu'un fixait la voiture derrière le rideau de ce qui pouvait certainement être le salon. Je sortais de la voiture, le cure-dent toujours présent, puis je montais les petites marches, avant de frapper à la porte. Une personne ouvrit, et se présentait à moi. Un enfant d'une douzaine d'années, métisse. C'était certainement le fils de Shawn. Sharon se présentait à la sortie du salon, me regardant d'un aire surprise. Elle m'avait reconnu, c'était déjà ça. Elle n'avait pas réellement changée depuis sa "mort".

"Jason...
- Salut Sharon.
- Comment ?...
- Shawn. C'est terminé."


Elle venait reposer l'arme qu'elle tenait en main. Surement par précaution. Tant d'années de solitude, dans la peur de ce faire tuer, ça devait donner des habitudes. Elle essayait de comprendre, sans bouger. Elle essayait, petit à petit, de retrouver de la joie, plutôt que la surprise à laquelle elle était confronté à ce moment là.

"Et Shawn ? Il est... ?
- Un homme comme lui n'est jamais vraiment mort, ni vraiment vivant... Juste... Errant."


Elle avait bien compris qu'il était encore vivant. Elle comprenait d'avantage ce que je venais de lui dire. Elle était dans la même situation, juste à un degré différent. Shawn n'a jamais été qu'une ombre depuis plusieurs années. Elle était assez déçu qu'il ne soit pas là. Ca se voyait derrière la joie qu'elle exprimait petit à petit, d'une façon particulière. Elle avait changé, mais au fond, c'était toujours ma soeur, et on voyait bien qu'elle était encore vivante, même au fond d'elle...
Je refermais la porte, et derrière moi, toute une époque que je connaissais à peine venait de prendre fin. Il fallait recommencer. Je serais encore amené à faire des choses qui me dépasse et à me mettre dans des situations improbable. Mais pour l'instant, il fallait reconstruire ce que Damian avait détruit: Une partie de notre humanité.



Dernière édition par Azelat le Mar 19 Sep 2017, 23:00, édité 7 fois
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Epilogue

le Sam 29 Aoû 2015, 18:28


Epilogue I.:

Elle n'a pas voulu revenir à Los Angeles. C'était compréhensible. Même si le contrat sur sa tête n'existait plus, il restait encore Casey Jones vivant. Il avait disparu, peut être était-il loin, mais il ne fallait certainement pas prendre ce risque. Après un séjour prolongé avec elle, j'ai décidé par rentrée. Le travail m'attendait, et petit à petit, mon quotidien reprenait le même sens qu'avant. Ethan n'était toujours pas retrouvé. Personne ne le retrouverait, certainement. Mon bureau c'était vidé, tout était à jour, et les conflits s'atténuaient petit à petit. Les enquêtes ralentissaient. L'effectif perdait en performance, mais s'accrochait pour faire son job. Tout était redevenu à peu prêt normal dans cette ville. Je ne restais que le douzième de mon temps dans le bureau, le reste, je le passais à arrêter des mecs trop chaud, et à les humilier devant les autres agents. Les arrestations s'enchaînaient, les patrouilleuses accumulaient les dégâts. Après tout, ce n'est pas moi qui payait.

Puis rapidement, quelque chose venait remettre mon quotidien à rude épreuve. Pas autant que l'histoire avec Shawn, mais suffisamment pour que ça devienne intéressant. J'étais en patrouille. Un connard un peu trop chaud faisait le rigolo avec sa voiture. Il a mal fini, on l'a arrêté. Quand on est revenu au poste, je l'ai donné à un agent pour qu'il s'en occupe. A peine avais-je eu le temps de faire descendre le suspect et de répondre à ses insultes de petit con, qu'un cadet venait m'interpeller.

"Capitaine. Y a une femme qui veut vous voir.
- Vous voyez pas que j'suis occupé là par hasard ?
- Elle avait l'air assez pressé de vous voir.
- Bon, c'est quoi son nom.
- Aucune idée.
- Putain de rigolo... Va m'la chercher, Et dans mon bureau, hein, pas ici."


Je balançais le suspect à un des agents, qui se faisait une joie de l'emmener en cellule. Je passais rapidement dans le poste, au travers des agents, montant rapidement dans le bureau. Ma veste venait se poser sur ma chaise, moi avec, et mes pieds rejoignait directement le bureau. Je changeais de cure-dent, attendant la femme qui demandais à me voir. C'était pas commun, une personne qui voulait me voir, surtout une femme. Le temps passait, et personne ne rejoignait mon bureau. Ce cadet était décidément trop con. Je me relevais, les lunettes de soleil toujours en place au dessus de ma tête, et le cure-dent encore en bouche. Je sortais du bureau, cherchant du regard une femme... C'était vague... Jusqu'à ce que je vis effectivement une jeune femme assise qui attendait désespérément en jouant avec son smartphone. Le gobelet derrière la plante en plastique montrait qu'apparemment, elle n'avait pas aimé le café... Ca se tenait. Je m'approchais d'elle, la regardant d'abord, avant qu'elle ne relève les yeux, avec son air de japonaise. A la vue de la femme, j'ajoutais tranquillement:

"C'est donc vous, mon fanclub."

Epilogue II.:

Une jeune femme envoyée par un homme que je considérais presque comme mort. Ethan était encore porté disparu, mais il n'avait pas perdu son putain de sens de l'humour. Au lieu de venir me présenter la gamine, il me l'a directement envoyé. La pauvre gamine ne savait même pas quoi faire de sa vie, au vue de sa tête de désabusée. Elle ne savait certainement même pas ce qu'elle foutait là, mais bon, ça, c'était le talent d'Ethan de balancer des gens dans des endroits improbable. Elle ne semblait n'avoir ni la motivation ni la force nécessaire pour entrer au LAPD. Mais il fallait bien que je lui force un peu la main, sinon je me serais vite ennuyé sans nouvelle recrue. Il fallait sortir le grand jeu pour la convaincre:

"Pour te répondre, si tu veux crever en aillant la chance de te défendre, t'es au bon endroit. Si tu préfères être la merde qu'on ramassera une fois que ce sera fini, tu peux repartir. J'te dis juste qu'il faut que tu aies l'estomac qu'il faut et une classe incontestée pour entrer dans mon équipe."

Aucun doute, ça allait fonctionner. Cela dit, sa réponse me préoccupait moins que le pourquoi de sa présence. Où était ce putain d'abruti qui me servait de coéquipier ? Certainement ailleurs, à faire des trucs trop improbable. Il devait certainement se retrouver au milieu d'un bordel impossible à déchiffrer. Et encore une fois, mes hypothèses se confirmaient au fur et à mesure que ma petite vie s'effondrait, une fois de plus. Quelques jours plus tard seulement, le central balançait un appel. Des tirs dans une maison, surplombant les collines. Arrivé sur place, un cadavre, une femme qui ne comprenait plus rien à sa vie, et un homme qui tenait une arme avec un bandage à la con sur la tête.

Il était entouré par une bande d'officiers au sang trop chaud, qui auraient bien pu lui exploser le crâne qui semblait déjà en avoir prit pour son grade. J'écartais les deux trois agents, regardant l'homme, me mettant face à lui. Un soupir, et je venais me gratter la tête, pendant que l'homme ajoutait:

"Salut Hawks.
- Putain d'merde. T'es toujours dans les bons plans toi.
- Tu m'en diras tant...
- Tu peux m'dire ce qu'il s'est passé?
- Le récit de toute une vie...
- Ça promet d'être passionnant."


La vie est bizarre, et si il y a un Dieu, il a un putain de sens de l'humour. En quelques jours, je venais de retrouver mon coéquipier avec une gamine qu'il avait dû rencontrer purement par hasard. Los Angeles est une ville qui me dépasse de plus en plus, avec ses mauvaises fréquentations. Je n'avais que 33 ans, mais mon passif commençait à se faire lourd déjà. Et je savais bien que les choses n'allaient pas s'améliorer pour autant, dans cette ville qui ne dort jamais.



Dernière édition par Jason Hawks le Sam 05 Sep 2015, 13:58, édité 1 fois
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Re: Jason Hawks - Livre I - Finale - 3e Partie: Bad Company

le Mar 01 Sep 2015, 17:13
Il y a beaucoup trop de retard ici. Chapitre 2 et 3 ajouté.

Attention les p'tits gars, dès le chapitre 3, certains éléments de l'histoire ( une grosse partie ensuite ) correspond à celle de Shawn Hayes. Donc si vous n'avez pas lu Shawn Hayes... Beeeh vous pouvez toujours vous y mettre maintenant :P
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Re: Jason Hawks - Livre I - Finale - 3e Partie: Bad Company

le Mer 02 Sep 2015, 11:55
Chapitre 4 ajouté.
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Re: Jason Hawks - Livre I - Finale - 3e Partie: Bad Company

le Sam 05 Sep 2015, 13:59
Chapitre 5 et 6 + Epilogue sur le post du dessous. ( #ILoveForumActif )
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Re: Jason Hawks - Livre I - Finale - 3e Partie: Bad Company

le Sam 05 Sep 2015, 15:24
C'est jolie ment jolie tout ça!



Where is my mind ?




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Re: Jason Hawks - Livre I - Finale - 3e Partie: Bad Company

le Sam 05 Sep 2015, 15:28
très bon, surtout le dernier chapitre ;)


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Re: Jason Hawks - Livre I - Finale - 3e Partie: Bad Company

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