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Jess ROAKS - Nothing's the same (Introduction terminée)

le Jeu 05 Mar 2015, 11:46


Nuit noire. Tout ce que l'on voyait était la lumière émise par le camping-car, plus loin dans la plaine. Elle relâcha progressivement l’accélérateur, avant de comprendre que le contraire lui était indiqué. En effet, elle réagit tout à fait différemment lorsque Wayne lui braqua le canon de son arme sur sa tempe. Les deux autres néo-nazis étaient présents, assis sur la banquette arrière. Les instructions étaient simple pour Jess : localiser et assassiner un criminel causant beaucoup de problèmes à la cause. Pourquoi employer une avocate sur la paille pour ça ? Tout simplement car la cible a le même nom de famille qu'elle. Kenneth Roaks. Solitaire et paranoïaque, seul sa fille qu'il n'a pas vu depuis quinze ans peut l'approcher.

Jess s'arrête, descendit, puis fit les quelques pas qui séparaient la voiture de la porte latérale du camping-car. Elle toqua dessus, tout en s'assurant de la présence de l'arme qui lui avait été confié derrière son T-Shirt. La porte s'ouvrit.

- Jess... dit un vieil homme chauve et barbu, en descendant du véhicule, sourire aux lèvres.
- Papa... j'suis... j'suis désolé.
- Désolé pour quoi ? Ça devrait être moi qui suis désolé... j'ai foutu ta vie en l'air y'a quinze ans...

Pas de réponse de la part de la jeune femme.

- Jess... désolé pour quoi... ? redemanda son père avec insistance.
- Pour...

Elle s'arrêta, venant enlacer son père. Pendant le câlin, elle dégaina l'arme dont le canon pointa la tempe droite de Kenneth.

- ... Ça...

Le coup de feu partit. Le corps tomba. Le sang gicla sur le camping-car. Le résonnement de la détonation hanta le désert durant cinq secondes, et l'esprit de Jess pour l'éternité.






   Jess se réveilla en sursaut d'un cauchemar. D'horribles souvenirs. Elle se trouvait sous une vieille couette trouée, dans une maison abandonnée et saccagée d'un petit patelin du comté d'Oakspring. Ses vêtements n'ont pas changés depuis prêt d'une semaine. Elle s'est elle-même habituée à l'odeur que son hygiène de vie dégageait. Au rythme des jours qui passaient, il était de plus en plus difficile de déterminer ce qui était le plus pittoresque : Jess, ou le taudis qui lui servait d'abris de fortune ? Peu importe le regard que les autres portaient sur elle, sa seule option était de continuer à tenter de se sauver de la misère. Elle se leva lentement, avant de déambuler d'une démarche cadavérique vers l'entrée. Ce premier effort de la journée lui était déjà difficile...

   ... Des douleurs, premiers symptômes de dépendance physique à l'héroïne qu'elle s'est récemment mise à consommer. Un pacson de came en poche, la femme hésite. Si pour la plupart des bonnes gens, il est inconcevable de prendre des drogues dures, Jess se sent déjà heureuse d'avoir la volonté de tenter de repousser sa prochaine prise au lendemain. Ses pupilles toujours en têtes d'épingle fixent le soleil levant. "25 ans" se dit-elle rageusement, fronçant ses sourcils. Elle était sur le point d'entamer une lamentable complainte sur sa vie, avant de rapidement s'en dissuader, de peur de se sentir obligé de ressortir son pacson...

   ... Pourtant, son chagrin est bien justifié. Avant de terminer dans cet état, on aurait pu dire de Jess qu'elle était une battante, une personne avec des convictions honorables. Mais même les meilleures qualités morales ne peuvent rien faire contre certains vicieux coups de couteaux dans le dos que la vie est capable d'infliger...

   ... Voici l'histoire d'une jeune col blanc dont l'avenir était prometteur. Était...



Naissance :
South Lincoln Medical Center, Kemmerer, Wyoming - 21 juillet 1990

"Ils disaient toujours qu'on irait jamais vivre dans la ville voisine, car Diamondville sonnait beaucoup mieux que ce nom bizarre. En revanche, on y trouvait le seul hôpital du coin."



Apparence :
Longs cheveux noirs - Yeux gris - 1m67 pour 50kg - Formes moyennement développés - Quelques tatouages à significations variantes

"Sur mon avant-bras ? Non non... j'en ai rien à foutre des illuminatis. Connais-tu seulement le sens originelle de l’œil de la providence ?"



Traits psychologiques :
Calme | Observatrice | Éloquente | Lunatique | Impulsive | Héroïnomane


"C'est quoi ton nom déjà ?"
"La camée."
"T'es quelqu'un toi..."



   Difficile à croire, mais la routine de cette toxicomane il y a encore un mois était de se lever chaque matin à sept heure trente. Après une douche froide, elle se versait deux grandes tasses du café le moins chère que le Walmart pouvait proposer, engloutissant cet espèce de jus de chaussette caféiné en vitesse. Elle l'accompagnait d’œufs brouillés, et éventuellement d'un donut et d'une cigarette, selon la quantité de liquide qu'elle avait à disposition. Une fois son visage légèrement maquillé et son costume de couleur anthracite enfilé, elle allait attendre quelques minutes le bus à l'arrêt se trouvant juste devant son petit immeuble, lisant le Wyoming Tribune Eagle.

   Si on revient encore un peu en arrière, elle se rendait au travail sur la scelle de sa Victory High Ball. Malheureusement, son problème de jeu pathologique l'a forcé à s'endetter, et ce Chopper ronronnant qui était sa fierté devait être vendu. S'était-elle arrêté de jouer pour autant ? Non. Jess était le genre de personne qui n'apprenait jamais de ses erreurs. Elle espérait la regagner, et c'était bien les visites dans les casinos qui avaient une chance de le lui permettre, et non son pittoresque salaire de jeune avocate commise d'office.

   Une fois arrivée au palais de justice de Cheyenne, elle devait rencontrer quelques accusés qu'elle allait devoir défendre. L'avocate n'était jamais prise au sérieux par ses clients. Évidemment, lorsque le dernier recours légal d'un malfrat est une petite jeune qui vient à peine d'entrer au barreau, il n'était pas rassuré. De plus, elle avait à l'époque un air détaché qui pouvait mener n'importe qui aux antipodes de la zen-attitude. La vérité est qu'elle ne pouvait pas s'empêcher de penser au moment ou elle sortirait pour aller tenter sa chance au casino à quelques rues de son lieu de travail.

   Et si on pousse le flash-back un tout petit peu plus loin, elle avait également un petit ami : Wayne. Les choses se passèrent bien entre eux deux. Il faisait avec son addiction, même si ça impactait son propre porte-feuille, et elle supportait son goût immodéré pour le whisky et ses tendances violentes. Non non, jamais il n'aurait levé la main sur Jess, mais plutôt sur les voyous qui pourraient lui causer des problèmes. Lorsqu'il s'agissait d'un latino ou d'un afro-américain, il y prenait un malin plaisir. Il avait cette phrase fétiche, lorsqu'il allait rendre visite à des accusés qui se montraient trop importuns envers l'avocate. "J'aime pas la façon dont tu parle à ma copine, alors sache une chose : que tu sois condamné ou acquitté, ton trou de balle va prendre chère."

   Ça lui plaisait d'avoir un mec qui n'hésitait jamais à faire parler ses poings, mais il était évident que cela présentait ses désavantages. Il y a deux ans, c'est de son petit ami en personne que Jess avait à faire le plaidoyer au palais de justice. Ivresse sur la publique, vandalisme, agression d'un agent de police. L'ayant défendu corps et âme, l'avocate pu faire en sorte que sa peine n'excède pas deux ans d'emprisonnement dans une prison du comté.

   Ce jour la était la veille de la sortie de Wayne. Mis à part quelques coups d'un soir, Jess n'avait trouvé personne d'autre. Il a été convenu qu'ils allaient se remettre ensemble.

   Elle en était réjouie. La prison l'avait changé. Du moins c'est l'impression qu'elle avait lors de ses visites au parloir...



   "Dégagez du chemin ! C'est une putain d'urgence médicale !" criait l'officier de correction Webster tout en bousculant deux détenus latinos qui squattaient dans le couloir entre le bloc B et l'infirmerie. Derrière, deux infirmières poussaient un brancard sur lequel était présent un homme ayant pris deux coups de surins. C'était Wayne, et il pissait le sang d'une façon on ne peut plus alarmante. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait. Ses fonctions cérébrales commencèrent à décrocher, et c'est un légume comateux qui fût traité d'urgence.

- Qu'est-ce qu'on a ?
- Deux coups dans le dos à l'arme tranchante.
- Encore un nouveau qui n'a rien compris...

   Des cas comme celui de Wayne, le docteur Simmons en voyait chaque jour. Des petits gars qui se la jouaient solo durant les quelques semaines qui suivent leur incarcération. C'était peut-être immoral de penser ça, mais il était heureux à chaque fois qu'il apprenait qu'une grande gueule rejoignait un groupe au sein de cette prison. Ces raclures de taulards se protégeaient entre eux.

- ... quand t'es tout seul, tu fais profil bas...
- Ouais ouais, on sait... faîtes votre taf' pour l'instant et empêchez-le de crever d'accord ? lança Webster tout en poussant la porte de l'infirmerie, pour reprendre sa ronde habituelle.
_________________________________

   "Yo blanc-bec !" Un grand noir se trouvait derrière Wayne. Ce dernier se retourna, pour fixer froidement son interpellant. On était au milieu d'une cour de bloc de prison américaine, le premier endroit du monde ou un homme à tout intérêt à afficher la taille de ses partis génitales.
- J'aime bien tes pompes, dit l'afro-américain en souriant.
- Merci mais...
- Passe les moi, ordonna-t-il, Wayne se faisant couper la parole.

   Lentement, tout les regards du bloc se dirigèrent vers la scène. Il pût s'en rendre compte en regardant brièvement autour de lui. Des railleries de la part d'autres afro-américains, tandis que le reste des détenus n'en manquaient pas non plus une miette. "Ce nouveau est-il une tarlouse ?" C'était la question qui s'apprêtait à trouver une réponse. Heureusement que Wayne était plein de ressource. Il se pencha pour mimer de défaire ses lacets. Des rires, des sifflements... jusqu'à ce qu'il bondisse pour l’estomaquer d'une bonne droite dans les abdominaux. Maintenant, c'était des cris qui composaient l'ambiance sonore du bloc. Wayne rua de coup son racketteur pendant que certains l’encourageait, et que d'autres l'insultaient. Il finit par l'avoir à sa merci, mais ne s'arrêta pas tout de suite. Après avoir rajouté quelques coups de poings histoire de faire passer le message "Personne déconne avec Wayne Robinson", il se leva. Le noir s'était bien fait séché ; il lui cracha au visage en riant. C'est à ce moment qu'il sentit deux chocs froids, douloureux et perçants dans son dos. Il tomba à genou avant de s'étaler par terre. Quelques secondes plus tard l'alarme sonnait, et un groupe de gardiens accourut dans le bloc.



   Un dernier bip, puis la porte d'entrée de la prison de comté s'ouvrit pendant que l'officier de correction Webster lançait "Ne reviens pas de sitôt, Robinson.". Wayne plaça sa main droite au-dessus de ses yeux, ébloui par le soleil. Il tourna la tête vers le gardien, rétorquant "Vous dites ça à tout le monde non ?" Il acquiesça. Une fois adapté à la lueur de l'extérieur, l'ex-taulard pût distinguer la silhouette de Jess à une vingtaine de mètres de lui. Elle était adossé à un modèle de Mercedes bas-de-gamme, les bras croisés. Progressivement, des sourires se dessinèrent sur les lèvres de chacun. S'en suivirent des embrassements et des réjouissances. Rapidement, ils prirent ensuite la route du centre-ville de Cheyenne.
_________________________________

- Nouvelle voiture hein ? demanda Wayne tout en s'allumant sa première cigarette depuis deux ans.
- Nan... j'prend le bus. J'l'ai emprunté à une amie pour l'occasion.
- Okay, répondit l'homme d'un ton désintéressé, sortant son téléphone.

Il commençait à envoyer et recevoir des SMS.

- Qu'est-ce que tu prépares ? Une fête de retour ? interrogea Jess en souriant, regardant brièvement le téléphone de son petit ami.
- ... Ouais ! Haha ! Ça va être mortel. Un tas d'enculé que j'ai pas vu depuis deux ans, 'faut bien se bourrer la gueule ! réagit-il tardivement.

Sans savoir pourquoi, l'avocate n'était pas trop convaincue par la réponse, elle tourna le volant à gauche, s'engouffrant dans la rue de son immeuble, ajoutant d'un ton quelque peu dérangé :

- Cool...

- Nouvelle voiture hein ? demanda Wayne tout en s'allumant sa première cigarette depuis deux ans.
- Nan... j'prend le bus. J'l'ai emprunté à une amie pour l'occasion.
- Okay, répondit l'homme d'un ton désintéressé, sortant son téléphone.

Il commençait à envoyer et recevoir des SMS.

"J'ai un colis à votre nom livré chez moi."

Une demi-minute plus tard venait la réponse. Wayne prit une longue bouffée sur sa cigarette, avant d'afficher le message, en serrant ses poings.

"Bien aimable de votre part, merci. Un paquet d'Amazon c'est cela ?"

Un temps d'hésitation. Wayne observa Jess d'un air attristé. Elle était concentrée sur la conduite, toujours souriante. L'homme tapota lentement.

"Oui."

L'interlocuteur rétorqua quasi-instantanément.

"Et à quel adresse puis-je le récupérer ?"

L'ex-taulard renvoya un dernier message en tremblotant des doigts.

"752 South Evans Avenue, appartement 3."

- Qu'est-ce que tu prépares ? Une fête de retour ? interrogea Jess en souriant, regardant brièvement le téléphone de son petit ami.
- ... Ouais ! Haha ! Ça va être mortel. Un tas d'enculé que j'ai pas vu depuis deux ans, 'faut bien se bourrer la gueule ! réagit-il tardivement.

Sans savoir pourquoi, l'avocate n'était pas trop convaincue par la réponse, elle tourna le volant à gauche, s'engouffrant dans la rue de son immeuble, ajoutant d'un ton quelque peu dérangé :

- Cool...



   Jess prit un shot de whisky avant de taper le cul de son verre contre le comptoir de la cuisine. En face, Wayne la regardait gravement.

- Pourquoi tu fais cette tête d'enterrement ? T'es sorti de prison Wayne, T'ES SORTI ! s'exclama Jess après son troisième verre, dont le ton commençait à refléter son taux d'alcoolémie montant.
- Physiquement Jess... seulement physiquement... rétorqua son petit ami d'un ton morne.
- Comment ça ? Hey, t'avises même pas de déprimer ! Ce soir ça va être fa tête ! dit-elle, accompagnant ses mots d'un clin d’œil plein de sous-entendus.

   On toqua à la porte. "Laisse, j'y vais" obligea l'ancien détenu, agrippant le bras de Jess qui s'apprêtait à allait répondre. L'homme ouvrit la porte, laissant entrer deux malfrats cagoulés, armés de pistolets. L'avocate hurla, avant de recevoir un violent coup de crosse sur le crâne. Déboussolée, elle revint à ses esprits une petite minute plus tard. Une sensation inconfortable au niveau des lèvres et des poignets : Elle avait été attachée et baîllonnée au scotch adhésif. Wayne la portait, tandis que les deux agresseurs jetaient des coups d’œils dans la cage d'escalier. "Go Wayne, go !" On descendit, et la femme fût déposée dans le coffre d'une berline noire dans la cour arrière de l'immeuble, malgré ses vaines tentatives pour se défaire de l'emprise d'un homme qu'elle croyait connaître par cœur.

- Haha... putain, Robinson ! Il t'a pas raté ce nègre ! Remarque, t'as étalé son pote bien comme il faut.
- Qui êtes-vous... demanda lassement Wayne, sur son lit d'infirmerie.
- Un ami, répondit l'autre détenu en montrant sur son avant-bras le tatouage d'une croix gammée.

Une longue conversation s'engagea entre les deux hommes. A la fin de celle-ci, Wayne s'était fait convertir à une cause à laquelle il ne croyait qu'à moitié. Mais qu'importe ? Il avait deux ans à passer dans cette prison. Si il manquait de mourir au bout de dix jours, que lui réservait l'avenir ? On lui proposa de l'aide, et il accepta. Ce qu'il ne savait pas encore, c'est que certaines amitiés sont à double-tranchant.
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Sud-Ouest du Wyoming, le quatorze février deux mille quinze :

Le rythme de ses pas était régulier. Ses yeux gris perçaient l'horizon. Elle marchait dans le désert du Wyoming. Il était environs trois heures du matin, et ce fût sous une nuit magnifiquement étoilée que son humeur ne cessait de diverger. La récente rencontre l'avait terrifié dans un premier temps. Une profonde haine grandissait en elle. Haine qui se transforma peu à peu en une nostalgique mélancolie, amère et perturbante. Des larmes coulèrent sous ces sourcils froncés. Des hurlements de rage furent poussés ; l'écho était la seule réponse que pouvait offrir cette nature désertique. Après deux kilomètres supplémentaires de marche, l'épuisement commençait à la prendre. Au loin, des phares : quelqu'un roulait perpendiculairement à sa direction. Elle cria désespérément, mais le véhicule continua sa route. La forte chanson country qui émanait de son autoradio se fît progressivement de moins en moins perceptible, jusqu'à laisser place à nouveau au silence du paysage nocturne. Las, la vagabonde tomba à genoux, fermant ses yeux. De vieux souvenirs lui montèrent à la tête, au fur et à mesure de l'accumulation des larmes de détresse sur ses joues. Chaque pensée était douloureuse pour elle, mais les images s'enchaînèrent dans son esprit tourmenté tel des poignards dans son cœur. Elle releva finalement la tête et se remit en marche d'un pas décidé, séchant les gouttes ruisselantes sur son visage. Elle s'était remémoré une phrase prononcé par son père. "Quand la vie est une pute hargneuse, crache lui à la gueule et montre lui qui est la plus hargneuse." Sa fille n'avait à l'époque que huit ans. Le personnage était on ne peut plus particulier, pour faire dans l'euphémisme. Elle fronça les sourcils tout en souriant légèrement, ayant trouvé en ces mots une ironie qu'elle seule pouvait comprendre. Le rythme de ses pas était régulier. Ses yeux gris perçaient l'horizon. Elle marchait dans le désert du Wyoming.




Diamondville, Wyoming, quelques heures plus tard :

Un ours en peluche gisait, la, sur le trottoir devant une maison à l'apparence abandonnée, délabrée. Il gisait, oui. Du vieux sang séché était présent sur celui-ci. Il avait été délibérément placé ici. "Quinze ans..." se disait la femme exténuée en s'asseyant sur le porche du taudis. Elle s'alluma une cigarette et descendit une bouteille d'eau minérale, regardant l'aube illuminer progressivement la vieille peluche en vermeille. La vision macabre d'une petite fille en pyjama se tenant par-dessus un Sheriff agonisant l'envahît. Elle put la voir, fixer l'homme blessé au cou par balle se vider de son sang. Ils se regardèrent tout deux dans les yeux. L'un rendait son dernier souffle devant une dernière image d'innocence ; l'autre observait le scintillement des yeux du jeune homme doucement s'éteindre. Elle lâcha le même ours, choquée, dans la marre de sang. On criait. Les rues s'illuminèrent de bleu et de rouge. Les sirènes retentissaient bruyamment. L'enfant fût bousculée par un collègue du défunt, qui se mit à tenter désespérément un massage cardiaque. On criait... toujours plus fort. Un prénom, des négations, encore un prénom, et encore des négations... "Scott ! Non non non Scott ! C'est pas possible !" On s'adressa à la petite fille. "Qui a fait ça ? QUI ?!" Et cette dernière ne répondait pas. Elle ne pleurait pas, n'hurlait pas. Elle resta juste silencieusement en un état de choc qui allait la traumatisait à vie.

Aujourd'hui, cette petite fille fumait sur le porche de sa maison d'enfance. Jodie Roaks tira une dernière fois sur sa cigarette avant de l'éteindre dans un cendrier présent à sa droite. Elle entrecroisa ses bras, puis ferma ses yeux, se perdant peu à peu dans ses songes.


Dernière édition par Jess Roaks | Kenton le Mer 11 Mar 2015, 18:02, édité 33 fois


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Re: Jess ROAKS - Nothing's the same (Introduction terminée)

le Jeu 05 Mar 2015, 11:48
Autant recommencer de zéro, me suis-je dis.

J'ai eu l'idée d'un personnage moins penché vers l'illégalité que ce que je souhaitais faire auparavant, permettant une évolution des choses IC plus douce donc.


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Re: Jess ROAKS - Nothing's the same (Introduction terminée)

le Jeu 05 Mar 2015, 19:18
Début du récit.


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Re: Jess ROAKS - Nothing's the same (Introduction terminée)

le Jeu 05 Mar 2015, 20:25
Aight' j'suis dedans! Joli début, bien que je trouve que l'autre musique n'accroche pas au début d'un récit. Ca reste néanmoins bien narré.
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Re: Jess ROAKS - Nothing's the same (Introduction terminée)

le Ven 06 Mar 2015, 13:17
Merci ! Une partie de moi-même se disait la même chose vis-à-vis de la musique, donc j'ai changé ça.

Ajout d'un chapite : Wayne.


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Re: Jess ROAKS - Nothing's the same (Introduction terminée)

le Ven 06 Mar 2015, 17:17
Un nouveau chapitre.


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Re: Jess ROAKS - Nothing's the same (Introduction terminée)

le Sam 07 Mar 2015, 15:11
Poursuite du récit.


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Re: Jess ROAKS - Nothing's the same (Introduction terminée)

le Dim 08 Mar 2015, 01:19
Le récit continue. J'adopte cette forme qui est celle de raconter l'histoire du point de vue d'un personnage différent une fois sur deux.


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Re: Jess ROAKS - Nothing's the same (Introduction terminée)

le Dim 08 Mar 2015, 07:11
Sa gère la camée continu !


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Re: Jess ROAKS - Nothing's the same (Introduction terminée)

le Lun 09 Mar 2015, 00:08
Cimer ! L'histoire continue, brièvement de chaque côté.


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Re: Jess ROAKS - Nothing's the same (Introduction terminée)

le Lun 09 Mar 2015, 11:37
Un bon début. Ca donne de l'eau a la bouche.


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Re: Jess ROAKS - Nothing's the same (Introduction terminée)

le Lun 09 Mar 2015, 20:34
Merci bien ! :)


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Re: Jess ROAKS - Nothing's the same (Introduction terminée)

le Mer 11 Mar 2015, 17:23
Poursuite du récit. C'est tout en haut.

EDIT : Je vais finir la en fait. La suite, c'est l'évolutif.


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Re: Jess ROAKS - Nothing's the same (Introduction terminée)

le Mer 11 Mar 2015, 18:03
Et puis je rajoute une outro qui traînait dans mes documents tiens. Quelques mystères subsistent si vous avez tout lu, c'est fait exprès.


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Re: Jess ROAKS - Nothing's the same (Introduction terminée)

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