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Informations InGame
Prénom_Nom: Jason Hawks
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Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 2e Partie: Toute action est relative.

le Lun 17 Aoû 2015, 14:41





"Quand on finit par réaliser certaines actions douteuses sous cet uniforme afin de sauver sa peau ou celle de quelqu'un, chaque personne a sa conception de ces actions. Certains finiront par dire que vous êtes un enfoiré de mauvais flic, d'autre diront que vous êtes un héro. Au final, la conception du bon et du mauvais flic est relative, toute comme celle de vos actions."










Des verres brisés, et d'autres remplies de mélange d'alcool aussi imbuvable qu'indescriptible. J'étais affalé sur ce canapé à longueur de journée, regardant une télévision que j'avais payé moitié prix vue son état déplorable. La bière à la main, les cheveux commençant à se faire long, et mal coiffé. Une barbe trop longue pour sembler entretenue, et des yeux à faire fuir un zombie.

Dépression ? Certainement, si on oublie le fait qu'il y avait un tableau complet remplie de paperasse et d'informations sur un dossier d'enquête qui ne me concernait pas du tout mais qu'on me laissait quand même. J'avais beau être dans le pire des états avec un appartement en lambeau, ce tableau et mon job étaient les seuls choses que j'arrivais à faire proprement. Quelques visites chez le psy, et parfois même on me rendait visite. Quelques collègues de boulot qui faisait semblant de se faire du soucis pour l'épave dépressive que j'étais, et Logan qui venait avec la plus grande sincérité, amitié et envie du monde. Lui au moins, je savais qu'il ne jouait pas les hypocrites.

Ca faisait quelques semaines, peut être même quelques mois que c'était comme ça. Je donnais toujours l'air d'être quelqu'un qui tenait debout. D'ailleurs, je faisais très bien mon métier. J'étais toujours au top, en vue du nombre de dégâts matériels que je faisais à chaque poursuite. Je devenais quelqu'un d'autre quand j'enfilais cet uniforme, et petit à petit, ça déteignais sur ma propre personne, mon moi dans la vie privée. L'homme qui s'en fou de pas mal de choses prenait le dessus, au travers d'une dépression trop longue et trop marqué. J'étais qu'un connard de mauvais flic se la jouant à la dur, comme certains s'y essayaient. Ca semble surement persisté aujourd'hui, avec une meilleure maîtrise des choses. Mais à cette période, plus rien n'avait d'importance. J'avais 25 ans et je commençais ma carrière en donnant une image particulière: J'étais admirable et aimable pour certains, perfide et détestable pour d'autres. Et quand on est officier, c'est pas toujours évident à supporter.

Cet appartement était devenu piteux. Je regardais la télé, et parfois je regardais par la fenêtre pleine de poussière, dont la légère ouverture laissait entrer les sons agaçants des passants criant et des automobilistes trop pressés à rejoindre leur petite vie minable et quotidienne, dans un bureau, en espérant le soir que personne ne vienne voler le butin de leur dur labeur de parfait connard.
Ce jour là, c'est bien par la fenêtre que je regardais. Le bras gauche accoudé au mur, et la main droite apportant ma bière à mes lèvres, pendant que mes deux yeux fixaient ce monde grouillant tel un tas de fourmis. Je lançais quelques regards sur ce panneau ressassant trop d'éléments d'enquêtes à m'en faire perdre ma tête imbibé d'alcool. Soupirant, je rejoignais encore une fois ce canapé dont les ressort lâchaient un à un, me vautrant dessus, avant de m'assoupir un moment. Quelques minutes, puis une sonnette venait me casser les oreilles... La sonnette de la porte.






Chapitre I.I.:

"Femme de ménage ?
- Non... Tu sais bien qu'il n'y a pas de femme de ménage ici.
- Bah faudrait.
- Ouvre la porte Jason !
- Va te faire foutre bouffeur de donuts, je dors."


Logan venait d'ouvrir la porte, s'approchant de moi.

"Putain, on est marié Logan ?
- Beh non connard.
- Bah alors pourquoi tu me fais chier ? Si j'ai besoin d'une nourrice, je t'appellerais. Pour le moment tu peux te casser.
- T'as pas l'impression que tu devrais te préparer ?
- Pourquoi faire ? On est Samedi, je bosse pas avant Lundi.
- Jason...
- Quoi ?
- Ca fait combien de temps que t'as pas dormi ?
- J'ai arrêté de compter à 50 heures.
- Jason...
- QUOI Bordel ?
- On est pas Samedi.
- Bien sur que si..."


Je venais attraper le journal du jour que le petit gosse de l'immeuble apportait gentiment tout les matins à chaque proprio, avant de le balancer sur la tête de Logan, laissant ma tête coincé dans un coussin trop mou.

"Tiens, prends ça, regarde la date, et torche toi avec si t'veux.
- Ouai... Jason."


Il reprenait le journal avant de me le relancer sur le crâne, m'exigeant de regarder la date, que je fis aussitôt pour lui faire plaisir.

"OH PUTAIN, on n'est pas Samedi !
- Maintenant tu m'enfiles ça, tu prend deux ou trois cachets, tu te lèves et tu va bosser !"


Le journal affichait Mardi, et l'heure du réveil affichait 10h. J'étais en retard d'une journée et deux heures. Logan m'avait déjà certainement couvert. J'enfilais laborieusement mes affaires, prenant rapidement tout ce qu'il fallait pour tenir la journée, avant de courir en direction du poste, qui n'était qu'à 20 minutes de l'immeuble à pied. Mal au pied, mal au crâne, et des yeux cernés, la journée s'annonçait rude, longue et douloureuse, encore une fois.

Chapitre I.II.:

Une course trop longue pour moi ce matin là. Arrivé au poste de police, je suis bien resté dix minutes à récupérer, assis sur ce banc au milieu de deux personnes qui attendaient certainement quelque chose ou simplement quelqu'un. Les patrouilleuses défilaient, certaines avec les gyrophares, et les autres roulant calmement, avec leur passagers rigolant des blagues ridicules qu'ils sortaient sur les passants ou les automobilistes.

Je soufflais un grand coup, entrant dans ce poste, sentant toujours la même odeur de café imbuvable d'une machine trop vieille, signe d'un budget défaillant de la police de cette jolie ville. Je franchissais la porte, regardant comme d'habitude ce même tableau avec les photos et noms des personnes disparues. Il y en avait trop, comme d'habitude. La même dégaine, les mêmes sensations, comme chaque jour de service. J'approchais des vestiaires, m'aidant de temps en temps du mur pour marcher. Je m'étirais, m'approchais du vestiaire, et enfilait encore une fois cet uniforme, tentant tant bien que mal de mettre la ceinture avec tout le bordel qui allait avec.

Je ressortais du vestiaire, me grattant le crâne à la réflexion de la journée qui m'attendait, quand un gradé s'approchait de moi, toujours avec le même air autoritaire.

"Bordel Hawks, j'peux savoir ce que vous foutiez ?"

J'aurais pu sortir quelque chose de relativement méchant, mais je tenais bien trop à ce badge pour le faire.

"Problème personnel.
J'vous conseil d'être à l'heure à partir de maintenant si vous ne voulez pas vous retrouvez devant le commandant.
Oh bah, si c'est devant le commandant que je devrais me trouver pour ça, ça serait surement plus sympa.
Vous insinuez quoi là ?
Concrètement ? Vous me..."


Ma radio venait couper ma réponse qui aurait été surement trop violente. J'étais sur le point d'insulter ce bon Sergent, quand le central m'indiqua qu'il fallait que je me bouge. On avait besoin de moi, puisque apparemment le reste des unités étaient trop occupés à mettre une amende à un jeune de 15 ans qui faisait le fou avec son scooter.

"Désolé Sergent, j'dois y allez.
- Vous oubliez pas quelque chose ?
- Ma boîte de Donuts ?
- Votre coéquipier espèce d'idiot."


Je soupirais, me disant que la boîte de donuts était de toute manière plus utile que l'incapable qui me servait de coéquipier. Il n'aurait pas fallu être entrain de crever avec ce genre de mec. Il ne savait même pas ce qu'était une radio et un mégaphone qu'on lui avait collé un uniforme. Je le voyais courir, sortant du vestiaire, et me tapotant sur l'épaule en passant, avec son sourire à la con.

"Allez Hawks, on se bouge ?"

Je regardais le Sergent, soupirant, pendant que lui se foutait de ma gueule devant ma situation en prenant pitié. Il était strict mais il m'appréciait quand même. C'était un bon point déjà.

Chapitre I.III.:

On arrivait au sous-sol, se dirigeant vers la patrouilleuse, tentant d'éviter les autres qui sortaient et entraient comme des tarés.

Mon coéquipier était arrivé avant moi, essayant déjà de s'installer à la place conducteur. Je venais le regarder, posant mes bras sur le toit du véhicule, face à sa portière.

"Alors ? C'est bon, t'es installé rigolo ?
- Ouai. Et toi tu fou quoi là ?
- Bon maintenant t'a plus qu'a retirer cette ceinture, fermer ta gueule, et passer sur le siège passager avant que je ne m'en occupe moi même.
- C'est moi qui conduit.
- Attend, là j'crois que t'a pas compris..."


La réflexion et le regard on suffit à le faire changer d'avis. Et pendant qu'il changeait de siège, je venais m'installer à mon tour, réglant à l'arrache les rétros et le siège, avant de démarrer rapidement, coupant la route à la patrouilleuse qui s'apprêtait à passer devant moi.

"Tu sais t'servir de la radio au moins ?
- Tu me prends pour qui là ?
- Un cadet...
- C'est pas très cool de ta part Hawks.
- J'suis pas là pour être cool avec un mec qui ne sait même pas ouvrir un holster et à qui on doit la tenir quand il va pisser. Alors maintenant t'es gentil, tu signales à la radio et tu mets en pratique ce que les formateurs t'ont appris.
- Ah ouai ? Et c'est à dire ?
- Fermer ta grande gueule de bleu et me laisser conduire en paix avant que je finisse par te fracasser cette tête contre ce tableau de bord, et te laisser t'étouffer dans l'airbag qui en sortira."


J'accélérais en direction du signalement, les gyrophares perçant tout les autres sons de la ville, pendant que mon coéquipier jouait avec son arme de service, me regardant de temps à autre, cherchant à placer une phrase qu'il allait certainement regretter.

"Dis moi Hawks, t'es toujours comme ça ? J'veux dire, on est ensemble depuis qu'on est sortie de l'académie de police, et tu fais ton parfait connard. C'est naturel ?
- J'sais pas, et toi c'est naturel le fait de me faire chier ou c'est un vrai travail d'improvisation que tu me sors à chaque fois ?
- T'en a encore beaucoup des comme ça ?
- Je pourrais faire ça tout les jours, jusqu'à la fin de ma carrière.
- Tu m'aimes pas, c'est ça ?
- J'aime pas le monde, c'est légèrement différent.
- Tu me laisserais crever j'suis sûr.
- Ca, jamais..."


Le silence se réinstallait dans la patrouilleuse, jusqu'à l'arrivée sur les lieux. Un groupe de voleurs à la mord moi le noeud venait certainement de cambrioler un petit magasin. Ils faisaient barrage en tirant sur les patrouilleuses sur les lieux.

Vols, tirs, courses poursuites. Quotidien inévitable pour des flics comme nous.









Chapitre II.I:

Les balles sifflaient, et venaient s'écraser sur les carrosseries des véhicules. Je m'étais réfugié derrière la voiture, au niveau du capot. Je jetais quelques coups d'oeil. Une belle jolie bande d'hispaniques issues des bas quartier de la ville, les sacs à dos équipés, et des flingues qui semblaient complètement archaïques.

Je jetais un coup d'oeil sur le rigolo qui me servait de coéquipier. Il tirait dans le vent, en espérant en toucher un par pur hasard. Si il y arrivait, il aurait pu jouer au loto tellement que ces tirs n'avaient aucun sens.

"Hey rigolo ! Tu veux voir ce que c'est de viser avec un flingue ?
- J'attends de voir ça Hawks."


Je sortais de ma cachette, tirant en direction des braqueurs. Les balles venaient rafler l'un d'eux, sans pour autant le toucher, mais suffisamment pour le mettre à couvert.

"Merde !
- Bien jouer Hawks.
- Tu pourra dire bien jouer au moment où il se transformera en passoire."


Ce que je n'espérais pas devoir etre obligé de faire. 8 flics contre une bande de 5 braqueurs, et pourtant on arrivait encore à être en désavantage. Les balles s'arrêtaient de voler. Je jetais un coup d'oeil rapide, l'un rechargeait son arme, avant de prendre la fuite avec les autres.

"Merde... Les salopes. Hey rigolo, couvres moi.
- Quoi ?"


Je venais ranger mon arme rapidement, passant par dessus le capot en glissant dessus, avant de passer derrière la ligne ennemi. Il en restait deux cachés derrière les murets, que "rigolo" mon coéquipier et les autres s'amusaient à canarder pendant que je passais.
De là où j'étais j'en voyais un courir au travers des ruelles. Le même qui s'était amusé à recharger. Ne voyant pas les autres fuyards, il fallait faire un choix. Je décidais de prendre en chasse le seul visible, et c'était partit pour la course poursuite de la journée.

Chapitre II.II:

Une course poursuite en plein Los Angeles, une journée où j'avais encore la tête complètement dans le flou. Ca avait le don de me réveiller. Je m'approchais de plus en plus du gars en face de moi, passant les murets et tout autre obstacles. Il courrait moins vite, et gérais moins bien ses déplacements que moi.

On arrivait à hauteur d'un muret plus haut que les autres, qu'il essayait de passer. Je l'attrapais par la jambe avec ma main droite pendant qu'il me donnait un coup au visage avec l'autre. Il passa le muret, je tentais de le passer ensuite. Il m'attendait de l'autre côté avec son arme, tirant à hauteur de ma tête, que je baissais immédiatement. La dizaine de balles s'éclatait sur le béton, pendant que je relâchais la prise, tentant de contourner l'homme, en courant dans une ruelle voisine. Les deux devaient se rejoindre quelques centaines de mètres plus loin. Je voyais l'homme, il me voyait. Et encore une fois il gâchait ses balles pendant que je restais caché, collé contre le mur. Une fois les bruits estompés de la nouvelle petite dizaine de balles qu'il venait de tirer, je me remettais à courir, en sa direction. Quelques obstacles, quelques passants, puis un muret. Et en quelques minutes seulement je revenais à sa hauteur, me jetant sur lui pour le faire tomber. On se roulait sur le sol à l'impact de la chute. Il ne restait que quelques mètres me séparant de lui quand il c'est relevé. Il ramassa son arme, la pointant sur moi.

"Boh tu peux y allez... T'as plus de balles.
- Qu'est ce que t'en sais ?
- Glock 17, t'a chargé avant de prendre le fuite, t'a tiré 18 balles. Je peux te garantir que t'en a plus.
- Ah ouai ? Qui te dis que j'ai pas remis un chargeur ?
- Tu te serais pas barré comme une salope et de toute manière je t'ai pas vue recharger depuis la fusillade. Allez tir, qu'on en finisse."


Etais-je sûr de mon coup ? Absolument pas. J'aurais très bien pu compter une balle qu'il n'avait pas tiré dans le feu de l'action. Mais dans tout les cas, autant l'intimidé comme cela plutôt que de ne rien dire et qu'il presse tout de même la détente. Comme prévu, il s'y essaya, et le petit "click" que produisait l'arme montrait bien que j'avais raison. Il s'acharnait sur son arme, espérant qu'une balle magique sorte soudainement de la chambre.

"Toujours compter ses balles gamin. Putain de voleur à la con. "

Il jeta son arme, ramassant la barre de fer qui se trouvait collé à la poubelle à côté de lui. Les quelques passant sur le trottoir au fond regardaient la scène. Certains s'éloignaient, d'autres restaient pour voir ce qu'il allait se passer. Il tenait fermement sa barre de fer, pendant que je sortais ma matraque, déterminé.

"Courageux... Un combat de rue la paella ?
- J'vais te baiser le poulet.
- Courageux et téméraire..."

Chapitre II.III:

La sueur, le frisson, la peur, tout ça mélangé dans un profond silence au milieu d'une ville qui ne dort jamais. Les battements de coeur s'accélérant, et la respiration se saccadant petit à petit, avec toujours cette même pensée: lequel de nous deux allaient finir sa journée à l'hosto. Ce n'était qu'un combat de rue entre un flic et un criminel trop énervé. Pas d'armes à feu, juste une matraque contre une barre de fer. Et pourtant, quand on est un jeune flic qui sort de l'académie de police, ce combat prend une toute autre tournure. J'avais l'habitude de prendre des coups, mais pas par un mec un peu trop chaud armé d'un morceau de ferraille. Il devait certainement pensée la même chose, me fixant avec son regard d'assassin.

Le temps semblait s'arrêter, jusqu'au moment où l'un de nous deux se jetterait sur l'autre. Un seul coup suffisait pour mettre l'un comme l'autre à terre. En un seul mouvement, le combat se terminait. Mais je savais que si je tombais, il ne se contenterait pas de partir.
Les appuis pris, le pied droit devant, le gauche derrière. La main gauche le long du corps, la main droite tenant fermement la matraque, attendant l'assaut. L'homme venait se jeter sur moi en furie, sans même chercher à comprendre ce que je faisais de la main gauche. Quelques mètres me séparait encore de lui, quand j'ai dégainé mon taser, se trouvant à hauteur de la ceinture, avec ma main gauche caché. Il coupa son élan, surprit. Il savait exactement ce qui l'attendait, et avant même qu'il ai eu le temps d'appeler sa mère, il finit au sol, les électrodes dans le corps, envoyant la décharge nécessaire pour le mettre K.O.

La scène avait prit une toute autre tournure. J'étais largement en position de force, rechargeant le taser que je gardais ensuite en main, poussant l'homme à se mettre sur le dos avec mon pied. Je m'apprêtais à décrocher mes menottes, rangeant ma matraque, quand mon instinct me poussa à sortir mon beretta, pour le pointer sur l'homme derrière moi, avec le taser visant de nouveau le légume à terre.

Deux hommes, un K.O visé par un taser, et un autre tenant une arme, pointé par la mienne. La position de force s'équilibrait. Je n'étais ni en avantage, ni en désavantage. Le petit qui tenait l'arme ne devait pas dépasser les 15 ans, et il tremblait comme une feuille.

Chapitre II.IV:

"Pose ton flingue petit.
- Dégage de mon pote sale flic.
- Soit gentil et pose ça !"


Il n'arrivait même pas à viser tellement qu'il tremblait, mais un coup de chance et c'était ma tête qui sautait. Son ami derrière moi ne bougeait plus du tout, sûrement choqué par le taser. D'ici, je pouvais voir toute la peur, mais aussi toute la haine du gosse en face de moi, prêt à tirer quel qu'en soit le prix.

"Ton arme a l'air aussi vieille que moi. J'espère au moins que la mire a été refaite et que tu sais tenir le recul, sinon tu va avoir du mal.
- La ferme !
- Il est marqué par l'âge ton bordel. Regarde, il est raillé de partout, je sais même pas comment la gâchette peut encore fonctionner.
- Ta gueule ou je tire ! Dégage de là !
- T'es même pas sur tes appuis, t'es droit comme un i, et tu voudrais me coller une balle. Un conseil petit, lance moi ton flingue et casse toi avant que je ne change d'avis."


Il ne bougeait plus. Il ne comprenait même pas ce qu'il lui arrivait. Il se contentait de crier et d'insulter, en espérant que je finisse par céder. Mais ces deux bras tendues risquaient bien de se décrocher avant le mien. La scène attirait de plus en plus de passant, qui restaient hors de la ligne de mire des deux armes, mais qui observaient d'un oeil amusé la situation. Un flic ou un gosse de 15 ans qui risque de se prendre une balle était bien plus jouissif qu'une simple arrestation avec l'arrivée de renfort. Et bon sang qu'est ce que j'aurais aimé qu'un seul civil appelle les collègues.
Le petit se passait une main sur le visage frénétiquement à certains moments, signe de fatigue et de stress un peu trop intense pour son corps en pleine croissance. Il n'était pas fait pour ça il faut croire.

Plus le temps passait, plus je perdais patience, il fallait que je lui fasse peur un peu plus, et une bonne fois pour toute. Je tendais mon bras un peu plus, serrant l'arme, le doigt sur la gâchette, avec le regard déterminé, fixant droit dans les yeux l'adolescent.

"T'es chrétien petit ?
- Oh... Euh, quoi ?!
- Est ce que t'es chrétien ?!!
- Oui ! OUI !
- Okay, bah prie bien ton Dieu pour ne pas louper ton tir, parce que moi je ne te ferais pas ce cadeau."


Son arme se baissa lentement, il gardait les yeux grand ouvert, se rendant compte que je n'avais pas l'air de rigoler. Je baissa à mon tour mon arme. Le petit jeta son flingue au sol, se retournant avant de détaler.
Je rangeais mon beretta, enfilant les menottes à mon suspect qui reprenait ses esprit, le ramenant jusqu'à la route, après avoir appelé les renforts. Au loin, les sirènes retentissaient. Je tenais mon gars, soupirant longuement en espérant à ne pas avoir à recommencer ça le lendemain.






Chapitre III.I:

Les semaines étaient rudes et longues, et les pensées s'emmêlaient, au travers d'informations qui tournaient en rond. Pourquoi Sharon avait-elle été assassinée par exemple. La question persistait dans mon crâne comme un écho éternel qu'on ne pouvait qu'entendre jusqu'à ce qu'il veuille bien disparaître, pour mieux réapparaître l'heure d'après. Les nuits étaient des successions de rêves, de réflexions, de tabac et d'alcool.

Le temps passaient, et plus rien ne changeait à mes yeux. J'ai tenu cette réflexion jusqu'au soir où je me suis calé la tête hors de l'appartement, de ce tableau et du travail. J'étais posé sur le toit de l'immeuble, avec une chaise, un carton en face pour y posé mes pieds, et un carton à côté pour y poser les bières. Logan était venu me voir, et dans cette nuit éclairé par les étoiles, c'est mon ami psy qui m'a rejoint.

"Venez donc par là doc'
- M'appelez par Doc' Jason, vous devriez le savoir maintenant.
- Booh, je me souviens jamais de votre nom, faut bien vous trouver un surnom..."


Il c'est assis à côté de moi, regardant un instant le ciel, perçant le silence:

"Vous savez que les rendez-vous c'est dans mon bureau en général.
- J'veux plus y allez.
- Pourquoi ?
- Je déteste vos putains de rideaux...
- Quoi... En 10 ans que vous venez, vous me dites que vous voulez plus y allez à cause des rideaux.
- Ouai, c'est ça."


Il soupira, me voyant tiré sur ma cigarette que j'avais allumé quelques instants plus tôt.

"M'alors commençons Jason...
- Monde de merde.
- C'est plutôt direct comme début.
- J'aime bien quand c'est direct.
- Pourquoi vous me sortez ça ?
- J'ai failli buter 10 personnes en deux mois.
- Mais personne n'est mort.
- Dont 5 gosses.
- Mais personne n'est mort.
- Non... Mais ça va finir par arriver.
- Alors gardez l'arme rangée.
- C'est pas facile quand le mec d'en face pointe la sienne.
- Alors vous allez très vite être irrécupérable.
- Ah ? Je me suis promis de ne pas faire de cadeaux à cette ville après tout.
- Vous allez finir par tuer quelqu'un.
- Plusieurs...
- Vous le sentez déjà ?
- Depuis trop longtemps...
- Combien de personnes ?
- Suffisamment pour que le cimetière investisse dans une pelleteuse."

Chapitre III.II:

"Vous savez qu'à force, je ne pourrais plus vous aidez.
- C'est bien le but de votre présence ici...
- De vous aidez ?
- Non, d'arrêtez de le faire.
- Vous faites une erreur Hawks.
- Vous l'avez dis, je vais finir par être irrécupérable.
- Bientôt 26 ans, et vous avez déjà comme projet de décimer des vies.
- Si il le faut... Pour sauvez la mienne et celle des innocents.
- Est-ce juste ?
- Assez pour moi.
- L'uniforme vous le permet...
- Ne parlez pas de ce que vous ne comprenez pas. Vous êtes psy, pas critique dans un des torchons de la ville."


Le silence venait se réinstaller, tandis que je jetais mon mégot par dessus le toit. Je me levais, regardant le déchet tomber plusieurs mètres en bas, sur le trottoir encore remplies de passant à cette heure tardive. Je mettais les mains dans les poches, songeant à la suite d'une conversation qui allait mettre un terme à toute une époque. Le psy se releva à son tour, la main droite dans la poche de son veston, s'approchant également du bord.

"Pensez vous que vous ferez que le bien au LAPD ?
- Je fais ce qu'il faut. Peut être que parfois, ça dépasse l'éthique, et peut être que ça empirera dans l'avenir. Mais inutile de se faire des idées, ici, nous n'avons pas le choix. Chaque action faite est faite pour protéger et servir.
- C'est l'idée que vous vous êtes faites de la police et de cette ville, ou c'est juste un moyen de vous rassurez de ce que vous ferez ? - Pour moi, vous partez dans le mal.
- Connerie.
- Prouvez le...
- Quand on finit par réaliser certaines actions douteuses sous cet uniforme afin de sauver sa peau ou celle de quelqu'un, chaque personne a sa conception de ces actions. Certains finiront par dire que vous êtes un enfoiré de mauvais flic, d'autre diront que vous êtes un héro. Au final, la conception du bon et du mauvais flic est relative, toute comme celle de vos actions.
- Vous pensez que toute action est relative ?
- Exactement.
- Vous avez tout compte fait finit par vous retrouver au milieu de cette jungle et à vous y faire une place. Mais faites bien attention à ne pas en devenir un prédateur.
- Vous pensez que je vais mal finir.
- Je n'ai plus rien à penser de vous Jason. Et par conséquent, je n'ai plus rien à vous offrir non plus."


Dans cette nuit éclairée, les dernières paroles du psy ont terminé une époque. L'époque où je me perdais dans cette ville et mes idées. Ce soir là, tout se remettait en place, et je savais dans quoi je vivais réellement. Des idées maintenant fixés, dessinant la personne que je suis devenu par la suite. Un léger silence, un soupir, puis le psy reprit le chemin de l'escalier, quittant le toit. Il m'avait fait cadeau de cette dernière entrevue plus ou moins mystérieuse et énigmatique, mais on c'était finalement compris, et c'est tout ce qui comptait.






Chapitre IV.I:

Je redescendais à mon tour dans l'appartement toujours aussi minable. Il était à l'image de l'homme qui l'habitait. Je me posais sur le canapé, attrapant la télécommande et zappant de chaines en chaines, cherchant un programme intéressant et qui ne fasse pas de lavage de cerveau. Je n'en avais pas besoin. On entendait les jeunes crier, écoutant la musique à fond dans les escaliers de l'immeuble, qu'ils squattaient deux soirs dans la semaine. Tout dans cet immeuble était conditionné à une routine quotidienne. Tel jour à tel heure il se passait tel chose. Ca ne me dérangeait pas plus que ça, du moment que je pouvais réfléchir tranquille dans mon petit appartement.

Rien à la télévision, comme d'habitude. Je me relevais, m'approchant du miroir et me disant qu'un jour ou l'autre il serait peut être temps de me raser correctement. Et comme d'habitude, je me disais que j'avais encore le temps pour ça. D'un rire glauque et d'un sourire assez malsain, je me retrouvais encore une fois devant cette fenêtre. Je frottais le verre sale, afin de pouvoir regarder la rue en dessous de moi. Je suis resté un bon instant là, réfléchissant sur ma condition et toute ces conneries, avant de regarder le tableau, et de me retourner le cerveau avec toujours les mêmes questions.

Cachet d'aspirine et verre de whisky, devant des photos qui devraient me choqué, mais qui ne faisait que m'interroger encore plus. Et c'est dans cette intense reflexion que je venais m'asseoir sur une chaise en bois trop vieille, craquant et cassant sous mon poids, cette fois-ci. Du verre dans la paume, du whisky partout par terre, et une chaise créant un bordel monstre. Je me relevais, me plaignant de cette soirée de merde, m'approchant de l'évier de la petite cuisine, ouvrant le robinet, et faisant couler l'eau. Du sang et de l'eau se mélangeaient dans l'évier tandis que j'enlevais un à un les morceaux de verre. Un bandage de fortune, et un coup d'eau sur le visage, avant de me rejeter sur le canapé qui n'avait jamais été aussi confortable. Le sommeil lourd, et l'alcool tappant de plus en plus la tête, je n'ai pas mis longtemps à m'endormir, sous le bruit plus ou moins berçant de la musique et des cris des jeunes.

Chapitre IV.II:

Le lendemain matin était bien plus rude, et le réveil difficile. Ma main me faisait un mal de chien. J'avais bien besoin d'un médecin ou d'une infirmière.
Je me levais de ce canapé dans lequel j'étais complètement enfoncé, avant de m'approcher de la cafetière, cherchant à l'allumer. Une aspirine en plus avec un verre d'eau cette fois-ci, je m'accoudais au plan de travail de la cuisine, attendant le petit déjeuner.

La tasse en main, je me rapprochais de la fenêtre, comme à mon habitude matinal, quand quelqu'un venait frapper à la porte. Et encore une fois, toujours la même réplique.

"Femme de ménage ?

Un court silence, avant qu'une voix féminine ne finisse par me répondre.

"Exact !

Je restais immobile, réfléchissant un instant, avant de m'approcher du tiroir, posant la tasse et sortant un S&W 1911 chargé à bloc et toujours fonctionnel. Je sentais que j'allais devoir m'en servir, et pas que pour blesser. Ca me mettait mal à l'aise. D'un autre côté, si je pouvais rester vivant, c'était un mal pour un bien... Retirant le cran de sécurité et chargeant l'arme, je me mettais devant la porte, l'arme pointée, attendant que la femme derrière réponde ou fasse quelque chose.

"Je peux entrer ?
- Ca dépend..."


Le même silence se réinstallait, avant que la femme ne réponde d'un ton bien plus sombre et moins enjoué.

"Ca dépend de quoi ?
- Du style de ménage...
- Pardon ?
- Serpillère ou pistolet espèce de connasse ?


D'un coup, la porte venait se défoncer, et les balles de mon pistolet venait perçer la chaire de la jeune femme qui ne semblait pas tenir un balaie et de l'eau de javel dans sa main. Elle tomba au sol, son automatique avec elle. Je venais de tuer quelqu'un pour la première fois, mais sur le coup je n'avais pas le temps pour être choqué. Je soupirais, tentant de garder mon calme quand des balles venaient transperçer les murs aussi épais que des feuilles de papier. L'appartement partait en lambeau, et la mousse du canapé derrière lequel je me cachais commençait à voler. L'homme rechargeait son arme, tandis que j'allais me cacher derrière un mur, attendant. Il franchissait la porte de l'appartement, enjambant le cadavre. Il s'approchait lentement de moi. Je ne voyais pas où il allait et ce qu'il faisait. J'attendais juste qu'il passe. Je retenais mon souffle, cherchant à ne pas penser à la femme que je venais de tuer, pendant que mon second agresseur s'approchait de plus en plus. Je m'écartais lentement du bord du mur, voyant le bout de son arme dépassé. Je tendais le bras, gardant l'arme pointé voyant le début de la tête de l'homme qui tourna la tête, restant immobile. Il était visé, et il savait que si il pointait son automatique, sa tête explosait. D'un long silence, on se regardait, du même air apeuré, avant que je ne reprenne cet air déterminé qui m'était propre, mon arme collé entre ses deux yeux.

"Yo.

Il ne bougeait plus, avant qu'il ne tente désespérément de relever son canon sur moi, avant que ne relève canon sur son front, en le collant. Il lâcha son arme, tandis que je le regardais d'un air furieux cette fois.

"T'es pas assez rapide !
- Hein ?
- Je te laisse encore une chance !
- Quoi ?
- Esquive la balle."


A ces mots, mon doigt venait presser la gâchette, tandis que l'homme venait tomber droit en arrière sur le sol, une balle dans le crâne.
Je restais collé au mur, me laissant glissé et échappant mon arme. Les mains sur la tête qui elle même était maintenant collé entre mes jambes repliés, je réfléchissais. En l'espace de trois minutes, ma vie venait encore une fois de changer définitivement. Je venais de tuer deux personnes. C'était mal. Je venais de le faire pour sauver ma vie... C'était bien. Toute action est relative, et celles ci étaient nécessaire.





Chapitre V.I.:

Légitime défense, c'est ce qui avait été retenu. Et ce, sur toutes les autres fois sur lesquels j'avais tiré sur quelqu'un, pendant les deux années suivantes. Et c'est en tirant que j'ai sauvé la peau de mes coéquipiers, des innocents, et parfois même la mienne. C'est dans ces deux années que je suis passé Sergent. Et le rigolo était passé Senor Lead Officer. Il me suivait de près, les formations en moins.

Ces deux premiers morts m'avaient changé. Sortir son arme devenait soudainement encore plus facile, et tirer devenait presque naturel. Il ne restait plus qu'à le faire au bon moment. Mes cheveux étaient redevenu présentable, ma barbe taillé, et mon appartement a été troqué contre une maison bien sympathique près d'Union Station.

Ma vie reprenait le sens que je voulais lui donner. Pas de cadeaux, pas de pitié. Des dégâts collatéraux, matériels, mais toujours plus de personnes arrêtés. Plus d'actions, plus de violences, mais plus de réussites également. Ca ne plaisait pas vraiment aux compagnies d'assurance qui s'arrachaient les cheveux à chaque fois que je poursuivais quelqu'un.

Mais tout cela n'était que superficiel et ce n'était pas ce que je voulais le plus au monde. Non, ce que je voulais réellement c'était retrouvé qui avait tué Sharon. Ca m'obsédait depuis qu'on avait essayé de me tuer. On a découvert assez rapidement que les deux choses étaient liés. Certains noms ressortaient. Dès que l'on m'adressait la parole, je répondais systématiquement: "Je n'ai pas le temps." J'étais obsédé par cette enquête. La recherche et le travail sur le terrain me permettait de me sentir vivant. Je ne supportais pas la vie de bureau, il fallait que je bouge.
Mon enquête personnelle avançait rapidement. Je travaillais solo là dessus, de mon côté, et avec Logan, tout en checkant les informations des vrais inspecteurs. Des noms encore des noms, mais certains revenaient suffisamment régulièrement pour qu'on s'y intéresse de près. C'était une chaîne sans fin. A chaque personne qu'on interrogeais, il ressortait un nom de quelqu'un au dessus. Jusqu'au jour où ça a fatalement finit par basculer sur quelque chose d'important. On s'était attaqué à quelque chose de plus grand que nous, sans en avoir forcément conscience au début. Mais il était absolument hors de question de renoncé.

Chapitre V.II.:

WilloBrook. Un quartier oublié de tous, où les flics se foutent pas mal de ce qu'il peut s'y passer. Personne n'y mettait les pieds à part les grands du monde criminel qui voulaient une partie du commerce qui s'y faisait. Prostitution, armes, drogues. Une partie du quartier était ruiné par ce genre de choses. Les jeunes auraient bien pu s'injecter la drogue si il le pouvait. Tout avait été laissé à l'abandon depuis le départ d'un groupe qui restait inconnu pour tout ceux qui n'était pas du quartier.

Je marchais dans les rues les plus délabrés avec Logan, rendant visite à quelqu'un qui nous devait quelques informations. Dans ce genre de rendez vous, mon badge restait dans le tiroir de ma maison. Le regard des habitants étaient vides, malgré une curiosité apparente. Pas de regards agressif... Ils n'en avaient pas la force ni le courage en voyant le mien.
On approchait d'une maison en relativement bon état. Un couple était à l'intérieur. Je frappais à la porte une fois... Je frappais à la porte deux fois... La troisième fois, c'était mon pied qui frappait la porte. Logan et moi dégainions nos armes les pointant sur les deux personnes à l'intérieur. Je restais fixé sur l'homme, l'arme collé à son front et le forçant à reculer jusqu'à ce qu'il se colle au mur. La femme sortait en courant suite à l'ordre que lui avait donné Logan. Un troisième homme sortait de la cuisine, l'arme me pointant, et celle de Logan pointant sa tête. Nous étions dans une situation délicate, qui demandait beaucoup de diplomatie. Chose que je n'avais absolument pas.

"Dis à ton putain chien de garde de baisser son flingue.
- Va te faire foutre.
- Baisse ton flingue enfoiré de blanc.
- Calme ta joie banania.
- Dis à ton pote de baisser le flingue qu'il pointe sur la tête du mien, et il baissera le sien.
- J'ai pas l'temps pour ces conneries. Tu va m'donner ce que je suis venu chercher.
- Et tu cherches quoi ?
- Des réponses. Sharon Hawks. Qui l'a tué ?
- Aaaaah... Monsieur Jason Hawks."


Il rigola aux éclats, comme si il savait ce qu'il allait se passer par la suite. Il ne pouvait même plus parler.

"Je ne vous dirais rien.
- J'ai hâte de voir ça.
- Qu'est ce que vous allez faire ? Vous êtes flic.
- Pas aujourd'hui l'ami."


Logan tira dans la main du bras droit qui pointait encore son arme, pendant que mon arme venait viser la jambe du caïd, la balle la transperçant. Les deux tombèrent à terre, criant à l'agonie.

"Je veux des réponses, et je t'assure que tu va me les donner gangster à la con."

Mon pied venait écraser la blessure par balle à la jambe, l'arme revenant braquer la deuxième.

"Je poses les questions, tu réponds. Facile... Tu réponds pas, je tir. Cause et conséquences, c'est toi qui choisis.
- Flic de merde !
- Non, juste un gars qui est pas très content d'avoir perdu sa soeur et son humanité."

Chapitre V.III:

Le voisinage avait dû être très certainement alerté par les tirs, et malgré la faible agressivité de la plupart d'entre eux, je me doutais bien qu'il y en avait quelques uns qui étaient encore apte à se servir d'un flingue pour protéger cet enfoiré, pour quelques dollars en plus à mettre dans leur dose quotidienne.
On entendait certaine personne appelé à l'aide, en criant dehors. Logan et moi ne pouvions partir sans avoir ce que nous étions venu chercher. Les armes encore braqués, il fallait faire un interrogatoire un peu plus poussé.

"Parle !
- Enfoiré ! Tu va crever Hawks.
- Trois.
- La ferme ! Je dirais rien du tout !
- Zero."


Une deuxième balle venait lui percer la deuxième jambe. La douleur et les cris qu'il poussaient le fatiguait de plus en plus, avant qu'il n'atteigne un état presque comateux.

"C'est ta dernière chance caïd. Sors un nom avant que tu t'évanouisse, sinon je t'assures que tu ne te réveillera pas.
- Jones..."


Il finit par s'évanouir, je rangeais mon arme dans mon holster, demandant à Logan de faire de même. On laissait les deux hommes ainsi, en pensant que quelqu'un viendra rapidement s'en occuper. En sortant, on voyait au loin un groupe armé qui courrait vers la maison. Ils ne nous avaient pas encore repéré. On s'était caché derrière un muret, attendant que les hommes entrent. L'un d'entre eux criait.

"Qui c'était ! Qu'est ce que tu leur a dis ? Qu'est ce que tu leur a dis !!"

L'instant d'après, plusieurs coups de feux d'automatiques résonnaient dans la maison. Le groupe venait certainement d'abattre les deux hommes, qui n'avaient pas su tenir leur langue sous notre interrogatoire.
Willobrook semblait faible et abandonné, avec aucun flics qui ne prenaient le temps de patrouiller. Mais devant une telle scène, je me demandais si tout cela n'était pas voulu. Quelque chose de vaste était installé sur cette partie du quartier, mais qui semblait peu à peu dégénérer.





Chapitre VI.I:

De mois en mois, WilloBrook était en déclin constant, avec de plus en plus de morts, de plus en plus d'armes, de drogues, aux mains de gars qui se prenaient pour les rois. Cependant, deux groupes distincts s'en mettaient plein la gueule. L'un défendait un groupe bien au dessus de lui, l'autre faisait de même pour un autre groupe. Une véritable histoire de gangster dans une guerre entre organisations criminels. Ce Jones devait faire partie de l'une des deux. Plus je surveillais le quartier, plus j'en apprenais sur lui. Un tyran, mais qui semblait perdre le contrôle sur ses hommes, si bien qu'au moindre faux pas, il n'hésitait pas à les faire éliminer.

Jones... plus ça allait, et plus ce nom sortait. Je n'en entendais jamais parler ailleurs que dans cette enquête qui m'était personnel. Aucune enquête officielle ne mentionnait ce nom. De toute manière, aucune enquête officielle ce faisait sur WilloBrook, depuis que le dernier gang en place avait été démantelé. Il aurait suffit de mettre directement le nez dans ce dossier d'enquête là pour comprendre qui étaient les Jones. Casey Jones dirigeait ce gang. Il avait disparu, tout comme son père à une époque, Damian Jones. Un grand homme d'affaire de ce que j'avais pu en tirer. Aujourd'hui, ces deux hommes, dans l'ombre, devaient certainement être lié à tout le bordel qui se passait dans le quartier. Rien n'était sur pour Damian. Mais au moins, j'allais être rapidement fixé quand j'ai appris qu'il était à une soirée de cette "haute sphère" de riche dans un quartier qui ne correspondait pas du tout à mon rang social. Après tout, j'avais beau être passé Lieutenant deux ans plus tard, à 29 ans, ce n'était pas ce genre de grade qui m'aurait permit de m'incruster. Autant y allez à la ruse.

Je suis allez à cette soirée, attendant qu'elle finisse. Evidemment que je ne pouvais pas y entrer. Et pendant des heures, je suis resté assis sur le capot de ma voiture, fumant quelques cigarettes, et fixant les gorilles devant l'entrée, qui me fixaient du même air arrogant. Quelques coups d'oeils sur ma montre suffisaient, et j'attendais, encore et encore, espérant voir sortir ce fameux Damian Jones. J'avais du temps à tuer... On peut dire que j'avais utilisé ce temps à attendre, mais au moins, ce fut un succès quand je l'ai vue sortir dans son costume blanc. Quel gachis, un magnifique costume pour une personne que je considérais de plus en plus comme l'une des plus grandes pourritures de la ville. Sans même le connaitre, je savais que cette description lui allait parfaitement. Je m'approchais de lui, écartant les autres "Grandes Personnes" de mon passage, accompagné d'un: "faites pas chier, j'suis flic" si ils me cherchaient. Plutôt dangereux, quand on voit avec quelle facilité ce genre de personne pourrait me faire virer. Je m'approchais de l'homme à aborder, lui tapotant gentiment sur l'épaule. Et il se retourna. Un enfoiré, poli et classe. Quel style...

Chapitre VI.II:

Il me regardait de haut en bas. C'est vrai que ma tenue vestimentaire n'allait pas du tout avec les passants de ce quartier. Il rangea sa main dans sa poche, ajoutant avec un sourire arrogant:

"Ouai, j'peux vous aidez peut être ?
- Damian Jones ?
- Oh que oui.
- J'aurais deux trois questions à vous poser... En privé."


Il continuait de me regarder, jetant un rapide coup d'oeil sur l'insigne que je portais à la ceinture, ajoutant dans le plus grand calme.

"Ecoutez Lieutenant, je n'ai pas le temps à me consacrer à ça.
- Oh que si vous allez l'avoir...
- C'est quoi que vous me faites là ?
- Vous allez me suivre, on va parler tranquillement...
- J'suis pas sûr que vous vouliez jouer à ça Lieutenant.
- Vous semblez intelligent, mais c'est vrai que vous êtes le dernier des cons en réalité.
- Excusez moi de vous le dire, mais continuer et je vous fou cet insigne ou je pense.
- Ah ouai... Cet insigne là ? A la ceinture.
- Ouai, votre insigne de Lieut...
- Ouai... "


Il regardait plus attentivement l'insigne, prenant compte que ce n'était pas un insigne de Lieutenant que je portais.

"Il est bidon cet insigne monsieur Jones... Et oui, c'est un faux insigne de Sergent qui plus est... Alors, on joue ?
- Vous avez déjà perdu.
- A ce que je peux voir sur Willo, c'est vous qui êtes en désavantage..."


Il ne savait plus réellement quoi dire, et son air arrogant venait se remplacer par une certaine haine. Il ne restait rapidement plus que lui et moi au milieu de ce trottoir. Tout les autres invités avaient fini par rejoindre leur villa et leur famille de connard qui n'en veulent qu'à leur argent.

"Alors, monsieur Jones... On joue ?"

Chapitre VI.III:

Je regardais autour de moi, cherchant un sniper ou quelque chose du genre. Quelqu'un qui aurait pu me tomber dessus à n'importe quel moment de cette foutue conversation. Mon regard se retournait de nouveau sur Damian.

"La prochaine fois que vous voulez me tuer, essayez d'engager de meilleurs tueurs.
- Ca fait déjà cinq ans, vous m'en voulez encore pour ça.
- Oh non... C'est surtout pour Sharon que je vous en veux.
- Malheureusement, vous risquez de ne jamais avoir votre vengeance. Je suis intouchable. Jamais vous ne pourrez m'arrêter.
- J'ai jamais dis que j'allais vous arrêter...
- Quoi, me tuer ? Vous jouez au flic old-school sans même comprendre ce que vous faites.
- J'ai pas besoin de comprendre, du moment qu'un trou dans la terre avec votre nom au dessus se fait.
- Alors, essayez... Mais avant, je vous conseil de rentrez chez vous... La nuit, ce quartier peut très vite devenir dangereux."


Il remettait droit sa veste, se retournant et sortant les clefs de son bolide, avant de monter dedans et de détalez à toute vitesse au fin fond de la ville, le bruit du moteur raisonnant à des dizaines de mètres. Au coin de la rue, un homme marchait, main dans les poches. Derrière moi, un deuxième faisait de même, tandis que je rejoignais tranquillement mon véhicule. Etrangement, aucune voiture ne passait par là, si ce n'est deux ou trois. Une rue vide, dans une ville qui ne dort jamais. Etait-ce mauvais signe ? Certainement. Les deux hommes s'approchaient dangereusement, et en marchant de plus en vite. Je sortais mon arme, me retournant, allant viser celui de droite, qui avait sortit un silencieux. Lorsqu'on s'apprêtait tout les deux à tirer, une balle venait se loger dans son bras d'abord, puis dans son cou, et enfin dans sa tête. L'homme qui l'accompagnait de l'autre côté de la rue venait de l'éliminer. Il rangea son arme, s'approchant alors de moi. Je baissa mon arme, attendant de voir ce qu'il allait faire. La lumière des lampadaires éclairait son visage, aux cheveux blond et à la barbe soigné. On pouvait aisément lui donner une quarantaine d'années.

"Jason Hawks ?
- Bordel, t'es qui toi ?
- John Davis, celui qui a en partie simulé la mort de Sharon...
- Pardon ?
- Sharon est vivante.
- Je sens que cette histoire va être compliquée..."



Dernière édition par Azelat le Sam 28 Oct 2017, 15:25, édité 14 fois
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Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 2e Partie: Toute action est relative.

le Lun 17 Aoû 2015, 19:15
Joliment narré mais ça manque de suite.
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Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 2e Partie: Toute action est relative.

le Mar 18 Aoû 2015, 14:40
Ca manque de suite qu'il disait... Bah tiiiiieeeeens !!!!!

Ajout du Chapitre 1. J'ai zappé la musique... YOLO.
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Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 2e Partie: Toute action est relative.

le Mar 18 Aoû 2015, 18:05
C'est toujours pas assez.
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Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 2e Partie: Toute action est relative.

le Mar 18 Aoû 2015, 18:33
OK ! Je posterais le 2e chapitre demain, et le 3e le jour d'après. De toute façon je m'en fou ils sont écrit !

Mais je veux la suite d'Ethan dans ce cas !!!!!! :twisted:
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Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 2e Partie: Toute action est relative.

le Jeu 20 Aoû 2015, 09:26
Etant donné que j'ai balancé ma suite, à toi d'y mettre la tienne.
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Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 2e Partie: Toute action est relative.

le Jeu 20 Aoû 2015, 12:34
Je ma mettrais bientôt. Quand j'aurais réfléchi à comment récupérer la boulette que j'ai faite !! xD
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Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 2e Partie: Toute action est relative.

le Ven 21 Aoû 2015, 19:28
Ajout du Chapitre 2
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Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 2e Partie: Toute action est relative.

le Sam 22 Aoû 2015, 15:26
Ajout des Chapitres 3 et 4.
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Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 2e Partie: Toute action est relative.

le Mar 25 Aoû 2015, 19:43
Chapitre 5 et 6 ajoutés. Fin de la partie.
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Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 2e Partie: Toute action est relative.

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