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[Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 3e Partie: La mort est un luxe que je ne peux pas m'offrir.

le Sam 27 Juin 2015, 23:18


"Survivre pour pouvoir se venger était légitime. Mais maintenant... Cette bataille n'avait aucun sens, sans but précis. Me battais-je pour mon fils ? Pour moi ? Ou juste pour assouvir une folie de plus en plus délirante, cherchant à oublier toutes les douleurs qui m'habitaient ?

J'avais trop souffert, physiquement, mentalement, et pourtant... Je continuais. Survivre était la seule chose que je savais faire... que je pouvais faire. La mort est un luxe que je ne pouvait pas m'offrir."





Un calme apaisant, bercé par le bruit des vaguelettes. Tout, absolument tout... Tout devenait abstrait. Les sensations, le froid de l'eau pénétrant les habits, les picotements, la douleur, ce morceau de bois: je ne les ressentais presque plus. Les formes, le ciel, les étoiles: je ne les percevais presque plus. Tout n'était que flou et étrange sensations.
La rivière me rejetait quelques mètres plus loin. Une dépouille, mon corps perdant tout signe de vie. Je n'entendais que des sifflements dans les oreilles, de plus en plus aigus, jusqu'à entendre un son... Un son sans distinctions, une voix peut être. Une ombre apparaissait sur le sol et au dessus de ma tête, tandis que cette voix s'intensifiait, se clarifiait, sans que je ne puis reconnaître qui parlait. Il parlait seul ? Non... Peut être... Je crois qu'il essayait de me parler.

Il me prenait sous les bras, me traînant comme il pouvait sur le sol, criant, tentant d'appeler quelqu'un. Etait ce Ray ? Jack, ou Noah... Qu'importe... Je respirais fortement... Je suffoquais. Je m'entendais respirer, et j'entendais mon coeur ralentir... D'ailleurs, je n'entendais plus que cela. Je sentais encore des picotements, puis... Paralysie totale, avant d'être jeter à l'arrière d'une camionnette. L'homme démarra son véhicule, tandis qu'un groupe m'encerclait. Je ne sais pas ce qu'ils me faisaient... Des soins, quelque chose. Quoi qu'il en soit, c'était suffisamment douloureux. Tellement douloureux que j'arrivais à souffrir malgré mes sens défaillant. La camionnette repartant dans la campagne, je ne voyais que les ombres et silhouettes déformées des personnes autour de moi. L'abstraction s'intensifiait, mes yeux se fermaient petit à petit. Lentement, tout s'assombrissait, le souffle ralentie, les gémissements de douleurs se calmant. Je perdais conscience... Sans savoir si je me réveillerais un jour.

Et pourtant... Je me suis réveillé... Et le monde que j'avais crée par cette folie vengeresse était bien différent que ce que j'espérais...











Une chute indéniable:

Le combat était terminé. Damian était mort... Ray et Jack avait finalement terminé le travail que j'avais bien commencé. L'ensemble des Jones étaient présumés mort, Ray et Jack avaient été payé et... Pour Jessy et Sheyla... Aucune idée, qu'est ce que j'en avais à foutre après tout, puisque j'avais décrété ne plus vouloir les voir.

Et ainsi s'achevait ma vengeance, sur une victoire, douloureuse... Quand je me suis réveillé, après avoir accumulé les complications à cause de chirurgie clandestine, je souffrais, encore. Et la douleur s'ajoutait à une folie qui ne cessait d'exister, cause à une dépression qui revenait toujours.

Trois mois. C'est la période qui c'était écoulé depuis ce soir là, et depuis ma nouvelle situation. J'étais resté à Los Angeles... Je contemplais mon oeuvre. Willobrook n'était devenu qu'un vaste champ de bataille, maintenant que les deux grands leader des deux organisations étaient mort. Le groupe du vieux Dwayne maintenait la pression, tandis que les fanatiques de Damian détruisaient tout sur leur passage. Même Noah n'avait pas osé retourner au quartier. Ceux qui voulaient la liberté pensaient que j'allais la leur offrir. Au final, ils n'ont eu que ce que moi je n'ai pas eu la chance d'avoir eu: Une boite, faite de planches et enterrée six pieds sous terre, pour les plus chanceux... Certains finissaient décapités, coupés en morceaux, et renvoyés par colis chez eux, quand ce n'était pas les chiens qui se baladaient, un morceau de cadavre dans la gueule. Les flics se foutaient pas mal de la situation... Surtout quand les personnes bien placés dans la criminalité payent pour qu'ils ferment les yeux.

Ainsi était le monde que j'avais crée. Ma vengeance n'a fait que détruire un quartier, et chaque soir, j'avais la mort de jeunes gens sur la conscience. Comment oublier ? Il suffisait de revenir aux bases, à mon quotidien... Parfois je me disais que cette putain de bouteille de whisky était plus précieuse que ma vie. J'allais de bar en bar, même si certains restaient plus fréquentables que d'autre. Je m'endormais sur le comptoir, assis sur ces foutues tabourets, la capuche mise. Personne ne venait m'emmerder ici. En même temps... Comment veux tu emmerder quelqu'un qui est considéré mort ? Officiellement, ça faisait la troisième fois que je mourrais. Et je fêtais ça macabrement, en m'enfilant ces bouteilles de whisky. Et quand le désespoir est trop grand, et qu'on croit qu'on est au bord du gouffre... Ca empire... Enfaite, la reprise de l'alcool était le bord du gouffre... La reprise de médicament était le grand bond en avant. Et le fait de rejeter la promesse d'arrêter ces produits chimiques n'en était que la chute indéniable.

Pouvait on encore parler d'humain après ça ? Certains pensaient que j'étais l'ange de la mort à tuer les pires criminels... Je n'étais que le grand mec à capuche avec un mauvais tempérament, forçant suffisamment sur la bouteille pour avoir des idées de merde.

Toutes mes décisions revenaient au même résultat.:

Forcer sur les antalgiques et l'alcool ne réussissait à personne. J'en avais déjà fait l'expérience à l'époque. Le problème d'aujourd'hui, c'est qu'aucune femme ne risquera de bousiller sa vie à sauver un mec ayant passer la quarantaine et qui marche avec une canne, se tenant l'abdomen, encore couvert de bandages. M'enfin, malgré cette triste réalité, cette vie était la seule qui me restait, avec un bar pour maison. Et parfois, je me contentais de m'asseoir sur la table la plus au fond, inspectant chaque personne qui franchissait le pas de la porte, les voir heureux, ou aussi dépressif que moi. Les entendre rigoler avec le barman, ou les entendre se plaindre de leur dur vie de bureaucrate. Ces derniers, je soupirais, comparant leur vie à la mienne, et me disant qu'au final, ce qu'ils avaient, c'étaient pas si mal. J'aurais aimé leur dire, mais je me voyais mal avouer à un mec que ma vie jonché de cadavre était pire que sa vie d'honnête citoyen.

Chaque soir, je me disais qu'il ne fallait pas franchir la porte du bar... Et parfois, je regardais pendant dix bonne minute ce panneau "ouvert", sous le néon du haut vent. On se retrouvais dans deux genre de situation. Soit je rentrais, et me bourrais jusqu'au lendemain matin, soit je repartais, déambulant dans la rue, pensant qu'un jour, il aurait peut être fallu que je retourne voir mon fils. Evidemment, je n'en avais pas la force... Quelle genre de père j'aurais été à ce moment ? Non, ça n'aurait eu aucun sens.
Au final, cette réflexion ce finissait toujours comme ça, et ma marche nocturne finissait toujours par m'amener à un nouveau bar au hasard, dont je franchissais la porte, et où je me défonçais au whisky jusqu'au lendemain. Donc, au final, toutes mes décisions revenaient au même résultat. A croire que mon esprit me disait de me griller le cerveau... Enfin mon esprit... L'autre dans ma tête plutôt.

Un soir, le dernier cas de figure ce présentait. Je marchais dans la rue, main gauche sur l'abdomen, le corps s'appuyant sur cette cane. J'ai bien fini par rentrer dans un bar... Un bar de flic. Comment le savais-je ? Ca se sentais... Quand on voit des bagnoles de flics devant, c'est pas bien difficile de deviner. J'ai franchis la porte, mais si seulement j'avais imaginé ce qui m'attendais, peut être que, pour une fois, j'aurais préféré rester planté devant la pancarte "ouvert".










Entre deux feux.:

J'ai franchis la porte d'un air assez désabusé. De toute façon, je me disais que c'était un bar comme un autre, et que rien n'allait m'arriver de plus. Nom de Dieu....

La musique donnait une ambiance assez sympathique au bar. Un petit rock bien sympa, qui donnait envie de rester. Les flics se marraient entre eux, et certains racontaient des blagues de mauvais goûts... Qu'importe, ils étaient au bar, alors tout était permit après tout.
M'enfin, cette ambiance, c'était bien avant que je finisse de franchir cette porte. D'un coup d'un seul, tout le monde c'est arrêté de parler, ne laissant que la musique tourner dans le vide. Elle n'était bien évidemment plus vraiment adaptée à la situation. Tout les flics présent dans ce bar me regardaient d'un même air méfiant. Tous semblait me connaître. A croire que j'étais l'ennemi public numéro. L'un a fini par se rapprocher de moi, lentement. Je continuais de m'appuyer sur ma cane, retirant cette capuche, fixant l'homme. Il s'arrêtait face à moi. On ne peut pas dire qu'il était bien imposant, par rapport à ma propre carrure. Mais il avait le mérite de sembler arrogant. Un putain de connard de flic comme on en fait plus. Le genre vieille école, qui se foutait pas mal de certaines règles d'éthique. Et toujours dans ce calme lourd, toujours accompagné de la musique ambiante, il ajoutait avec une voix assez significative de la description que j'ai donné:

"Les morts ne sont pas les bienvenues ici Hayes."

Il me connaissait... M'enfin, je le regardais, souriant, ajoutant:

"Va falloir t'y faire... Les temps changent vieille branche.
- Dit celui qui se tient sur une cane.
- Si seulement c'était pour me tenir..."


Je la lançais en l'air, la rattrapant fermement des deux mains avant de l'éclater à deux reprises sur la tête de l'homme, une fois de chaque côté, avant de la laisser tomber au sol, et de saisir mon berreta, que je venais directement pointer sur son crâne de parfait connard, avant de me retrouver braqué par une quinzaine de flingues. Je ne savais pas vraiment ce qui m'avait pris, sachant que cette situation était inévitable, et que si j'avais pas mon propre flingue dirigé sur un des leurs, tous ces gars m'auraient fait sauter la cervelle... Ou pas, au vue de la suite des événements.

"Pose ton flingue Hayes. Et on fera en sorte que ça s'passe bien.
- Poser mon flingue... Attendez... Non, l'autre gars dans ma tête me dit que c'est pas une bonne idée. J'ai pas vécu ma vie pour me retrouver en taule.
- C'est pas en prison que je t'emmènerais..."


Evidemment... Des corrompues ici... Et un autre gars reprit...

"Comment ça, pas en taule ?
- Je connais des personnes qui préféreraient l'avoir vivant...
- Ah ouai ? Comme qui ?
- Pourquoi tu poses ce genre de question hein ? Des personnes bien placés, oublie.
- Bordel de merde ! Tu travaille pour Jones !
- Ca va pas la tête ? Je travaille pour l'autre côté ?"


Ca me semblait normal de voir ce genre de truc... D'un côté. Un bar de flic dans un quartier aussi défavorisé... Mais à la tournure que ça allait prendre...

"L'autre ? Putain sale vendu !
- Ouai espèce de vendu.
- Bande de traîtres ! Vous travaillez pour Jones ! Rah les mecs travaillent pour un mort !
- Tu peux parler, le vieux Dwayne est pas dans un meilleur état.
- Et grâce à qui ?
- Détournez pas le sujet, c'est pas le problème de maintenant !"


Tout le monde parlaient, je ne savais même plus qui disait quoi. Une chance pour moi...
Petit à petit, tout les flics se retournaient les flingues les uns contre les autres. Non vraiment, à ce niveau là, ça en devenait un sketch... Lugubre, et dont j'aurais mieux fait de m'en allez pendant qu'ils ne me fixaient pas. Je regagnais la sortie, alors que les tirs entre flics commençaient à s'engager. Une putain de ville de tarés, ou la pitié semblaient ne pas être réellement la préoccupation majeure de ceux qui travaillaient pour les deux camps. Willobrook, ensuite un bar complet de flics. Ces foutues organisations avaient la main prise partout, du moment que c'était défavorisé et facile à corrompre... J'espérais juste qu'au moins à Pershing Square, ce n'était pas comme ça.

Le bon flic et le mauvais gars.:

Pour une soirée, c'était une sacrée soirée, je devais bien l'admettre. Je sentais que les choses allaient reprendre des tendances meurtrières maintenant que je m'étais fièrement exposés aux deux camps. Même avec des leaders morts, les deux organisations existaient encore, certainement parce que dans l'ombre, deux personnes avaient reprit le commandement.

Le lendemain soir, je me suis remis à un bar plus calme, avec moins de flics pourries, et un peu plus d'alcool à boire que de balles à se prendre. Et comme d'habitude, j'ai fini par m'endormir, la tête et les deux bras posés sur le comptoir. Là, si il y avait eut un tueur à gage, il n'aurait pas eu de mal à gagner sa prime pour ma tête. Mais à croire que ce n'était pas une balle qui m'attendait ce soir là, encore une fois. Une simple tape sur l'épaule, d'un homme qui venait s'asseoir à côté de moi.

"Qui que vous soyez, dégagez. Et si vous venez pour me tuer, faites ça vite, j'ai autre chose à faire."

L'homme soupirait, sortant des billets qu'il posait sur le comptoir, avant de saisir la bouteille de whisky posé à côté de moi et un verre.

"Si j'vous tue maintenant, j'vais avoir du mal à retrouver ma soeur, alors... Contentons nous d'un verre et d'une discussion civilisée... Vous savez faire encore, ça ? Une discussion civilisée..."

Il ne manquait plus que lui. J'attirais les flics ces derniers temps, mais j'aurais espéré ne jamais attirer celui là. La trentaine, avec son badge à la ceinture, et son holster à la cuisse. Il ne manquait pas de classe, avec sa veste en cuir, et sa chemise. Une barbe bien taillée... Enfaite, il était le contraire de ce que moi je suis... Le flic droit et classe, à côté du faux justicier perdant la définition du mot "civilisé". Evidemment, je l'avais reconnue. Et puis des flics qui cherchent leur soeur déclarée morte, il n'y en a pas des centaines à Los Angeles.

"Jason Hawks... Et vous Shawn Hayes, pas la peine de vous présenter.
- Je sais qui vous êtes. Et oui je sais où est votre soeur, mais là j'suis légèrement occupé."


Si j'étais sobre, j'aurais admiré ce mec pour avoir découvert que j'étais vivant, que j'étais ici, et que sa soeur était vivante. Ce mec avait surement des informations que moi je n'avais pas sur beaucoup de sujet. Mais mon sens de l'admiration, comme tout le reste, était substitué par un taux d'alcoolémie trop élevé.

Quand on est bourré, on en revient à faire confiance.:

Jason me secouait avec sa main droite, buvant une gorgée de son verre.

"Oh, j'suis pas un hochet petit.
- Me prenez pas pour un gosse, j'ai que 10 ans de moins que vous.
- 30 ans, 15 ans, 5 ans, pour moi c'est pareil... J'suis trop vieux et trop bourré pour faire la différence.
- Y a beaucoup de choses dont vous n'êtes plus capable de faire la différence faut croire.
- Là il a pas tort Shawn...
- Mais ferme là toi...
- Bah vous voyez, vous parlez à une personne imaginaire...
- Eeeh merde...."


L'alcool n'arrangeait pas ce détail effectivement... A croire qu'il annulait les effets des anti-psychotiques, qui de toutes façon ne servaient à rien... Au fond, je savais que la seule cause de ma folie était ma dépression, l'excès d'alcool et d'antalgiques... Et les expériences de Dwayne sur moi quand j'avais 17 ans et que je pleurais à chaude larmes la mort de ma bien aimée. Ne parlons pas de ce dernier détail.

" Vous vous en sortez plutôt bien pour un mec malade mentalement. Bref, secouez vous, on a des choses à se dire."

Je te jure, si il continuait de me secouer comme ça, j'allais vraiment finir par péter les plombs. On aurait vue jusqu'où je m'en sortais avec ma folie. M'enfin, maintenant qu'il était là, je pense que j'avais pas d'autre choix que de l'écouter, du moins faire semblant.

"Bon parlons...
- Beh, où est ma soeur ? Pour commencer.
- Je te le dirais quand t'auras fait quelque chose pour moi."


On aurait dit le contrat imposé par un criminel...

"Dites toujours.
- Déjà, première chose, arrête de me secouer. Ensuite, comment tu m'a trouvé ?
- C'est pas tout les jours qu'un mort va foutre le bordel dans un bar de flics corrompues.
- C'est pas faux...
- Puis enfaite, ça fait des mois que je vous suis. Oh, j'pourrais passer des heures à vous expliquer comment je sais que vous êtes vivant, et que je sais que Sharon l'est aussi, et tout ça, mais je ne pense pas que ça vous intéresse..."


Je faisais semblant d'écouter. En réalité, je comprenais à peine ce qu'il me disais, jusqu'à ce qu'il ajoute:

"J'pourrais aussi vous expliquer que Tayron Dowen ne vous apprécie pas pour ce que vous avez fait à son ancien vieux leader."

Pour la première fois depuis le début, il donnait une information digne d'intérêt... Après Damian, je savais bien que ce vieux con que j'avais vue au cimetière serait à éliminer. Tout ce qui touchait à Dwayne aurait été à éliminer de toute manière. Au moins j'avais son nom maintenant.
Jason se rapprochait de moi, avant de me chuchoter à l'oreille.

"J'pourrais aussi vous expliquez que d'ici vingt secondes, quatre hommes vont gentiment débarquer et que ça va être le bordel, et que la police n'interviendra pas pour les mêmes raisons qu'elle n'intervient pas dans une certaine partie de WilloBrook."

J'ouvrais grand les yeux, la tête encore posé sur mes bras, qui eux même étaient posé sur le comptoir, écoutant attentivement Jason...

"Shawn, votre flingue, retournez vous... Maintenant"

Je faisais exactement ce que le gamin me disait, faisant tourner mon tabouret, et sortant mon arme, en même temps que lui sortait la sienne. Mon chargeur entier venait se vider sur la porte du bar, et les quatre hommes qui venaient de la passer. Et quand on mitraille ainsi, pas besoin d'être sobre pour en toucher un... Même si Jason avait surement été plus efficace que moi sur ce coup là.

Le bruit des armes s'estompaient, laissant place à la petite musique d'ambiance. Tous tombèrent au sol, je venais ranger mon arme, regardant Jason, et ajoutant:

"Putain... Comment t'a su ?
- J'suis pas Capitaine juste parce que je sais remplir des papiers..."


C'était un bon argument... On sortait tout les deux du bar en vitesse, avant d'en voir d'autre arriver. Jason avait appelé une unité en renfort. Pour l'utilisation de son arme, il c'est contenté d'un "De toute manière, ça je gère...".
Je passais ma main sur mon visage, regardant les quatre hommes. Je me retournais, perdu et éblouie par les lumières des lampadaires. Je cherchais à marcher droit, soupirant d'un affreux mal de crâne. Mon corps avait vraisemblablement du mal à accumulé l'alcool et les médocs que je lui donnais tout les jours. Une unité arrivait, demandant brièvement ce qui c'était passé à Jason, avant de s'occuper du reste. On montait tout les deux dans le pick-up, prenant la route.

Je ne sais pas où on allait, mais bon, vue mon état, j'étais bien obligé de faire confiance...







Gueule de bois:

Je me suis réveillé le lendemain matin avec un énorme mal de crâne. C'est la principale chose qu'il fallait retenir, le reste était secondaire. Comme le fait que je me suis levé d'un canapé dans une maison de quelqu'un que je connaissais à peine. M'enfin bon, vue que c'était le frère de Sharon, je pouvais bien faire confiance.

C'était une maison calme, paisible. Posé en pleine campagne, on entendait les oiseaux chanter dehors. Ici au moins, la couleur du ciel n'était pas influencé par le taux de pollution. On pouvait retrouver un ciel bleu, au contraire du ciel grisâtre, dont la lumière du soleil sortait à peine, de Los Angeles.

Je regardais autour de moi, complètement désorienté. Les antalgiques, à défaut de rétablir mes sens, m'évitait au moins de me taper la tête contre les murs. Bref, tout était bien rangé. Le problème étant que, pour quelqu'un qui semble aimer sa soeur plus que lui même, il n'y avait pas beaucoup de photos d'elle. En réalité, il n'y en avait aucune. A se demander si on était bien chez lui. J'entendais quelqu'un approché, ça ne semblait pas être Jason. Si c'était Jason, je l'aurais surement entendu à des kilomètres, sifflotant ou chantant, comme hier soir dans le pick-up. Putain, ça faisait longtemps que j'avais pas vue un mec aussi serein en cherchant un mort...
La personne qui a franchit l'entrée du salon n'était effectivement pas Jason. En réalité, il s'agissait de Noah. Je ne l'avais pas revu depuis mon réveil, après cette fameuse nuit. Qu'est ce qu'il faisait là ? Comment Jason le connaissait ? Pourquoi ? Tant de questions sans réponses qui ne m'intéressaient pas du tout pour le moment. Il était accompagné par Jack et Ray. Les trois hommes semblaient heureux de me voir vivant, mais semblaient avoir quelque chose d'important à m'annoncer. Certainement enfaite, sinon ils ne seraient pas là. Ray s'approchait, un sac à la main, avant de le jeter à mes pieds.

"Je me suis dis que vue que t'a quand même fait la majeure partie du boulot, tu méritais une part du salaire pour la tête de Damian."

Je me suis agenouillé, regardant Ray, avant d'ouvrir le sac, l'air complètement désintéressé. A croire que je n'étais pas encore suffisamment atteint par le crime pour accepter de l'argent aussi sale. Mais effectivement, il était bien remplie de billets vert. Je me relevais, regardant Ray, et ajoutant:

"M'alors comme ça vous avez été payé."

Ray acquiesça d'un signe de la tête, avant que Jack ajoute, dans toute sa splendeur, après avoir croqué sa pomme.

"Ouai, par deux nanas super mignonne pour leur âge. Rah mec, des jumelles, t'aurais vue ça."

Ray lui faisait signe de se taire, avant de retirer ses lunettes, se passant la main sur le visage. Je fixais Jack, surpris. Ray semblait au courant... Jack semblait s'en foutre complètement. En même temps... Il mangeait une pomme... Moi ? Je me demandais en réalité si j'avais bien entendu, si la folie n'avait pas reprit le dessus, si c'était une blague, ou encore si mon taux d'alcoolémie était descendu suffisamment.
Jessy et Sheyla... Mais si c'était bien elles, cette histoire commençait sérieusement à devenir de plus en plus complexe pour ma cervelle grillé de dépressif.

Retrouvailles morbides:

Elles avaient désiré me voir. Ca semblait plus qu'évident. Deux soeurs qui veulent revoir celui qui a mis à terre leur organisation et leur famille, mais dont elles même semblaient majoritairement responsable. La différence, c'est qu'elles avaient su faire ça en évitant de se faire griller...
Je suis allé au rendez-vous, bien entendu. Certes je ne voulais pas vraiment les revoir au début, puis après... Trop de questions tournaient dans ma tête.

Mais qu'est ce que j'allais leur dire ? "Salut les filles, alors l'enterrement de toute la famille, c'était cool ? Moi ça va, j'suis encore vivant et je me bourre la gueule.".. Non, ça n'aurait pas fait très sérieux. J'espérais au moins que l'alcool me rendrait plus aimable. Ca m'évitera d'en enterrer deux de plus. Ironie du sort, le rendez vous avait rendez vous dans un bar, en dehors de Los Angeles. Ca permettait un peu d'intimité, et d'éviter une rafale au passage... Et de boire un whisky.
Jessy et Sheyla étaient, au même titre que moi, les ennemies publiques numéro un de l'organisation de Dwayne. Plus ça allait, plus elles finissaient par me ressembler, mais pas pour les mêmes raisons, et pas pour les mêmes objectifs. Une différence restait: elles étaient devenu leader d'une organisation criminelle puissante et riche, et moi j'étais le mec qui butais des mecs pour survivre. J'aurais tellement aimé voir le résultat de tout ça si j'étais resté dans la famille Orton, plutôt que de virer chez les Hayes...

Le bar était rustique. En même temps, dans ces coins là, il ne fallait pas s'attendre au grand luxe de certains clubs de la ville. Et ici au moins, les propriétaires ne cachaient pas une armurerie pour jeunes effrontés dans leur arrière boutique. Jessy était seule, assise à boire un verre, passant sa main dans ses cheveux de temps à autre. Je me suis assis à côté d'elle. Elle me regarda brièvement, avant d'ajouter.

"2 ans, et t'es toujours dans un état aussi délabré. Quand est ce qu'on pourra se voir dans de bonne conditions.
- Quand je n'serais pas pris entre deux feux, dans une guerre qui ne me concerne pas.
- T'en fais pas, ça ne durera pas longtemps."


Elle semblait sincère. J'espère au moins que ses moyens étaient à la hauteur de telles convictions.

"Damian te prenait trop de place ?
- La vie auprès d'un parano devenait trop dangereuse... Je ne vais pas t'expliquer que pour sauver des vies, j'ai dû faire ce choix.
- Et Sheyla ?
- Elle s'en moque bien, du moment qu'elle reste vivante avec John...
- Ainsi, tu l'a tué pour sauver des vies... Honorable.
- J't'en prie Shawn, évite moi ton discours sur la justice, tu n'es plus de ce genre là depuis trop longtemps.
- Parce qu'on ne m'a pas laissé d'autre choix que de jouer le criminel...
- J'suis pas sur que tu comprennes bien..."


Je ne voyais pas trop ce qu'elle voulait dire. M'enfin, ma justice était faite, Damian était mort. Au passage, j'avais surement évité la mort de Jessy, Sheyla et Noah, causé par une paranoïa trop grande de Monsieur Jones. Et lui qui disait qu'il faisait ça pour Jessy et sa famille le jour de notre conversation au restaurant. M'eh, ce n'était qu'un prétexte qu'il se donnait, se convaincant de sa véracité, pour mieux m'exécuter. Il n'aurait surement pas hésiter à tuer mes soeurs ensuite, par précaution.

"Bref, parlons donc du sujet qui fait que je suis ici... Qu'est ce que tu veux Jessy ?"

La question était pertinente, mais au fond de moi même, je connaissais déjà la réponse.

"Il va falloir éliminer quelqu'un..."

Retour entre deux feux:

Et c'était repartit...

"Tayron Dowen nous prend trop de place. Aussi bien à toi qu'à nous. Je ne penses pas que tu va hésiter longtemps à faire ton choix."

Elle ne me connaissait que trop bien. Evidemment, ce mec là était à exécuter. Quand je penses qu'il a failli me faire tuer au cimetière, et encore l'autre soir. Après Damian, cet homme était le dernier rempart avant une hypothétique liberté... M'enfin, si quelqu'un d'autre ne prenait pas sa place.

"Si on le tue, quelqu'un prendra sa place, en quoi ça m'avance dans ma quête de liberté et de vie libre ?
- Sans lui, ni Damian dans les pattes, je t'assures que j'aurais tout les moyens pour te faire disparaître définitivement, toi et ton fils.
- Trop aimable. Et comment ?
- Il y a des personnes dans ce monde qui sont bien au dessus de mes compétences... Fait ce qu'on te dis. T'es déjà une légende urbaine, alors ça devrait te convenir. En plus sa mort permettra sûrement de calmer les choses à WilloBrook alors bon...
- Et pourquoi vous ne vous en occupez pas vous même ?
- Parce que tu tiens trop à le faire toi même... Et qu'après tout, c'est quand même lui aussi qui a balancer des hommes te tuer."


Vue comme ça, c'était plus que suffisant pour me convaincre. Tuer un dernier homme par simple esprit de vengeance, dont la mort m'apportera satisfaction et liberté. Comment résister ? Dès lors, je savais bien que je n'étais vraiment plus un justicier, juste un mec qui voulait buter un autre mec. Malgré tout, j'arrivais encore à me justifier que si ça apportait la paix à WilloBrook, c'était une forme de justice...

Et me voila emporté une fois de plus dans une guerre qui n'était pas la mienne, mais dont quelque chose venait toujours m'y ramener. Sauf que cette fois-ci, la fin approchait, définitivement.





Le sage et le brave:

Pouvais-je définir réellement la situation dans laquelle je me trouvais actuellement ? Non, bien sûr que non.

Sous la nuit étoilée de ce ciel de campagne, je réfléchissais longuement, tandis que tout le monde, y comprit Jessy et Sheyla, discutaient de l'avenir dans cette maison. Je me demandais bien où j'en étais. Quelques jours plutôt, je ne voulais plus revoir mes soeurs, et me revoilà à me battre à leur côté. Peut être était-ce une erreur de jugement. Jessy et Sheyla valaient peut être plus que les criminelles types que j'avais défini. Ma soif passée de justice m'a surement fait faire de mauvais choix. Ou alors peut être que tout ces événements finissent par faire de moi un criminel... Je ne voulais pas penser à une telle suggestion.
Qu'est ce que je faisais là ?... Dire que j'aurais pu continuer à me bourrer la gueule dans des bars pendant le restant de mes jours. Ca aurait été bien plus amusant que de jouer au chasseur chassé. Rien de tout cela n'avait réellement de sens. Au fond, ce Tayron ne présentait pas une grande menace, si il n'envoyait que quatre hommes toutes les six semaines. Et maintenant que j'étais bien entouré, pouvait on encore parler de "survie" ?.
Ce que je veux dire, c'est que survivre pour pouvoir se venger était légitime. Mais maintenant... Cette bataille n'avait aucun sens, sans but précis. Me battais-je pour mon fils ? Pour moi ? Ou juste pour assouvir une folie de plus en plus délirante, cherchant à oublier toutes les douleurs qui m'habitaient ? Et malgré le nombre de fois que je me répétais ces même questions, je n'ai jamais réussi à en trouver les réponses.

Et pendant cette réflexion, paradoxalement aussi sage que stupide, un homme venait s'accouder à la rambarde, à côté de moi. Toujours aussi serein ce Jason.

"Alors Shawn... Elles sont si sympa que ça c'tes étoiles ?
- Ca dépend ce qu'on voit dans les étoiles.
- M'ouai... Moi j'y vois de la lumière. C'est déjà pas mal.
- Tu n'f'rais pas un grand penseur.
- Les penseurs c'est bien. Mais à certains moments, faut quand même des gars qui agissent."


Il ne manquait pas de sincérité, d'humour et de conviction. Pourtant, ce n'est pas ça qui doit le sauver sur le terrain. Comment ce mec était-il encore vivant ? En voila une bonne question avec un putain de sens.

La Question:

"Si j'devais te poser une seule question Shawn... Honnêtement... Si tu détestes tant la vie que ça, pourquoi tu n't'es pas suicidé ?"

Me voila bien pris. Une question tout à fait légitime, que je me posais tout le temps. C'était pour la simple et bonne raison que le suicide était une action de lâche. Honnêtement, vous me voyez vraiment comme un lâche ? Après tout ce que j'ai fais. Non, le suicide, très peu pour moi. Je préférais en chier dans ce monde, et survivre par tout les moyens possible, plutôt que de satisfaire une bande de connards qui aimeraient que je me colle cette foutue balle moi même.
Oui c'est vrai, j'avais trop souffert, physiquement, mentalement, et pourtant... Je continuais. Survivre était la seule chose que je savais faire... que je pouvais faire. Je le faisais depuis l'âge de 17 ans. Aujourd'hui, c'est de plus en plus difficile, mais au moins, ça semblait me satisfaire. De toute manière, mort trois fois, ressuscité trois fois. Comme je le pensais toujours, la mort ne voulait pas de moi. La mort est un luxe que je ne pouvait pas m'offrir.

C'est à peu prêt ce que j'ai dis à Jason, qui semblait comprendre parfaitement. En même temps, avec un Kaulins pour ex-coéquipier, pas difficile de me comprendre. On était tous les même: Les gars qui se bouffaient des balles sans jamais crever. Si les abonnements à l'hôpital existaient, on en aurait tous payé un... M'enfin, quand il m'a dit que son ex-coéquipier a disparu, j'en ai tout de suite conclue que ce n'est plus d'une chambre d'hôpital dont il aurait eu besoin. En général, quand les Kaulins disparaissaient d'un coup, ce n'était pas pour prendre des vacances au bord de la plage.

Après cette petite conversation sympathique, l'heure de retourner au travail avait sonné. Tous nous attendait. Jason se frottait l'arrière de la tête, soupirant, avant de retourner à l'intérieur.
Je le suivais, quelques instants après, les mains dans les poches. J'observais au loin, une petite lumière derrière les arbres, avant de franchir le pas de la porte, pensif.

Préparatif:

C'est Jessy, comme d'habitude, qui prenait la parole en première, présentant plusieurs photos.

"Bon ça c'est sa baraque. Y a pas de caméras... C'est vrai après tout, pourquoi un gentil monsieur honnête aurait besoin d'un système de vidéosurveillance ?"

Quel humour raffiné. Il est vrai que le vieux ne semblait pas très prévoyant. Il avait juste son bras droit comme garde du corps, et encore... Quand il était là. Jason reprit, d'un air beaucoup plus sérieux.

"M'enfin, le jour où y a une connerie, c'est presque le SWAT qui débarque chez lui.
- Sérieusement ?
- J'ai l'air de faire dans l'humour ?"


Il semblait bien sérieux. Il fallait bien admettre que ça faisait beaucoup à éviter. Ray balançais une photo du bras droit du vieux. Il n'avait pas la carrure caricatural d'un gros garde du corps, mais il n'était pas vraiment ridicule non plus.

"Bon quelqu'un a un plan de génie à proposer ? Parce que j'ai pas envie de créer une boucherie dans sa si jolie maison."

Je regardais tout le monde... Pensif, avant de regarder chaque détail, chaque photos... Et à travers la fenêtre de la maison.  Esquissant un léger sourire, ajoutant sereinement:

"Ouai. Moi j'ai un plan. Mais il faudra en reparler après ça."

Ils se regardaient tous, interrogatif, fronçant les sourcils, pendant que moi je sortais tranquillement mon arme, vérifiant le chargeur. Ils comprirent bien assez rapidement qu'il se passait quelque chose, et très vite, chacun s'arma avec ce qu'il trouvait. Il faut dire que ce n'est pas d'armes que la maison manquait. Tout le monde c'était planqué derrière un mur, ou couché au sol. Il ne manquait qu'un signal pour que le spectacle commence. Sheyla se remettait sur le dos, visant le lustre, avant de tirer dessus à plusieurs reprises. Méthode efficace pour éteindre la lumière, ça ne faisait pas de doute.
Les ampoules éclataient, enclenchant un brouhaha de coups de feux, provenant tous de l'extérieur, par les fenêtres. La maison n'était certes qu'une cachette, mais après cette petite fusillade, elle ne risquait plus d'être utile. Merde, je savais bien que cette lumière derrière les arbres n'était pas anodine.

La campagne pour champ de bataille:

Le calme était revenu, et les fenêtres brisés laissaient place à un appel d'air. Pas un bruit, juste le sifflement du vent dans la maison. Tout le monde retenait son souffle, et moi je réfléchissais à un plan pour pouvoir rester vivant. Déjà, récapitulons ce que nous avions: Un ex-flic bourrés de médocs et de whisky, un capitaine LAPD qui savait rejeter les règles d'éthiques quand il le fallait, un gangster de 40 ans, deux tueurs à gages et deux tueuses professionnelles. Au moins, on n'était pas une bande de jeunes qui voulaient faire leur malin devant les grands mercenaires. On savait bien à quoi on avait affaire, on ne savait juste pas combien ils étaient. Ce dernier détail était relativement gênant quand on sait qu'on a un nombre limitée de balles et qu'une seule suffirait à nous tuer. On ne voyait presque rien là dedans... Même si je m'étais habitué pendant deux ans à vivre dans le noir. J'étais collé contre ce mur, la fenêtre était à 10 centimètres de moi. Jason semblait me faire un signe, alors que le mec dehors commençait à allumer sa lampe accrochée sous son arme. Si je lui laissais le temps d'allumer la lampe, et de voir Jason au sol, autant dire que le capitaine aurait eu le droit à de belles obsèques...
Aussitôt qu'il tentait d'allumer sa lampe, je quittais ce mur, tirant à travers la fenêtre, pour finir quelques mètres plus loin, par dessus le canapé. Jessy termina le boulot en sortant de sa cachette et en éliminant le deuxième homme. Autant dire que ces deux mercenaires n'étaient pas très réactif.

Enfaite, il fallait bien avouer que ces hommes ne semblaient pas être des vrais pro. Ou alors nous étions très bon. Lorsque deux d'entre eux ont franchies la porte d'entrée, c'est le fusil à pompe de Ray qui s'occupa de les accueillir.
4 en moins. Il en restait deux qui se cachaient dehors. Tout le monde sortaient, allant chercher les derniers assaillant. L'un d'entre eux n'a pas fait deux secondes avant de se faire percer par 5 armes. Au loin, le dernier tentait de s'enfuir. Il n'avait pas tort, c'est vrai que pour vivre c'était une meilleure idée. On le voyait courir, à travers la nuit, jusqu'au moment ou un tir retentit dans toute la plaine, l'homme tombant au sol. Jason c'était fait plaisir à lui tirer dans la jambe de loin.

"C'est pas dans ma juridiction cette connerie...
- T'en fais pas Jason, cet endroit est en dehors de toute juridiction.
- Ouai... Et c'était pas trop éthique non plus.
- Tu te préoccupes de ça depuis quand ?
- C'est pas faux..."


Ray et Jessy s'approchaient de l'homme en marchant. Il rampait, cherchant une issue. Ray le retourne sur le dos, avec son pied, terminant le travail d'une balle dans la tête.

"Tayron commence vraiment à prendre trop de place."

Sheyla n'avait pas tort... Il fallait en finir, et plus vite que ça... Avant de se retrouver avec une armée sur le dos.





Soirée de haut rang:

Cette attaque était si gentiment offerte. Il suffisait maintenant de remercier son auteur. Pour ce faire, il fallait mettre un plan à exécution. J'avais ce plan, il ne manquait plus qu'à savoir si il allait marcher.

Il faut savoir que Los Angeles, au milieu des gangs et de la barbarie, se trouve certains quartiers riches. Le reste n'appartenait qu'à une classe moyenne semblant n'être qu'une minorité. Beverly Hills ne manquaient pas d'être remplies de personnes plein à s'en mettre plein les poches, auprès de ceux qui n'en avaient déjà que trop. Corruption, crime organisé. Non, je vous assure, il n'y avait pas que des vedettes de cinéma et des scénaristes hollywoodiens dans un tel endroit. Bien souvent, tout ce beau monde se réunissait à des soirées, des galas. Ce genre de conneries qui permettaient à certains de choisir leur prochaine victimes, et à d'autres de se rapprocher des bonnes personnes de cette haute société. Allons bon, comment pouvions nous louper une telle soirée ?

Je n'étais pas réellement connue des gens qui y participaient, ni aucun d'entre nous d'ailleurs. Tant mieux... Ca nous évitait de mourir bêtement au milieu de centaines de personnes. Tayron était là, discutant avec ces amis, surement ceux qu'il avait prévu de tuer dans un avenir plus que proche. Ray faisait le tour de l'endroit, me faisant quelques signes de tête. Jessy et Sheyla n'étaient pas venu... Elles, pour le coup, ne seraient sans doute pas passé inaperçu.

Je continuais d'observer Tayron, près de ce bar. Il buvait ses gorgées de whisky, de temps à autre. Il ne devait même pas s'en rendre compte, comme un automatisme qu'on prend quand on en boit depuis des années... Ca m'avait au moins permit de me rappeler que moi aussi j'avais un verre à la main. Un putain d'automatisme...
Ray continuait sa ronde, toujours en me lançant quelques signes, avant de relever les yeux vers Jack... Toujours à l'affût pour attirer l'attention sur lui...

Fauteur de troubles:

Jack, verre à la main, discutait avec un homme. Ce dernier semblait assez gêné. Je ne sais pas ce qu'il lui racontait, mais il devait bien l'emmerder. Suffisamment pour que tout l'entourage commence à grimacer de la présence gênante de notre ami. Il ne s'arrêta pas là. Cherchant toujours à faire le rigolo, il finit par hausser le ton. Il parlait tellement fort que tout le monde l'entendait, puis il vint ensuite monter sur la table, avant de crier devant tout son auditoire ce qu'il pensait.

"Vous trouvez ça normal hein ? Vous tous là ! Ouai, vous là ! La grognasse avec le choux-fleure sur la tête. Et puis toi le vieux ! Non mais sérieusement ! C'est dégueulasse ! Vous êtes là à vous plaindre que votre costume est tâché alors que des putains de jeunes se massacre dans les rues de la ville ! Au nom de qui ? De certains d'entre vous ! De toute façon, y a rien qui va ! Et puis vous êtes tous des connards ! Au pire, si j'dois crever maintenant, j'aurais dit ce que je voulais ! D'où je descends ? Lâche moi le gorille ! Je descends si je veux ouai ! MAIS LACHEZ MOI ! CAPITALISTE ! VIVE L'ANARCHIE ! Bandes de sales PUTES !"

Il n'y a pas à dire, il avait un talent certains pour attirer l'attention. Tayron se passait la main sur le visage, son autre main dans la poche. Tout le monde semblait scandalisé et regardait Jack se faire traîner à l'extérieur par les vigiles. Ray s'était mit au bar, me faisant un signe de tête, avant de s'y accouder. Je venais m'en approcher, après avoir fini mon fond de whisky. Je me plaçais à côté de lui, faisant semblant de ne pas le connaître. Je reprit un autre verre, avant qu'un homme à côté de moi ajoute:

"Je paye son verre. Un homme si bon, il faut bien que quelqu'un le récompense..."

D'un ton presque ironique... Tayron reprit son verre, posé juste là, buvant une gorgée, avant de me regarder un instant. Son verre venait claquer contre le bar en marbre. Je restais fixé dessus, venant reposer mon regard sur le vieil homme ensuite, prenant mon verre de nouveau plein, et de le vider d'une traite.

"C'est trop aimable à vous monsieur Dowen.
- Je suis quelqu'un de charitable...
- J'en ai fais l'expérience effectivement.
- J'espère que mon cadeau vous aura plu, vous et vos amis... J'espérais qu'il soit plus satisfaisant que ça.
- Un peu léger comme cadeau, on n'en a pas eu pour tout le monde."


On rigolait tout les deux, d'un rire glauque, avant que chacun d'entre nous ne finisse son verre. Il approchait sa tête de mon oreille, ajoutant en chuchotant:

"Vous ne gagnerez pas à ce petit jeu bien longtemps Hayes.
- J'y joue depuis que j'ai 17 ans. Et de mon expérience, je sais que je gagnes toujours..."


A ces mots, je le laissais avec ses vanités et ses faux amis, reprenant la porte de la sortie. Maintenant au moins, je savais réellement contre qui j'allais gagner cette partie.



Dernière édition par Jason Hawks le Dim 12 Juil 2015, 17:11, édité 8 fois
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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 3e Partie: La mort est un luxe que je ne peux pas m'offrir.

le Dim 28 Juin 2015, 03:17
Bien joué ! j’adore, la description nickel, j'avais l'impression d'y être ;)


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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 3e Partie: La mort est un luxe que je ne peux pas m'offrir.

le Dim 28 Juin 2015, 14:18
Merci. :D

J'espère bien donné une conclusion à ce personnage dans cette partie, mais au vue de la longueur des chapitres que j'écris, je sens que ça va être compliqué.

Le chapitre I arrive prochainement.
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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 3e Partie: La mort est un luxe que je ne peux pas m'offrir.

le Dim 28 Juin 2015, 15:20
cool, j'ai hate de voir ca :)


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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 3e Partie: La mort est un luxe que je ne peux pas m'offrir.

le Dim 28 Juin 2015, 16:17
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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 3e Partie: La mort est un luxe que je ne peux pas m'offrir.

le Dim 28 Juin 2015, 16:28
Bien joué, sa fait tjr plaiz de lire tes bakronds, en attente des chapitres ou y'aura du FEU PARTOUT 8)


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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 3e Partie: La mort est un luxe que je ne peux pas m'offrir.

le Lun 29 Juin 2015, 13:29
Ajout du premier chapitre. Le deuxième risque de suivre de très près.
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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 3e Partie: La mort est un luxe que je ne peux pas m'offrir.

le Lun 29 Juin 2015, 15:39
Sa gère comme d'hab.

tandis que les fanatiques de Damian détruisaient tout sur leur passage.
Noraj


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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 3e Partie: La mort est un luxe que je ne peux pas m'offrir.

le Lun 29 Juin 2015, 17:20
J'adore BG ! ;)


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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 3e Partie: La mort est un luxe que je ne peux pas m'offrir.

le Lun 29 Juin 2015, 19:39
Bien joué pour se chapitre ! 
j'ai hâte de voir le  Chapitre I


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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 3e Partie: La mort est un luxe que je ne peux pas m'offrir.

le Lun 29 Juin 2015, 20:25
Il donne de l'eau dans la bouche... en plein ramadan. :lol:
Tu gères Jason.


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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 3e Partie: La mort est un luxe que je ne peux pas m'offrir.

le Lun 29 Juin 2015, 20:34
Merci bien. Le chapitre 2 arrivera soit dans la soirée, soit demain. Ca dépendra de mon humeur certainement.
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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 3e Partie: La mort est un luxe que je ne peux pas m'offrir.

le Lun 29 Juin 2015, 21:42
Chapitre II Ajouté. Enjoy !
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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 3e Partie: La mort est un luxe que je ne peux pas m'offrir.

le Mer 01 Juil 2015, 19:42
Chapitre 3 ajouté. Le chapitre 4 surement ce soir, ou demain.
La musique, rien n'allait alors au pire on s'en fou.
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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 3e Partie: La mort est un luxe que je ne peux pas m'offrir.

le Ven 10 Juil 2015, 17:18
Chapitre 4 et 5 ajoutés, avec du retard, mais au moins j'ai fini mon brouillon pour tout les autres chapitres.

La musique j'abandonne hein, au pire...
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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 3e Partie: La mort est un luxe que je ne peux pas m'offrir.

le Dim 12 Juil 2015, 14:32
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Re: [Background] [Livre III] - Shawn Hayes - 3e Partie: La mort est un luxe que je ne peux pas m'offrir.

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