Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
avatar
Leader Staff
Leader Staff
Date d'inscription : 23/08/2011
Messages : 4340
Age : 20
Localisation : Nul part et sûrement ailleurs

Informations InGame
Prénom_Nom: Jason Hawks
Voir le profil de l'utilisateur

Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 1e Partie: Prologue

le Jeu 23 Juil 2015, 17:43




"Je suis issu d'une génération qui a déjà sombré dans la mort ou l'oublie. Pour nous, s'adapter à cette nouvelle vague de criminalité a été difficile... Et ceux qui restent perdent bien souvent tout sens de l'éthique.
Ici, dans ce job, survivre est la principale préoccupation des agents... Moi, c'est devenu le dernier de mes problèmes."







Rester droit dans un monde qui part en vrille. Jouer au gentil policier qui sauve des vies en éliminant ces putains de racailles qui se prennent pour le nouveau crime organisé du XXIe siècle, alors qu'eux même sont contrôlés comme des pions. Ca pourrait être possible, mais apparemment pas ici. Los Angeles... La ville la plus pourrie. Je déteste cette ville, mais putain je l'aime de tout mon coeur. C'est ici que je suis né, c'est ici que j'ai grandis. Et maintenant, c'est ici que je fais la loi. Mais garder un semblant d'âme est impossible quand on fait ce genre de job ici.

33 ans, c'est peut être trop tôt pour être Capitaine. Mais je n'ai pas volé ce que j'ai, et je ne dois rien à personne. J'ai fais des choses... des choses que l'éthique m'interdit de faire. Mais sans ça, je ne serais pas là aujourd'hui, ni à ce grade, ni tout court. Je serais très certainement enterré six pieds sous terre, avec une pierre plantée au sol pour que les connards d'hypocrites viennent pleurer ici quand ils y penseront. Je me suis parfois imaginé le scénario. Un corps, le mien, dans un morceau de bois... Grotesque. On le porterait, au travers des coups de feux pour le dernier hommage. En vérité, j'y pense à chaque fois que je suis obligé de sortir l'arme du holster et de retirer la sécurité. Cette arme est devenu ma meilleure amie, malgré elle, dans cette ville condamnée.

Est ce que j'ai déjà tué ? Bien certainement... Pour le devoir, ou juste pour éviter de mourir, et me permettre de continuer d'exister. Est ce que je peux encore me regarder dans un miroir ?... Pas vraiment. Mais il suffit de se forcer. Comment me définir avant ? Et comment me définir maintenant ? Deux questions qui se ressemblent tellement, mais dont les réponses sont complètement contradictoires. Je ne suis plus la même personne qu'il y a encore 10 ou 15 ans. Tout à changé si vite... Il faut dire qu'elle était encore là à ce moment là...

Quand j'ai commencé ma vie de flic, je pensais qu'on pouvait changer cette ville... la sauver. Il n'y a pas si longtemps, j'ai connue de jeunes agents qui pensaient pareil. Aujourd'hui, ils sont morts, ou partit. Ils ne se sont tout simplement pas adaptés assez vite à cette sélection.
Voila ce que j'étais... Un jeune homme naïf. Voila ce que je suis... Un mec trop vieux pour ce genre de conneries, sans pitié, qui se fou pas mal de ce qu'il cassera pour réussir à choper un de ces petits cons qui se prend pour le futur Tony Montana... Je crois bien que je suis la hantise des assurances de la police... Je ne compte plus les dégâts matériels causés, et ça m'est bien égal, tant que je peux encore exercer. Los Angeles est une jungle où seul les plus forts survivent... Et tous ceux qui diront le contraire seront des idiots, dont les idéaux finiront par les tuer d'une manière ou d'une autre. Connards d'idéalistes...

De tout cela, j'aurais sûrement beaucoup de choses à enseigner à certaines personnes qui auront l'envie de m'aborder. Certes avec des méthodes fortes et archaïques, mais dont l'efficacité force le respect. A croire qu'actuellement, je suis le seul à vouloir encore aider les nouvelles générations... La mienne ayant déjà sombrée dans l'oublie ou la mort.








Chapitre I.I:

Pour me comprendre, il faut comprendre ce que je suis devenu. Et pour comprendre ce que je suis devenu, il faut déjà comprendre ce que j'ai vécu. En réalité, j'ai vécu beaucoup trop de choses, qui auraient tendance à changer quelques petits comportement chez moi aujourd'hui. Je n'ai jamais fait le psychopathe ou ce genre de conneries, même aujourd'hui. Tout ce que je fais, je le fais parce qu'il y a de fortes probabilités que ces actions me maintiennent en vie. En revanche, j'ai fais le naïf... Bien trop longtemps...

Je suis né à Los Angeles. Mes parents étaient de bonnes personnes, toujours présent pour leurs enfants. J'ai pas eu d'enfance merdique comme la plupart des personnes d'aujourd'hui. J'étais le cadet de la famille, le plus jeune à qui on offre tout. Ma soeur n'était pas jalouse, loin de là... Elle était quelqu'un avec trop d'honneur et de principes pour cela. Une tolérance incroyable que je vénérais chaque jour de ma tendre enfance, et que j'ai tenté de suivre pendant des années. Elle était un modèle pour moi. 5 ans de plus, mais elle avait tellement de choses à m'apprendre.

Est ce que j'ai abusé de ma situation ? Ouais, bien évidemment, je dois bien le reconnaître. Qui n'en aurait pas fait autant ? Je tapais des crises, comme tout les gosses, et je me faisait remettre à ma place... Comme tout les gosses je suppose aussi... Quoi que... M'enfin, on va pas parler d'éducation ici, même si mon idée sur les parents un peu con mériterait qu'on l'entende... Je leur foutrais des tartes dans la gueule moi, à ceux qui savent pas éduquer...

L'enfance, ce n'est que les prémices de l'adolescence qui suit. Si un enfant est chiant, il ne faut pas espérer à ce qu'il soit un peu réfléchit quand il aura 14 ans... Mes parents le savaient, et pourtant j'arrivais toujours à les coincer. J'étais malin, bien trop pour eux. Je suis issu d'une génération nouvelle, qui apprenait à faire des trucs que les parents ne connaissaient pas. Le genre de tour de passe-passe qui permet de faire tout ce qu'on veut quand on veut. J'étais comme ça au début, fourbe et trop con...

Tout cela ne m'a pourtant pas empêché d'être d'une naïveté exceptionnelle. Je suivais les mêmes principes que ma soeur. Sharon avait un rêve: nettoyer la ville de la criminalité pour que, plus tard, tout le monde puisse vivre en paix. 17 ans, elle pensait déjà aux générations futures... Mature, mais naïve. Et moi, j'étais jeune, immature, et naïf. Le combo parfait quand on traîne dans les rues de Los Angeles. Je croyais à ce qu'elle me disait, et je pensais qu'en sortant quelques belles paroles à certaines personnes, on pouvait les ramener à la raison. Peut être que cela marche ailleurs, mais à Los Angeles, non... Ca ne marche pas du tout.

Chapitre I.II:

Une nuit agréable, sous les étoiles... Enfin, de ce qu'on en voyait à travers les nuages de pollution. Je marchais tranquillement dans la rue, réfléchissant à tout mes problèmes de jeune. J'essayais de rejoindre la maison d'une amie, avec qui je traînais en cours. Il faut dire que je n'avais pas beaucoup de personne avec qui parler. Tout le monde pensait que j'étais complètement hors de la réalité avec tout mes idéaux.
Je ne regardais pas vraiment où j'allais, et je dois bien reconnaître que c'était une erreur dans ce genre de ville. J'arrivais à rejoindre un croisement. Personne ne passait par là, à part peut être deux ou trois squatteur du coin.
Un bruit de pas, et de canette qui se frappait sur le sol, comme si quelqu'un venait de frapper dedans. C'est le seul bruit que j'avais entendu, sans spécialement y faire attention. Puis vint plusieurs bruit de pas... Trop de bruit de pas. Je sortais mes mains des poches, regardant autour de moi, avant de me faire entourer par trois gars. Ils avaient l'air d'errer dans la rue depuis des mois, voir quelques années. Ils étaient pitoyable, mais ils étaient trois. Je me retrouvais face à l'un de ces gars encapuchonnés.

"Qu'est ce que tu fais dehors tout seul petit ?
- J'vais voir une amie...
- Wooo ! Hey ! File nous l'adresse, on va allez la voir ensemble.
- J'suis pas sûr que ce soit une bonne idée les gars.
- Pourquoi ? Wo ! Genre tu nous prends pour qui là ? T'es raciste, antisémite ? T'a un problème avec nous ? C'est quoi le truc.
- Hey les gars, j'ai rien contre vous, et j'pense qu'on pourrait en rester là... Comme ça tout le monde est content."


Ils commençaient à se chauffer, trouver un prétexte juste pour m'égorger ensuite. Je ne comprenais pas pourquoi. Quel en était l'intérêt ? J'essayais de forcer le passage, tandis que le gars devant moi me repoussait dans le cercle. Je tentais plusieurs fois, jusqu'à ce que jouer avec mes nerfs finisse par me faire péter un plomb. Dès qu'il tenta de me repousser avec sa main, je l'attrapais, lui cassant le poignée, avant de le sécher avec un coup de coude et de passer par dessus lui. 14 ans, et me voila poursuivie par trois gars au milieu de la nuit dans Los Angeles. Alors soit ils avaient vraiment envie de faire connaissance, soit ils avaient prévu de me saigner jusqu'à ce que je crève sur le trottoir. Dans le doute, j'ai pensé que courir restait une option de choix dans cette situation qui devenait de plus en plus dangereuse.

Chapitre I.III:

Il faut dire que je n'étais pas mauvais à la course. J'ai toujours aimé ça, la course. J'aurais adoré faire du parkour, je m'y essayais, mais bon, en bon adolescent je ne prenais pas le temps d'en faire. Bah voila l'un de mes premiers regrets d'avoir été stupide et naïf.

Pas un seul bruit de moteur, pas de piétons. Juste moi, avec mes baskets inadaptées à la situation et trois connards à capuches qui me courraient derrière comme des chiens enragés à qui on aurait volé leur morceau de viande. Deux conclusion étaient possible. Soit j'étais assez rapide pour fuir, soit je commençais dès maintenant à payer un abonnement aux urgences.

La peur, l'adrénaline, la fatigue et les conditions de merde. J'étais certainement moins habitué qu'eux à ce genre de situation, et puis il faut dire qu'ils n'avaient surement pas mon âge non plus. Cinq minutes intense pendant lesquelles je n'ai fait qu'espérer qu'ils veuillent bien me laisser tranquille. Je les entendais crier derrière moi: " Hey reviens gamiiiin !". Je soufflais, je courrais, je suais... Et puis je tombais. L'espace d'une demi-seconde, la déconcentration dans la course, un obstacle prit trop vite... Et me voila entrain de m'écraser sur le sol, la tête se frappant contre le bitume. Si je n'avais pas sentie la chute, les trois hommes allaient certainement me rappeler d'avoir mal. L'un d'eux m'attrapa par le col, avant d'ajouter:

"T'aurais du rester dans ton appartement de petite vie tranquille p'tit con."

Un coup au visage, les phalanges de l'homme venant s'écraser sur mon nez, puis mon arcade, avant que les coups de pieds du trio s'occupaient de finir le travail, sur tout le reste du corps... Ils s'arrêtaient... J'essayais de me relever, crachant le surplus de sang dans la bouche. J'étais à genoux, face à eux, le regard suppliant, avant qu'un son strident atteigne mon oreille... D'abord dû au choc du poing d'un des hommes derrière moi à la tempe, et ensuite dû au choc de la tête venant à nouveau percuter le sol, maintenant partiellement recouvert de sang. Le vague son des trois hommes repartant, riant de leur exploit, un battement de coeur, puis le silence total... Le noir complet... Je venais de perdre connaissance... Mon univers disparaissait... Et un nouveau monde commençait de s'ouvrir à moi... Et à la vue de cette nouvelle perspective... Mon agresseur avait raison... J'aurais mieux fait de rester chez moi ce soir là.







Chapitre II.I.:

Mon amour propre avait sûrement été touché en même temps que les coups m'assommaient. Je me suis réveillé... Sûrement le lendemain, dans un lit d'hôpital. Tout le monde était là, autour de moi... Sharon, mes parents. J'avais, d'après eux, une tête à faire peur. Ils avaient dû sérieusement m'amocher. Le bruit de l'électrocardiogramme et le pincement du cathéter dans le bras étaient les seules choses que j'arrivaient à distinguer au réveil. Petit à petit, les douleurs aux côtes et au visage repartaient.
J'avais 14 ans, mais avec tout ce qui m'était arrivé, j'avais l'impression d'en avoir trente de plus. J'étais coincé ici, pendant plus de 48 heures. Foutues médecins... On aurait dit qu'on m'avait tiré dessus. Tout le monde était autour de moi, essayant de me réconforter. Putain de connerie... Rien, ni personne à ce moment là n'aurait pu me dire quelque chose que j'aurais eu envie d'entendre. Je comprenais petit à petit que tout ces idéaux étaient stupide, et que Sharon fonçait droit dans un mur, sans l'avoir encore percuté. J'en avais fait l'expérience... Ca fait mal. Aussi bien mentalement que physiquement.

Et je cogitais... Je n'arrêtais pas. Pourquoi tant de violence ? Pourquoi les mots ne résolvaient rien ? Parce que les gens sont tous des cons. Impossible de discuter sans se prendre un coup dans les quartiers comme celui dans lequel j'étais. C'était encore pire si on avait l'air d'un petit bourgeois. C'était la seule conclusion qui tournait dans ma tête, pendant plus de 48 heures. Et encore, ce n'était pas catastrophique... Là, ce n'était que trois hommes, armés de leurs seuls poings... Déjà à cet âge, depuis ce soir là, je m'imaginais ce qu'ils auraient fait avec des couteaux ou des flingues.
Los Angeles n'étaient pas régit par des lois, et une administration avec un grand maire à la tête. Non, c'était trop beau, et tout ses discours n'étaient que propagande au final. Non, les quartiers comme ceux là, c'étaient de pures anarchies. Je l'ai toujours su, mais je l'ai toujours ignoré, et mes parents me l'ont toujours caché. Ils ne voulaient pas de ça non plus, et ils ne voulaient pas d'enfants qui participent à de telles folies... Mais alors, pourquoi restaient-ils à Los Angeles dans ce cas ? Question imparable, avec une réponse sûrement tout autant imparable.

Si les paroles et la bonté ne suffisent pas à apaiser ce genre de types, il ne restait que la méthode forte... Mais la violence était en moi quelque chose que j'essayais de rejeter, en vain. M'enfin, il fallait bien avouer que ces trois hommes auraient mérité une putain de correction.

Tout ça tournait dans ma tête... Et c'est en finissant par me lever et allé voir le fameux miroir. Ouverture au front, lèvres fendues, et de jolies bleus un peu partout. Voila à quoi ressemblait mon visage, au travers des pansements que l'on m'avait appliqué. Je ne ressemblais plus à un humain comme ça, je ressemblais à une victime. Un sentiment que je n'appréciais bizarrement pas du tout. La violence n'était pas ma passion favorite, mais il fallait bien avouer que je savais m'énerver quand il le fallait... Et là... Non, je ne me suis pas énervé... C'était plus profond. J'aurais eu un flingue, je pense que le premier qui aurait passé la porte de ma chambre d'hôpital s'en prenait une sans raison.
Sous mes vêtements, ce n'était qu'un corps déchiré et couvert de bleus qui apparaissait. J'étais à peine capable de marcher. A cela, ce n'était pas de la colère que je ressentais... Juste de la haine, pour ceux qui m'avaient fait ça.

Chapitre II.II.:

Tout le monde sait à quel point 48 heures enfermé dans une chambre d'hôpital, c'est long. On a mal, on souffre le martyr et on pense à tout ce qui est arrivé. On réfléchit, à tout... Au sens de la vie, ce genre de conneries. Pourquoi ça ? Et pourquoi c'est comme ça ? Pourquoi pas autrement ? Et pourquoi on n'arrive pas à tourner la page comme ça ? Je n'arrivais pas à supprimer les images de ce soir de ma tête. Je n'avais qu'une envie. Redevenir naïf et heureux comme encore 24 heures en arrière. C'était impossible. Comment sauver la ville de la criminalité ? La seule réponse que je trouvais était: la force. Combattre le feu par le feu. Répondre à la violence par de la violence. Quelque chose de fort et efficace. Il n'y a que comme ça qu'on aurait pu éradiquer tout les criminels de cette ville.

Sharon avait prévu de rejoindre le LAPD, pour aider à sauver la ville. Elle n'avait certe que 17 ans, mais elle y pensait déjà. Elle savait que c'est ce qu'elle devait faire. Et comme bon petit frère que j'étais, c'est sûrement ce que j'allais faire aussi. Il faut dire que je n'étais bon à rien d'autre en vérité. Je me voyais mal enfermé dans un bureau. J'étais quelqu'un qui devait bouger, faire quelque chose. Rester statique pendant que la ville brûle n'était pas imaginable.

48 heures, ça commençait à être trop long. Entre toutes ces réflexions et ces douleurs, je commençais à devenir fou là dedans. Impossible de dormir, impossible de rester calme. Trop de pensées, trop d'informations, et ces putains de "bip bip", et la foutue laveuse à cinq heures du matin dans les couloirs. J'étais fou, je devenais fou. Je me levais, revenant plonger la tête dans le lavabo, passant de l'eau, malgré les pansements et la douleur. Je regardais le miroir... Encore, de l'eau, et encore, le miroir... Et les bruits. J'ai soufflé un grand coup, tentant de garder mon calme... En vérité, du sang coulait dans le lavabo et du verre tombait dans le siphon. Je venais d'exploser le miroir d'un coup de tête.

Je gagnais en maturité... A cause de trois connards, et en un flash, j'avais réussis à refaire ma vie, et à lui redonner un sens complètement différent. Je pleurais, je ne savais pas vraiment pourquoi... Le traumatisme de ce genre de choses est bien plus grand que ce que l'on peut croire... Surtout pour une personne comme j'étais. Et à cette pensée, je tombais au sol, en état de choc, le sang coulant sur mon visage, depuis le front... Je reperdais connaissance. L'enfant que j'étais mourrait pour laisser place à quelque chose de plus grand, et sûrement moins tolérant, pendant que les infirmières rentraient dans la chambre suite au boucan que j'avais dû causer.







Chapitre III.I.:

Quand on en arrive au point à se demander si sortir dehors est quelque chose de possible, on sait qu'il est temps d'allez voir quelqu'un. Cette agression avait fait de moi un putain de peureux. Je n'osais plus mettre le nez dehors... Et j'ai commencé à me documenter. Des morts, des vols... On n'entendait parler que de ça dans tout les journaux, papier, radio, télévision. Alors on se dit que rester enfermé chez soi est une bien meilleur option, plutôt que de risquer sa vie dehors. Pourtant, si je voulais faire flic, il fallait bien que je passe le cap. En attendant, je suis resté en hibernation. Chaque jour en cours devenait un véritable cauchemar. Il fallait que je vois quelqu'un, et bien plus vite que ça. Mes parents ont fini par avoir peur de mon comportement à force, et m'ont balancé à un de ces chic types qui sont payés à écouter les conneries des gens sans rien retenir: un psy.

Rien qu'entrer dans le bureau m'a fait flipper, avant de m'énerver. J'étais devenu comme ça ouais, dès que je commençais à me sentir mal, je m'énervais. Connerie d'adolescence... Il était pourtant bien sympathique, et ne ressemblait pas à la vieille caricature que tout le monde pourrait vous sortir. Il restait calme, attentif, je ne m'y attendais pas. Pourtant, Dieu sait que je lui en ai fait chier... La première séance lui a tout de suite montré pas mal de choses sur moi. Il faut dire que je n'étais pas dans un état apte à la conversation...

"Jason, assis toi là, on va parler.
- Je préfère être debout.
- Je comprends... Alors...
- Alors quoi ?
- Qu'est ce que tu a à me dire ?
- Rien.
- Voyons... T'a bien des choses à exprimer.
- Pourquoi, qu'est ce que ça peut vous foutre ? Vous êtes pas flic...
- Non, mais si tu continues comme ça, tu risque de ne pas le devenir non plus.
- Vous vous inquiétez trop pour moi.
- Ce n'est pas mon métier ?
- C'est celui de mes parents.
- Pas très communicatif...
- La diplomatie, ce sera pas mon truc. Pas après ce qui m'est arrivé.
- Eh bah voila..."


Il venait de me piéger. Je venais d'évoquer mon agression, j'étais pris au piège. Il fallait bien que j'en parle maintenant. A 15 ans, j'étais devenu quelqu'un de fermer, agressif... Alors que six mois plus tôt j'étais l'un des garçons les plus pacifiste au monde... Connerie d'adolescence...

Chapitre III.II.:

"Alors Jason... Qu'est ce que tu fais là ?
- Je suis venu parler de moi je suppose.
- On va y arriver à force..."


La conversation s'enchaînait. Je regardais au travers de cette fenêtre, appuyant mon bras contre son rebord gauche. Les gens s'agitaient en bas et le bruit des klaxons venait refléter une ville qui ne s'épuise jamais, mais qui est toujours en retard. Et moi, j'étais là, en avance sur mon esprit, pensant des choses auxquelles ma conscience, par mon âge, ne me conseillait pas de penser. J'étais bloquer entre l'adolescence et l'âge adulte, à 15 ans, après une agression dans la rue qui aurait pu arriver à n'importe qui.

"Comment te sens tu ?
- Comme le dernier des cons.
- Mmh... Pourquoi ça ?
- Parce que tout les putains d'idéaux qu'on se fou dans la tête sont des conneries.
- C'est cette agression qui te fais penser ça ?
- Qu'est ce que vous voulez que ce soit d'autre ? J'suis piéger... J'ai pensé... J'ai été naïf, ça n'arrivera plus...
- Tu penses vraiment qu'au LAPD, tu changera les choses ?
- J'en suis persuadé...
- Qu'est ce qui te motive ? La justice... ou la vengeance ?"


Je restais là, contemplant la rue, sans ne donner aucune réponse. Encore une fois, il m'avait piéger. J'avais rejeté mes idéaux de havre de paix pour des idéaux bien plus personnel. Moi même je ne savais plus réellement si mes intentions était justicières ou vengeresses.

"Cette séance d'aujourd'hui pourrait bien changer le sens de ta vie j'ai l'impression.
- Peut être...
- Tu ira réellement au LAPD ? Ou c'est juste une folie passagère ?"


Je finissais de fixer le monde grouillant comme des fourmis, avant de me retourner vers le psy, assis sur son fauteuil, se grattant la barbe. Je le fixais les yeux dans les yeux, réfléchissant à la réponse que j'allais donner. De toute manière, elle était évidente, même si le but profond semblait encore m'en échapper suite à cette conversation pleine de sens qu'une tête comme la mienne n'arrivait pas à tout assimiler. Je soupirais longuement, répondant avec la plus grande des convictions:

"J'irais au LAPD..."







chapitre IV.I.:

18 ans.. Sharon était entrée à l'académie de police depuis plus d'un an, et moi je m'efforçais à travailler pour payer les futures études que mes parents, pour le coup, ne pourraient certainement pas m'offrir.

A 18 ans, on est jeune, et encore bien trop con pour comprendre tout les enjeux de la société, du crime, de la justice et ces conneries de politique. Par contre, là où on est encore plus con, c'est en soirée, quand on se met à parler avec des connards qui pensent avoir toujours raison, et qui font leur beau devant toutes une bande de connasses qui ont juste envie d'un mec pour le soir afin d'assouvir leur putain de délire, telles une bande de putes dans un bordel d'Europe de l'Est.

A 18 ans, moi, j'étais certes encore naïf et con, mais je savais déjà faire la différence entre un mec qui méritait qu'on lui marque l'empreinte de notre poing, et ceux qui, eux, ça allait, on n'avait pas trop à les toucher. A 18 ans, moi, je m'étais mis au sport de combat. J'allais entrer en académie de police dans quelques années, et puis j'en avais aussi marre de me prendre des raclées. Et d'après mon psy, le sport, "ça défoule"... Ah ça, il avait raison, surtout quand on en tabasse deux ou trois parce qu'ils sont trop cons. Voila ce que j'étais devenu de tout ça, voila le résultat d'un traumatisme en pleine crise d'adolescence. Un homme jeune et violent, mais assez con pour ne pas se remettre en question. Le LAPD allait parfaitement me convenir. J'en ai frappé des personnes pendant cette période, et ma répartie prenait de plus en plus de place dans mon esprit. En réalité, le monde changeait, et je ne faisais que changer avec lui, m'adapter... On vit dans un monde violent, où seules les personnes qui ont un peu de tact et de clairvoyance savent faire le choix d'une bonne défense plutôt que de stupide philosophie. Puisse en témoigner une de mes premières scènes de justice...

Chapitre IV.II.:

Un bar, des personnes... Des personnes bourrées. Certains philosophaient sur le monde et le sens de la vie, et d'autres se montraient plus violents, et beaucoup plus stupides que leurs camarades. Le barman, lui, se foutait pas mal de ce qu'il pouvait arriver dans son bar, du moment que les clients payaient, qu'importe l'ethnie, l'âge, ou tout le reste. Quelques femmes dans un coin s'amusaient à se moquer de tout ce beau monde, certainement aussi bien sur des facteurs physiques que mentaux. Des filles trop maquillées pour leur âge certainement, et bien évidemment, pas assez d'esprit pour montrer leur point de vue en face de la personne concernée par les moqueries. Certaines s'inspectaient, l'une se demandant si son putain de pantalon lui faisait pas une montagne à la place des fesse. Et puis on avait le strict opposé... Quelques femmes ne faisant que flirter avec quelques gars, et quelques gars qui faisaient de même. Enfantin, jeune, en même temps, tout le monde étaient là pour s'amuser, et j'aurais certainement fait pareil si j'étais encore quelqu'un d'équilibré.

Je finissais mon verre de bière tranquillement, quand un homme commençait à philosopher un peu trop fort dans le bar, sortant des conneries qui n'avaient presque aucun sens. Toutes personnes ayant un peu d'esprit l'auraient laissé faire, attendant que quelqu'un lui demande de baisser gentiment le ton... Si seulement... Ils sont venu à deux, se sont mis devant lui. L'un l'attrapait par le col, le plaquant contre le bar, avant de lui demander gentiment de "fermer sa putain de grande gueule."
Quand on est bourré, on n'obéit pas, évidemment. Le jeune ne flanchait pas, et continuait sa philosophie à la con, criant partout ses idéaux. Ca n'a pas plus aux deux autres qui se sont approchés de lui. Il fallait agir, il fallait bien que quelqu'un le protège. Bon certes, il était bourré, et con... Mais ce n'était pas une raison pour le voir se faire défoncer par deux hommes chargés de stéroïdes. Et comme le con que j'étais, il n'y avait que moi pour m'interposer entre le bourré, et les deux tic et tac.

"Pousse toi de là gamin, me force pas à te casser la gueule aussi.
- Alors là tu peux bien allez te faire foutre.
- Pardon ?"


Il commençait à s'élancer vers moi, tandis que j'attrapais la bouteille posé sur le comptoir, m'apprêtant à donner un coup. L'homme se stoppa net, pendant que l'abruti que je protégeais c'était mit à se marrer.

"Pas un pas de plus Rambo... T'avances, je t'éclate ça sur la tête... Et ensuite ton pote, je l'égorge avec le reste."

Dans le bar, tout le monde venait de fermer sa gueule, alors que quatre autres hommes se levaient de leur chaise.

"Et là ?
- Et merde..."

Chapitre IV.III.:

Tout le monde restait muet, attendant qu'une seule personne finisse par broncher. La bande de filles au fond rigolaient devant la scène, surement en la trouvant aussi absurde qu'elles ne l'étaient, jusqu'à ce que ça me gonfle de les entendre.

"Woooh ! Les Barbies ! MAINTENANT VOUS FERMEZ VOS GUEUUUULES !"

Et son rire de conne s'estompa aussitôt. Le reste des femmes restaient là, muettes. En voila des vrais femmes, celles qui font pas les connes et qui savent faire comme tout le monde, rester à leur place. Tic et Tac voulaient engager le combat, ça se voyait. Leurs quatre camarades les rejoignaient, avant que deux personnes s'approchent de moi, l'air de vouloir m'aider. Je soupirais, me disant qu'au moins, j'aurais peut être moins de bleus en fin de soirée... Non mais Nom de Dieu, dans quel bordel je m'étais foutue ?

Le premier agresseur s'élança, et comme prévu, la bouteille se fracassa contre sa tempe, le faisant tomber aussitôt au sol... Un gros blanc, tout le monde retenait son souffle... Regardant le corps... Avant que tout le monde ne se jette les uns sur les autres, enclenchant l'émeute dans le bar. Heureusement, je n'avais égorgé personne... Malheureusement, c'était parce que mon morceau de verre était tombé, suite à un coup à la tête qu'on venait de me porter. J'essayais de me relever, parant le coup suivant, avant de frapper l'abdomen de l'homme. Une fois debout, je n'avais qu'à prendre sa tête, et à l'écraser contre le comptoir, d'un coup sec. Un autre homme se jetait sur moi, me donnant un coup que je lui rendais aussitôt. Son dernier coup était suffisamment fatal pour me faire trébucher me rattrapant contre le bar. Il aurait pu m'achever si un homme n'était pas venu le plaquer au sol. Tout le monde était tenace. Tout le monde se relevait, et continuait le combat. On se serait cru à l'époque vikings, malgré la musique country dans le bar, et l'ambiance trop rustique et purement américaine.

J'avais déjà pris pas mal de coups au travers de l'émeute qui se poursuivait. Ce n'était plus six contre trois, mais une bande contre une autre. On n'entendait que le bruit des coups et le sang giclant, des os se fracassant, ainsi que les cris de douleurs.... Et l'autre connard qui continuait de rigoler, tout en marmonnant sa philosophie. Je m'étirais, soufflant, avant de passer ma manche sur mon visage, qui venait me faire mal. Mon action fut stopper net, ainsi que l'émeute, quand le bruit d'un fusil se chargeant perça le brouhaha.

"Vous voulez vous battre ? Vous êtes sûr ? Ici ? Dans mon bar ? Non ! Le prochain qui bouge, je lui fou direct une cartouche dans sa gueule de connard."

Le barman visait d'un air assuré, chaque personne présente, avant de me regarder, et d'ajouter d'un air digne des plus grands moines:

"Mon p'tit... C'est un beau carnage, mais au moins, t'a été quelqu'un de bien juste... Je respecte ça. Putain, regarde le, il se marre encore le con."

J'étais fier de moi, même si j'aurais préféré éviter le carnage. Les filles dans leurs coins, qui avaient vue la scène, continuaient de rigoler.

"Y a quoi de marrant ?
- Non, juste que je trouve ça ridicule.
- Ah ouai, de quoi ? Aaaah ton pantalon ?
- Hein ? Euh... Quoi mon pantalon...
- Non mais t'a raison, il te fait un gros cul.
- Hey !
- Rah bon d'accord... Il te fait pas un gros cul... T'a un gros cul..."


Restant bouché bée, je venais de remettre face à la réalité une jeune femme de 21 ans qui croyait n'en avoir que 16. J'aurais au moins accomplie deux choses de bien dans cette soirée qui allait encore me coûter cher en désinfectant et en pansement. Je rejoignais tranquillement la sortie, tout le monde rigolant de la vanne d'ado que je venais de sortir, face à une femme qui n'avait rien trouvé à redire.







Chapitre V.I.:

J'aimais ça... Etre impulsif. C'en était presque devenu ma religion: boire et frapper, avant de réfléchir et de se poser les bonnes questions. Le monde partait en vrille, et j'étais pris dans la même spirale infernale. Los Angeles n'est pas une ville, c'est une planque pour détraqué et criminel. Et si tu ne suis pas le mouvement, tu finis fatalement par mourir. Et personne ne viendra réclamer ton cadavre, puisque tout le monde est de toute manière trop occupé à rester vivant à sa façon. Chaque personne de cette ville a sa façon de rester en vie, sur ces deux jambes, plutôt que mort ou dans un fauteuil roulant. Certains cherchaient à faire partie du trafic de drogues ou d'armes du coin, sachant fatalement que l'issue était la mort ou la prison dans quelques années, vue le peu de méfiance que ce genre de petits groupes faisaient. D'autres rejoignaient tout simplement la police, la peur au ventre. Cette même peur quand tu te retrouve en face d'une arme. Moi, j'avais choisis cette deuxième option, même si, d'après mon tempérament, la chose devenait de plus en plus tendu. 20 ans, et bien trop agressif pour être flic. J'espérais à la fois que les instructeurs me remettent à ma place, tout en espérant de ne pas devoir leur casser le nez et les deux jambes. J'avais tout juste réalisé la pré-inscription qu'ils me regardaient déjà de travers.

En attendant la rentrée, il fallait bien tuer le temps. Et entre les deux, j'ai fini par sécher trois personnes, et à me faire corriger une fois par un autre groupe. C'en était devenu une habitude. Je supportais les coups si bien qu'à force, on fini par ne plus rien sentir. L'abonnement à l'hôpital... Je leur ai présenté le concept quand je suis arrivé pour une énième fois aux urgences, des bleus plein le visage. A chaque fois, les mêmes infirmières qui travaillaient ici depuis des années me regardaient avec le même air désabusé, et moi je me foutais de leur gueule, tout en me foutant de la mienne. J'étais devenu une épave, ou un sauvage... Tout dépend des points de vue.

J'aimais me battre, de manière juste. Soit la personne m'avait provoqué, soit elle provoquait bien plus faible qu'elle. Et dans les deux cas, à chaque fois, l'un de nous finissait par céder sous les coups, au nom d'une justice que je croyais efficace. Mais non... Ce n'est pas à coup de poing que l'on peut détruire la criminalité. Enfin, c'était mon délire de jeune, alors j'assumais jusqu'au bout. A chaque combat, je pensais à cette soirée, encore et encore, en me disant que le mec d'en face était le même que celui qui m'avait asséné le premier coup. Six ans plus tard, et toujours le même traumatisme qui revenait. Et quand l'adversaire du jour tombait au sol, je revenais le regarder, toujours... Me rendant compte que c'était une personne lambda, et que, de toute façon, ça ne changeait pas grand chose que je lui ai cassé la gueule ou non... Quelle connerie... Insatiable vengeance...

Chapitre V.II.:

Alors quand frapper ne suffit plus, il ne reste plus que la boisson pour oublier. Mais là aussi, c'est de la connerie. J'ai beaucoup trop picolé entre mes 15 ans et mes 21 ans dans un premier temps... Puis ensuite. Je cherchais tout les bars de la ville qui ne prenaient pas en compte les limites d'âges. J'étais déjà une épave de mon physique d'Homme mutilé se battant chaque jour. Je le savais, j'en avais conscience, et ça m'allait plus ou moins. Mais quand le taux d'alcoolémie dans le sang dépassait certaines limites et qu'on en vient à dire de la merde aux secours qui vous ramasse sur le bords du trottoir, parce qu'on c'est fracassé le crâne, c'est à se demander si il n'existe pas une limite à ne pas franchir tout de même. Et on sait que cette limite existe quand à la question "Quel est votre groupe sanguin ?" vous répondez "groupe OH". Je savais bien, certains soir, que rester chez moi était une meilleure idée que d'aller me bourrer la gueule à la quête d'une aide ou d'une pitié à la con pour des conneries de 14 ans.

Le pire étant que je n'ai jamais connu l'intérieur d'une cellule de dégrisement. A croire que les ambulanciers sont des gentils garçons, parce qu'ils auraient très bien pu m'emmener, et un bon nombre de fois. Je ne comprenais quand même toujours pas pourquoi l'académie de police m'avait accepté. Peut être avaient-ils besoin de personne. Après tout, j'étais le genre de type idéal, prêt à se jeter dans la gueule du loup afin de faire son job. Le genre de comportement qui peut aider au LAPD, même si quelques écarts viendraient fatalement à appuyer sur la gâchette. En gros, j'étais un cas désespéré, mais peut être que la police de l'époque l'était tout autant.

Quand je dis que le monde part en vrille, ce n'est pas pour rien. Des criminels dans les rues, et des épaves en académie de police... Ces mêmes épaves, qui, après leur formation, finissent par faire la loi dans une ville où plus rien n'a de sens. Quand on m'a donné cet uniforme de cadet, je savais que je rentrais parfaitement dans cette catégorie, mais bon, qu'après tout, c'était toujours mieux d'être et de ressembler à un blaireau, plutôt que de vendre du crack, qu'on fini fatalement par consommer soit même. Cet uniforme allait certainement changer ma façon d'être, et après tout ce que j'ai vécu, j'y comptais bien. Au fond, je ne savais pas encore pourquoi j'enfilais cette tenue: Justice ou vengeance... Mais je savais pertinemment que c'est ici que je devais être. C'était certainement, pour moi, une chance de faire encore quelque chose de ma vie, avant que la bombe à retardement appelé "l'esprit d'adolescent" finisse par me péter à la gueule.







Chapitre VI.I.:

"Nom de Dieu Hawks... 8 balles sur 15, et depuis le temps. Même un aveugle vise mieux.
- Ouais, je penses pas... Mais au moins, l'avantage de l'aveugle c'est qu'il est pas obligé de voir votre gueule.
- Pardon ?"


Ca c'était le début de ma formation sur le terrain. Il fallait dire qu'on savait s'en mettre dans la gueule et qu'on avait un sens de l'humour inimaginable... Moi je me foutais de sa gueule, et lui me punissait en me faisant faire des pompes. Il n'y a pas à dire, l'académie de police c'était le rêve quand on savait s'y prendre avec les instructeurs. J'aurais mérité un sacré paquet de fois de me faire virer pour les insultes, ou les provocations. Que ce soit envers les instructeurs, ou envers les autres cadets. J'étais quelqu'un de bien trop con pour ce genre de conneries, et pourtant, personne ne me virait. La première année, j'ai risqué de me faire virer... Arrivé au bout de celle-ci, j'étais devenu bien trop efficace pour que l'on me sorte d'ici la deuxième. Un homme pas très concentré, qui faisait parfois n'importe quoi et qui se foutait pas mal des remarques, mais avec un sacré sens de la justice et qui retenait les ficelles du métier. L'académie m'a dressé, mais peut être pas dans le sens de l'élève modèle... Plutôt dans le sens du futur agent qui rentre dans le tas.

En réalité, je suis entré comme je l'ai décris... Un homme qui aimait provoquer et se battre, ayant grandit dans les rues de Los Angeles comme un sauvage. Arrivé au bout de la formation, je n'étais ni plus ni moins qu'un Homme qui était éduqué dans une académie de police, et qui se foutait pas mal du monde environnant pendant son devoir, et prêt à casser le bras d'un gars si il me cherchait de trop prêt. Mais tout de même moins sauvage, moins impulsif, et beaucoup plus distant. Le gros avantage, c'est que j'arrivais au moins à avoir des conversations, et ça, dans les soirées, ça ne m'a certes pas évité de me battre contre le mec trop bourré, mais au moins, ça m'aura évité la solitude. J'étais redevenu sociable, raisonnable... Peut être même droit, laissant derrière moi la fameuse connerie de l'adolescence, qui jusqu'ici, ne m'avait pas réussi. Là ou le traumatisme a marché, c'était dans la maturité. Je commençais à comprendre le monde qui m'entourait, mais sans y prêter attention, sans prendre mes responsabilités. Et c'est bien ce que l'académie m'a apporté, ce sens des responsabilités. Tout ça, je le devais bien aux instructeurs.

Mes instructeurs étaient des gens droits, eux... Et même si ils étaient dur, au moins leur manière d'enseigner était irréprochable. Il y avait un instructeur en priorité qui faisait les choses comme je les appréciais. Et pour une fois, j'admirais une autre personne que ma soeur... Et cette personne, je me foutais de sa gueule tout les jours.

Chapitre VI.II:

Logan Wester n'était ni plus ni moins que l'exemple caricatural que ce que pouvait être un instructeur.... Au moins au premier regard, c'est le sentiment qu'on avait. Des cheveux grisonnant, et cette fâcheuse manie de se gratter la barbe à chaque fois qu'il était pensif... Et je savais que si il l'a grattait plus frénétiquement, ce n'était pas bon signe. Il arrivait près de la cinquantaine, toujours heureux de faire cours à des cadets, lui qui a été pendant prêt de 20 ans sur le terrain. Des méthodes dépassées par le temps, mais dont l'efficacité frôlait le respect, voir l'admiration. Le peu de méthodes d'apprentissage modernes étaient tout aussi efficace. Il avait le don pour enseigner. Personne n'osait le contester... Qui aurait pu ? Il était pour beaucoup le meilleur formateur de l'académie. De toute manière, c'était le genre de gars à être soit craint et détesté, soit admiré et adoré. Il n'y avait d'entre-deux.

Chaque jour il entrait dans la salle, l'uniforme propre, d'un air paradoxalement décontracté. Il balançait deux trois vannes, en se moquant de tout cadets qui auraient osé s'interposer à lui. C'est là que vient nos grandes conversations en pleine séances de cours, remplies de vannes et d'insultes qu'on se balançait l'un à l'autre. De caractères, en réalité, il aurait très bien pu être mon père. Je pense qu'il s'adaptait au cadet auquel il parlait. Il savait parler à chacun d'entre eux, mais aucun n'avait le droit au même discours. Et de là s'ajoute un don pour cerner la personnalité de ces élèves.

Nom de Dieu, qu'est ce qu'on a pu s'en mettre dans la gueule... Mais il fallait bien qu'il l'admette, il m'adorait. J'étais devenu bien trop proche de lui, mais qu'importe. C'était quelque chose de sympathique que de se retrouver en fin de journée avec lui à l'incendier d'insultes, et lui me répondant avec sa répartie légendaire. Il nous arrivait parfois d'avoir des conversations sérieuses aussi, lui me faisant la leçon dans une voix de grande sagesse, et moi me foutant de sa gueule de quinquagénaire, issue d'une "génération de bouffeur de donuts" comme je lui disais fréquemment. Ces conversations restaient riches en contenu, si bien que je me croyais encore en cours. Il avait bien plus à m'apprendre que tout les instructeurs réunit. Il avait une devise, qu'il me sortait à peu prêt à chaque fois qu'on discutait. Il posait sa main sur mon épaule, l'air fraternel, ajoutant dans sa plus belle et plus sage intonation de voix: " Jason, écoute bien ce que je vais te dire. Los Angeles, c'est une jungle, ça tu le sais déjà, t'en as déjà fait l'expérience. Alors bon... Si cette ville ne te fait pas de cadeau, pourquoi t'irais te faire chier à lui en faire ?"

Concrètement, je ne savais pas trop ce que ça voulait dire au début. J'étais qu'une jeune recrue bientôt sortie de l'académie quand il a commencé à me sortir ça. Et puis à force, j'ai bien fini par comprendre...







Chapitre VII.I.:

Le Monde, le destin, le temps... On sait tous que toutes ces conneries ont des raisonnement philosophiques à la con, et la chose qui en revient tout le temps, pour ces trois choses, est la théorie de l'imprévisibilité. Toutes choses est imprévisible, sinon ça serait trop facile. C'est souvent quand vous faites quelque chose de complètement anodin que quelque chose se passe. Si je parle de cela, c'est qu'il y a une raison. Je me trouvais dans un appartement assez désordonné, rien n'était réellement à sa place, mais au moins je savais encore m'y retrouver. Des papiers de banque d'un côté, mélangés à de vieux journaux. Un bordel impossible entre la table à manger et la table basse, encore plus sur le tapis, et la canapé n'était pas dans sa meilleure forme. Et pourtant j'habitais ici, proche de Pershing Square. Peu de moyens, mais les bourses d'études et les petits jobs m'aidaient bien.

C'est dans tout ce bordel du jeune que j'étais, en me faisant le fameux café du matin que quelqu'un se mit à toquer à cette porte en bois déjà bien usé par le temps. Evidemment, je foutais du café partout, trop l'envie d'ouvrir cette porte. Non mais sérieusement, si j'avais su, j'aurais pu au moins laisser l'appartement dans un état moins déplorable qu'il n'était déjà.

"Putain c'est chaud cette merde... Ouai c'est qui ?
- Monsieur Hawks ? Ouvrez nous.
- Ca dépend, vous êtes la femme de ménage ? Parce que j'en ai impérativement b'soin en réalité.
- Monsieur Hawks, le temps n'est pas aux plaisanteries, s'il vous plait."


Cet air sérieux et assez déplaisant me montrait bien qu'ils n'étaient pas là pour faire dans la publicité, ou venu pour boire un verre. J'ouvrais la porte, la tasse à la main, avant de fixer les deux hommes. Insigne à la ceinture, les habits propres et soignés, et cet air de condoléance qui montrait que quelque chose n'allait vraiment pas. Il n'était pas la peine de me faire un dessin, je savais d'avance ce qu'ils allaient m'annoncer et que ça n'allait certainement pas me plaire, mais qu'il fallait bien que je fasse avec. Et plutôt que de leur laisser le temps pour leur connerie de condoléances, j'annonçais directement la question fatidique, respirant un grand coup.

"Qui ?
- Sharon...
- Comment ?"


Pas un mot. Ils n'osaient certainement pas me le dire. C'est vrai que vue la tête que je devais avoir, il ne fallait certainement pas sortir un mot trop brusquement.

"Assassinée. Ecoutez Monsieur Hawks, je..."

Pas de condoléances, je refermais immédiatement la porte avant de finir par frapper l'un des deux avec la tasse. La rage m'emportait certainement bien plus que la tristesse. Et pourtant, Dieu sait que j'étais bien plus triste que jamais. Il y a des comportement et des émotions que l'on n'explique pas. Je suis retourné m'asseoir sur la canapé, regardant le plafond, laissant mon corps faire ce qu'il avait à faire dans ce genre de situation. Et quand il n'y avait plus rien pour pleurer, il me restait la tasse comme seul remède à la rage. Elle venait rapidement s'incruster dans l'écran de la télé en face de moi, explosant au contact l'un comme l'autre. Le calme revenait, et je restait là, tête baissée, dans ce petit appartement silencieux, cherchant des réponses à des questions que je connaissais même pas.

Los Angeles ne fait pas de cadeau... Logan avait raison. Maintenant, je comprenais bien pourquoi il ne fallait pas lui en faire non plus.

Chapitre VII.II.:

L'enterrement c'était fait dans le plus grand silence, avec un prêtre trop jeune pour ce métier. Il avait quoi... cinquante ans ?
Mes parents étaient là, et plein d'autres personnes dont j'ignorais jusqu'au premier trait de leur visage. Certains pleuraient, et d'autre restaient droit, sans montrer d'émotions. Moi, je n'avais déjà plus rien pour pleurer, et mes lunettes de soleil cachait les cernes, marqueurs évident d'une dépression suite à une telle nouvelle, et d'un surplus d'alcool dans le sang. Je ne savais même pas comment j'arrivais encore à tenir debout, mon dernier verre étant le matin même avant de venir.

La cérémonie a duré longtemps, et sûrement bien plus de temps que ce que ma patience pouvait supporter. Apprendre la nouvelle de sa mort était déjà suffisamment dur, mais participer à son enterrement avec des rituels et des sermons que je ne supportais pas devenait rapidement insupportable. Je n'ai jamais aimé ces conneries, que ce soit enterrement ou tout le reste. J'aurais préféré finir ma bouteille de whisky ce matin là plutôt que de continuer d'écouter un prêtre qui n'avait pas plus l'envie d'être ici que moi.

La cérémonie se terminait par cette foutue fleure à déposer sur le cercueil, et là, comme par miracle, tout le monde c'est mit à pleurer, du moins presque. Le cercueil descendant dans la terre, et les pleurs des gens faisaient l'une des scènes les plus traumatisante que je n'ai jamais vécu. Je savais bien que je ne pleurais pas maintenant, mais qu'en rentrant j'allais m'effondrer sous le coup de la tristesse, bien avant le coup de l'alcool. Tout le monde repartait dans sa petite vie tranquille, pensant aujourd'hui à ma pauvre soeur, et oubliant le lendemain jusqu'à son existence. Et paradoxalement, j'étais le seul qui restait encore ici. Je ne voulais pas être ici, et pourtant, quelque chose m'empêchait de partir. La tristesse n'étant pas dans mon vocabulaire à se moment précis, c'était certainement une forme de rage qui s'emparait de moi, mélanger dans mes pensées, observant la nouvelle tombe. Logan était resté, il s'approchait de moi, posant sa main sur mon épaule, toujours de ce même air amical, sans prendre cet air désolé. Il savait que de toute manière, ça m'aurait plus dérangé qu'autre chose.

"M'alors Jason, tu tiens le coup ?
- Difficile à dire... Repose moi la question dans quelques heures. Mais qu'est ce que tu fais ici d'ailleurs ?
- Fallait bien quelqu'un qui soit à tes côtés, sans pour autant jouer au connard d'hypocrites à pleurer et à être désolé non ?"


Il m'avait cerné jusqu'au moindre détail de chacune de mes pensées. Il savait ce que je ressentais, et ce qu'il fallait dire, et ne pas dire. Il regardait cette tombe, grillant une cigarette. La fumée ressortais à peine, qu'il ajouta:

"Tu le trouvera Jason. J'en suis sûr. Mais surtout, prend le temps. Maintenant que t'arrive au LAPD, ce serait con de perdre sa place pour ça. La sagesse fait de bien meilleur choses que la vengeance."

Encore une leçon, le jour de l'enterrement de ma soeur. Il savait y faire, et il avait forcément raison. Et sûr ces paroles, je m'étais promis de reconstituer cette histoire à ma façon. De la sagesse et de la réflexion, mais aussi de la force. Pas de pitié, juste de l'acte.

Encore une fois, je renaissais suite à un traumatisme. Je me rendais finalement compte que ma théorie sur la criminalité était fausse. On ne peut pas sauver la ville de la criminalité, ni par les paroles, ni par les actes. On ne peut que l'apaiser. De jeune homme con et naïf, je passais définitivement le cap pour devenir l'Homme que je suis aujourd'hui. Et il était temps, au vue du monde qui m'attendait.



Dernière édition par Azelat le Sam 28 Oct 2017, 15:25, édité 24 fois
avatar
Leader Staff
Leader Staff
Date d'inscription : 23/08/2011
Messages : 4340
Age : 20
Localisation : Nul part et sûrement ailleurs

Informations InGame
Prénom_Nom: Jason Hawks
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 1e Partie: Prologue

le Jeu 23 Juil 2015, 17:50
On est repartie avec un personnage moins taré que Shawn, mais qui a un bon potentiel.

Vue le prologue, et toute les idées en tête... Je ne peux pas en être certains, mais on risque de repartir pour un long background.

Et je garde ce post, parce qu'il peut servir

avatar
Leader Staff
Leader Staff
Date d'inscription : 23/08/2011
Messages : 4340
Age : 20
Localisation : Nul part et sûrement ailleurs

Informations InGame
Prénom_Nom: Jason Hawks
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 1e Partie: Prologue

le Ven 24 Juil 2015, 19:05
Ajout du chapitre 1
avatar
Leader Staff
Leader Staff
Date d'inscription : 13/03/2013
Messages : 5741
Age : 23
Localisation : Catalunya.

Informations InGame
Prénom_Nom: Ethan_Kaulins
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 1e Partie: Prologue

le Ven 24 Juil 2015, 22:38
Continue, sinon ils reviendront te mettre leurs poings sur la gueule.
avatar
Membre 5
Membre 5
Date d'inscription : 27/06/2013
Messages : 4194
Age : 55
Localisation : Juste à côté.

Informations InGame
Prénom_Nom:
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 1e Partie: Prologue

le Ven 24 Juil 2015, 23:05
LA MUSIQUE PUTAIN LA MUSIQUE !
Je kiff le perso.


"C'est quand un moustique se pose sur nos testicules qu'on comprend que la violence ne résout pas tout "
Bendo na bendo:
avatar
Leader Staff
Leader Staff
Date d'inscription : 23/08/2011
Messages : 4340
Age : 20
Localisation : Nul part et sûrement ailleurs

Informations InGame
Prénom_Nom: Jason Hawks
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 1e Partie: Prologue

le Ven 24 Juil 2015, 23:34
J'ai pas pris la peine de chercher la musique, je trouvais pas vraiment un truc adapté... Bon ok j'ai pas cherché en fait. Et mon petit Joe, si tu l'aimes maintenant, attend de voir la suite.

Et oui je vais continuer assez rapidement cher homme impatient !  Actuellement, au brouillon j'ai largement de l'avance. Par contre n'étant pas là demain faudra faire sans moi les enfants. Le chapitre 2 viendra sûrement Dimanche, avec également le 3e si je suis motivé à tout faire.

Wait & See.
avatar
Membre 3
Membre 3
Date d'inscription : 23/05/2014
Messages : 1652
Age : 16

Informations InGame
Prénom_Nom:
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 1e Partie: Prologue

le Sam 25 Juil 2015, 00:57
Continue c'est beau.


avatar
Leader Staff
Leader Staff
Date d'inscription : 23/08/2011
Messages : 4340
Age : 20
Localisation : Nul part et sûrement ailleurs

Informations InGame
Prénom_Nom: Jason Hawks
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 1e Partie: Prologue

le Dim 26 Juil 2015, 17:25
Ajout du chapitre 2.
avatar
Leader Staff
Leader Staff
Date d'inscription : 23/08/2011
Messages : 4340
Age : 20
Localisation : Nul part et sûrement ailleurs

Informations InGame
Prénom_Nom: Jason Hawks
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 1e Partie: Prologue

le Lun 27 Juil 2015, 18:11
Chapitre 3 et chapitre 4 ajoutés.
avatar
Membre 4
Membre 4
Date d'inscription : 18/11/2012
Messages : 3596
Age : 20
Localisation : Verizon Center

Informations InGame
Prénom_Nom:
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 1e Partie: Prologue

le Lun 27 Juil 2015, 18:19
Je vois du Forest Rangers, du Battleme et du Gary Clark Jr. ? Ok, tu as désormais toute mon attention. Continue. ;) Après avoir lu quelques chapitres je peux déterminer qu'il s'agit de mon personnage préféré de ta part.


avatar
Leader Staff
Leader Staff
Date d'inscription : 23/08/2011
Messages : 4340
Age : 20
Localisation : Nul part et sûrement ailleurs

Informations InGame
Prénom_Nom: Jason Hawks
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 1e Partie: Prologue

le Mar 28 Juil 2015, 18:52
Dans ce cas, j'espère que la suite te satisfera :)

Ajout du 5e Chapitre.
avatar
Membre 3
Membre 3
Date d'inscription : 23/05/2014
Messages : 1652
Age : 16

Informations InGame
Prénom_Nom:
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 1e Partie: Prologue

le Mar 28 Juil 2015, 19:13
Lourrrddddgourdddd.


avatar
Leader Staff
Leader Staff
Date d'inscription : 23/08/2011
Messages : 4340
Age : 20
Localisation : Nul part et sûrement ailleurs

Informations InGame
Prénom_Nom: Jason Hawks
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 1e Partie: Prologue

le Mer 29 Juil 2015, 20:24
Ajout du Chapitre 6
avatar
Leader Staff
Leader Staff
Date d'inscription : 23/08/2011
Messages : 4340
Age : 20
Localisation : Nul part et sûrement ailleurs

Informations InGame
Prénom_Nom: Jason Hawks
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 1e Partie: Prologue

le Jeu 30 Juil 2015, 16:06
Chapitre 7 posté, ce qui conclue cette première partie.
La suite prochainement, c'est à dire dans deux semaines, quand je reviendrais de vacances et tout et tout.
Contenu sponsorisé

Re: Jason Hawks - [Livre I "Starting"] - 1e Partie: Prologue

Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum